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Pour la libération de dix journalistes emprisonnés
Erythrée

Depuis le 3 avril 2002, plus personne n’a de leurs nouvelles. Même leurs familles ne savent pas où ils se trouvent. Quelques jours auparavant, les dix journalistes érythréens emprisonnés avaient décidé d’entamer une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention et pour réclamer un procès. Aussitôt, les forces de l’ordre les ont transférés dans un endroit tenu secret. « Ce n’est plus la peine de leur apporter de la nourriture, ils ne sont plus ici », rétorque un militaire à la mère d’un journaliste venue rendre visite à son fils. Un seul d’entre eux est admis à l’hôpital, trop faible pour supporter une nouvelle incarcération. Ces dix journalistes sont détenus depuis le mois de septembre 2001. Ils n’ont jamais approché un tribunal et ne connaissent pas le motif officiel de leur détention. Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, quatre d’entre eux seraient décédés en prison.

Ces dix journalistes sont : Yusuf Mohamed Ali (présumé mort), rédacteur en chef de Tsigenay ; Mattewos Habteab, rédacteur en chef de Meqaleh ; Dawit Habtemichael, rédacteur en chef adjoint de Meqaleh ; Medhanie Haile (présumé mort) et Temesgen Gebreyesus, respectivement rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d’administration de Keste Debena ; Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen ; Dawit Isaac et Fessehaye Yohannes (présumé mort), du journal Setit ; Said Abdulkader (présumé mort), journaliste du magazine Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

Aujourd’hui, l’Erythrée est le seul pays d’Afrique où la presse indépendante n’existe plus. Au total, quatorze professionnels de la presse sont emprisonnés dans le pays. L’un d’entre eux serait détenu dans un camp dans le désert depuis plus de deux ans. Des dizaines d’autres, également recherchés ou menacés par les forces de l’ordre, ont été contraints de fuir le pays.

Les dix journalistes sont parrainés par :
Le Soir (Belgique)

Dawit Isaak est parrainé par :
Maison de la presse de Mons (Belgique)


 

"Madame l’Ambassadeur d’Erythrée,

Je me permets d’attirer votre attention sur le cas de dix journalistes emprisonnés en Erythrée depuis le mois de septembre 2001. A ma connaissance, ces journalistes n’ont fait qu’exercer leur métier, garanti par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Je vous demande donc d’intervenir auprès de votre gouvernement afin d’obtenir leur libération immédiate.

Veuillez agréer, Madame l’Ambassadeur, l’expression de ma haute considération."



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