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Miguel Galván Gutiérrez
Cuba

Miguel Galván Gutiérrez a été arrêté en mars 2003 lors de la vague de répression sans précédent lancée par le gouvernement cubain, et condamné à 26 ans de prison après avoir été reconnu coupable d’être un « mercenaire au service d’une puissance étrangère ».

Lors de son procès, plus de 100 agents de sécurité ont encerclé le tribunal pour éviter toute manifestation de la dissidence. La circonstance atténuante de l’état physique du journaliste (son invalidité à la suite d’une opération subie à la main et au bras droits) a été rejetée sous prétexte que si Miguel Galván Gutiérrez pouvait travailler pour les droits de l’homme, il était apte à aller en prison.

Ingénieur, détenteur de plusieurs diplômes de troisième cycle, Miguel Galván Gutiérrez s’est rapproché du Collège des ingénieurs et architectes de Cuba, organisation indépendante, après avoir perdu son emploi à cause de ses idées politiques en 1999. Il a été président de l’organisation jusqu’en février 2002. Il travaillait parallèlement comme journaliste indépendant pour l’agence Havana Press, l’une des dix agences de presse qui appartiennent au groupe Nueva Prensa Cubana.

Le journaliste est actuellement emprisonné à la prison de Agüica, dans la province de Matanzas, à 98 kilomètres de la capitale. Il a été très affaibli par les grèves de la faim régulières qu’il a entamées pour protester contre ses conditions de détention, ainsi que par les séjours en « cellule d’isolement » qui visent à le punir pour « insolence » ou « résistance ». Il souffre notamment de fortes fièvres, de douleurs dans les articulations et de problèmes urinaires, et ne reçoit pas les soins nécessaires.

Miguel Galván Gutiérrez subit également les pressions des autorités carcérales, qui le menacent régulièrement de le transférer dans une prison à plus de 800 kilomètres de son domicile ou de le priver des visites familiales et des communications téléphoniques, déjà très rares, auxquelles il a droit.

Il y a plus de 16 ans, Reporters sans frontières mettait en place « le parrainage » et appelait les médias internationaux à soutenir un journaliste emprisonné. Plus de 200 rédactions dans le monde soutiennent ainsi un confrère en demandant régulièrement sa libération aux autorités concernées et en médiatisant sa situation pour que son cas ne tombe pas dans l’oubli. Miguel Galván Gutiérrez est ainsi soutenu par

France : : Christian Kert, député français des Bouches-du-Rhône ; André Rossinot, Maire de Nancy et Président de la communauté urbaine du grand Nancy, Europe 2, La Croix

Belgique : Le Ligueur

Canada : The Chronicle Herald, Radio Canada International, Times Colonist

Espagne : ABC


 

Monsieur l’Ambassadeur,

Je me permets d’attirer votre attention sur le cas de Miguel Galvan Gutiérrez, détenu depuis le 18 mars 2003. A notre connaissance, ce journaliste n’a fait qu’exercer son métier, garanti par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Je vous demande donc d’intervenir auprès de votre gouvernement afin d’obtenir sa libération immédiate.

Veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de ma haute considération.



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