Afrique Ameriques Asie Europe Moyen-Orient Internet Nations unies
 
A quoi sert l’argent de Reporters sans frontières


-  

(PNG)
Suwicha Thakor

Le 4 mai, l’organisation a octroyé une aide financière à un blogeur thaïlandais, Suwicha Thakor, afin de contribuer aux frais de justice auxquels il est astreint. Suwicha Thakor a été arrêté le 14 janvier par le Département d’enquêtes spéciales. La Cour criminelle de Ratchada (nord-est de Bangkok) l’a condamné à dix ans de prison pour « crime de lèse- majesté », pour avoir publié en ligne divers contenus portant atteinte à la monarchie. Il est détenu à la prison de Klong Prem (Bangkok), depuis le 14 janvier.




-  Le 30 avril, Reporters sans frontières a pris en charge les frais de scolarité du fils d’un journaliste chinois contraint à l’exil. Accusé d’avoir aidé un membre du mouvement spirituel Falun Gong à publier des articles sur Internet et d’écrire des articles critiques sur le site d’opposition Dajiyua et sur le site d’informations Boxun, le journaliste a été la cible de représailles de la part des autorités chinoises. Après avoir passé quelques mois en prison, il est entré dans la clandestinité avant de fuir le pays, accompagné de sa famille.

-  Le 27 avril, deux journalistes rwandais ont reçu une bourse d’assistance de Reporters sans frontières pour les aider à reconstruire une vie quotidienne en liberté. Accusés de « planification et participation au génocide », détenus dans des conditions pénibles, ils ont été acquittés après avoir passé plus de dix ans en prison.

-  Le 15 avril, Reporters sans frontières a versé une bourse d’assistance à une journaliste et militante des droits de l’homme vietnamienne surveillée par les autorités, suite à ses articles parus récemment sur le Nguoi Viet Daily. L’argent versé permettra d’améliorer sa sécurité.

-  (JPEG) Le 10 avril, l’organisation a apporté son soutien financier à la parution du magazine tchétchéne indépendant Dosh. Le journal traite de l’actualité politique, sociale et des droits de l’homme en Tchétchénie et dans l’ensemble des cinq autres républiques du Caucase russe. Les fondateurs de la revue ont été contraints de quitter Groznyi pour des raisons de sécurité, et se sont installés à Moscou. Malgré les menaces et représailles pesant sur eux, ils n’ont jamais cessé de diffuser des informations sur cette région grâce à leurs correspondants présents sur place. Des exemplaires du magazine, en russe et en anglais, sont accessibles dans les locaux de Reporters sans frontières à Paris.


-  Le 7 avril, une bourse d’urgence a été attribuée à un journaliste et défenseur de la liberté de la presse au Guatemala, afin qu’il puisse demeurer dans la résidence sécurisée où il est installé avec sa famille depuis 6 mois. Le journaliste a été contraint de quitter son domicile, avec son épouse et ses jeunes enfants, après avoir été menacé de mort par des individus armés. L’assassinat par balles, le 1er avril dernier, de Rolando Santis, journaliste du programme “Telecentro 13” de la chaîne privée Telecentro, illustre le contexte d’insécurité permanente dans lequel sont contraints de travailler les journalistes guatémaltèques.

-  Le 28 mars, Reporters sans frontières a accueilli à Paris un journaliste congolais, résidant à Bukavu, une ville située dans province du Kivu (est du Congo) rongée par la pauvreté et la violence. Ce professionnel des médias, qui reçoit fréquemment des messages de menaces anonymes, est contraint de prendre chaque jour des mesures de sécurité très contraignantes. Suite notamment à l’assassinat en novembre dernier d’un journaliste de Radio Okapi, Didace Namujimbo, il avait manifesté le souhait de se retirer pour quelques temps dans un endroit calme et sécurisé afin de poursuivre ses travaux d’écriture et de rencontrer des journalistes et hommes politiques européens.

-  (JPEG) Le 24 mars, l’organisation a aidé un journaliste mexicain contraint de prendre le chemin de l’exil, en lui fournissant une aide financière et administrative. Il enquêtait notamment sur la guerre sanglante que se livrent les principaux cartels de la drogue du pays à Ciudad Juarez, ville située à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, et dénonçait les infiltrations du crime organisé au sein de l’administration locale. Les narcotraficants s’en sont alors pris au journaliste et à sa famille, les soumettant à un harcèlement constant.

-  Le 19 mars, une aide d’urgence de 1000 USD a été fournie à une journaliste birmane, menacée par la junte suite à sa participation à des manifestations et conférences à l’étranger. Réfugiée en lieu sûr, l’organisation l’accompagne afin qu’elle puisse reprendre son activité tout en assurant sa sécurité.

-  Le 9 mars, Reporters sans frontières a accueilli à Paris un journaliste afghan que l’organisation soutenait depuis plus de deux ans. Journaliste pour le mensuel Haqoq-e-Zan (Droits des femmes), il a été menacé tout au long de sa carrière par les autorités religieuses d’Afghanistan. Il a bénéficié d’un visa humanitaire, après un long périple de Kaboul à Ankara. Hébergé à la Maison des journalistes à Paris, il a exprimé son soulagement et sa volonté de poursuivre son activité.

-  Le 4 mars, Reporters sans frontières a pris en charge les frais d’avocat d’un journaliste nigérien, Boussada Ben Ali. Le directeur de l’hebdomadaire indépendant L’Action a été condamné, le 6 février 2009, à trois mois de prison ferme et à une amende de 50 000 francs CFA (environ 76 euros) pour "divulgation de fausses nouvelles". Son avocat en première instance a été poursuivi pour « discrédit d’une décision de justice » suite à ses déclarations publiques critiquant la condamnation de son client. Le Conseil de l’ordre des avocats s’est immédiatement mobilisé en faveur du défenseur du journaliste. La bourse de l’organisation a permis à un second avocat de poursuivre l’action devant la Cour d’appel.

-  Le 25 février, Reporters sans frontières a acheté du matériel informatique pour aider le journal Uthayan, l’un des médias tamoul les plus touchés par la violence. Attaques à répétition, intimidations et arrestations de ses salariés visent à mettre fin à la diffusion du journal, auquel les autorités sri lankaises reprochent de publier des informations sur les victimes civiles à Vanni (nord du Sri Lanka) ou des interviews d’officiels des Tigres tamouls (LTTE) à des agences de presse ou des médias étrangers.

-  Le 10 février, Reporters sans frontières a apporté une aide financière aux familles des journalistes azeris emprisonnés à Bakou. Fausses accusations et mises en scène ont permis aux autorités de se débarrasser de journalistes qui n’ont eu de cesse de dénoncer les abus de pouvoir et les actes de corruption des gouvernants. Les familles des professionnels des médias privés de leur liberté sont très fragilisées.

(JPEG)


-  Le 5 février, l’organisation a aidé financièrement un journaliste éthiopien, qui a été menacé et arrêté suite à des articles critiques envers le gouvernement. Il paye aujourd’hui le prix fort de sa liberté de ton. Les perspectives de retour auprès de sa famille s’amenuisent alors qu’il est ouvertement accusé d’avoir des liens avec l’opposition. L’aide de Reporters sans frontières lui a permis de se procurer un logement.


-  (PNG) Reporters sans frontières soutient financièrement la « Myanmar Blog Academy Award », qui récompense chaque année des sites Internet phares de la blogosphère en birman. Chacun des cyberjournalistes, sélectionnés pour la qualité de l’information diffusée dans le domaine politique, social, culturel ou technologique, a le choix de gagner un espace d’hébergement ainsi qu’un nom de domaine gratuits pendant deux ans ou 500 heures gratuites d’accès à Internet dans les cybercafés du pays. Cette initiative permet aux blogueurs d’être plus visibles sur la Toile. Leurs travaux ont souvent peu d’échos du fait de la censure imposée par les militaires de la junte et de difficultés techniques liées aux caractères alphabétiques utilisés, mal décryptés par les logiciels actuels.

-  Lors de sa mission, effectuée du 10 au 16 janvier 2009, en Afghanistan une délégation de Reporters sans frontières a rencontré et aidé financièrement un journaliste afghan, traqué par les Taliban depuis plusieurs mois. Collaborant pour des médias étrangers et ayant refusé de publier des informations sur les dirigeants Taliban, il a été qualifié de « mécréant » et ouvertement menacé de mort. L’organisation est en contact régulier avec lui afin qu’il puisse s’établir dans un lieu sûr.

(JPEG)
Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières et Fahim Dashty, représentant de l’UNJA

La mission de Reporters sans frontières a également remis des gilets pare-balles à l’Afghanistan Independent Journalists Association (AIJA) et à la National Union Afghanistan Journalists (UNJA).












-  Le 22 janvier, Reporters sans frontières a octroyé une bourse d’urgence à un journaliste érythréen réfugié au Soudan. Suite à des articles dénonçant la désastreuse gestion de l’eau, il a été plusieurs fois convoqué et menacé de rejoindre ses confrères emprisonnés. Le sort des réfugiés érythréens à Khartoum, et notamment des journalistes soutenus par Reporters sans frontières, est particulièrement terrible, car ils sont toujours traqués par les agents du gouvernement érythréen avec la complicité du Soudan, et parfois, rapatriés de force pour être immédiatement incarcérés.

-  Le 18 janvier, l’organisation a aidé un journaliste congolais injustement inquiété par l’Agence nationale de renseignement (ANR).

-  Le 15 janvier, Reporters sans frontières a accueilli à Paris un journaliste birman afin qu’il puisse déposer une demande d’asile en France. Après avoir travaillé, pendant plus de 20 ans, à la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande dans des conditions périlleuses, le journaliste a obtenu, avec l’aide de l’organisation, la protection de l’Etat français. Désormais à l’abri de tout expulsion vers la Birmanie, il sera rapidement en mesure de reprendre son activité.

-  Le 14 janvier, une aide d’urgence a été octroyée à un journaliste turkmène victime de pressions constantes de la part des autorités. Ses conditions de travail n’ont cessé d’empirer ces dernières semaines : lignes téléphoniques coupées, surveillance constante et difficulté d’accès à Internet. La famille du journaliste marginalisé vit dans une extrême précarité, puisque certains de ses parents ont été licenciés en raison de son activité, et paie aujourd’hui au prix fort la persévérance d’un homme qui lutte pour informer la communauté internationale sur la situation de son pays.

-  Le 8 janvier, une aide d’urgence a été fournie à un journaliste zimbabwéen, menacé par les autorités suite à la diffusion d’un reportage dénonçant les conditions de détention à Harare. Reporters sans frontières a permis au journaliste et à sa famille de s’installer dans un lieu sûr et obtenir des documents dans un pays voisin.

2008

-  Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à la famille de Didace Namujimbo, journaliste de Radio Okapi, assassiné d’une balle dans la tête, le 21 novembre 2008 à Bukavu (chef-lieu de la province du Sud-Kivu, est de la RDC).

-  Le 10 décembre, l’organisation a permis à un journaliste éthiopien d’obtenir un logement en France, où il a déposé une demande d’asile. Maintenu en détention pendant plusieurs mois pour diffamation et recherché par la police suite à ses articles sur les élections de 2005, il avait été contraint de vivre dans la clandestinité avant de fuir son pays.

-  Le 6 décembre, Reporters sans frontières a aidé un reporter bolivien basé en province à se mettre en sécurité. Menacé par une partie de la population locale suite à ses reportages, il a été contraint d’emménager dans une autre région du pays.

-  Le 5 décembre, Reporters sans frontières a porté assistance à une journaliste congolaise menacée d’arrestation par les autorités suite à un reportage polémique. Grâce à ce soutien financier, la jeune femme a pu poursuivre son activité dans un pays voisin.

-  Le 24 novembre, Reporters sans frontières a aidé une journaliste du Kirghizstan, rédactrice d’un hebdomadaire réputé pour sa liberté de ton et fermé par les autorités, à s’installer dans un endroit sûr avec ses jeunes enfants.

-  En novembre, l’association a assisté financièrement Lewis Medjo, directeur de publication de l’hebdomadaire privé La Détente libre, afin d’entreprendre une médiation auprès des autorités camerounaises. Incarcéré depuis le 22 septembre pour "publication de fausses nouvelles", son affaire a été reportée à plusieurs reprises.

-  Le 17 novembre, l’organisation a organisé l’exfiltration d’un journaliste pakistanais. Détenu au secret pendant près de deux ans, il a subi toutes sortes de tortures physiques et mentales, jusqu’à sa libération. Le journaliste s’est vu accordé un visa par les autorités françaises. Il sera assisté, pendant sa procédure d’asile, par Reporters sans frontières et par la Maison des journalistes.

-  Le 9 novembre, une bourse de 400 euros a été versée à un journaliste iranien contraint de prendre le chemin de l’exil, après avoir été ouvertement menacé de représailles s’il ne renonçait pas à ses articles critiques envers le gouvernement. Cette aide lui a permis de trouver un logement en Suisse où il a demandé l’asile.

-  Le 7 novembre, une bourse a été attribuée à un jeune journaliste érythréen afin de l’aider dans sa vie quotidienne. Exilé aux Etats-Unis, il a décidé de déposer une demande d’asile alors que les autorités de son pays le considèrent comme un « traître » et un « fugitif ». Détenu arbitrairement à plusieurs reprises en Erythrée, il a décidé, en 2007, de fuir pour le Soudan puis l’Ethiopie.

-  Le 7 novembre, Reporters sans frontières a aidé un journaliste du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, à s’installer dans un lieu sûr, hors de la zone de conflit.

-  Le 3 novembre, l’organisation a financer le rapatriement de l’un des trois journalistes somaliens blessés lors d’un attentat à la voiture piégée devant l’ambassade d’Ethiopie, au Somaliland. Il pourra ainsi recevoir des soins, à l’étranger, dans un hôpital adapté.

-  Le 29 octobre, Reporters sans frontières a versé une allocation pour participer aux frais d’enregistrement et d’organisation d’un concert commémorant, le 13 décembre 2008, les dix ans de l’assassinat de Norbert Zongo, directeur de publication de l’Indépendant, et de trois de ses compagnons.

-  Le 19 septembre, l’organisation a aidé une famille irakienne réfugiée à s’installer en Europe dans son nouveau logement. Les journalistes avaient reçu des menaces de mort en Irak, pour leur collaboration avec des médias étrangers.

-  Le 16 septembre, Reporters sans frontières a aidé financièrement deux journalistes, de nationalité mauritanienne et cubaine, ayant obtenu la protection du gouvernement français. Réfugiés statutaires, ils recherchent activement un emploi ou une formation.

-  Le 11 septembre, Reporters sans frontières a aidé un journaliste sri lankais à retrouver sa famille, dont il était séparé depuis plus de trois ans.

-  Le 10 septembre, une bourse de 600 euros a été versée à un journaliste éthiopien, forcé à fuir son pays suite aux menaces dont il a été victime. Dans l’impossibilité de travailler, il fait actuellement face à d’importantes difficultés financières.

-  Le 3 septembre, une bourse de 1000 euros a été versée à la fondation Deyda Hydara qui milite pour la protection et la défense des journalistes gambiens. Cette organisation a été créée suite à l’assassinat, le 16 décembre 2004, de Deyda Hydara, directeur du quotidien privé The Point, correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) et de Reporters sans frontières.

-  Le 16 août, Reporters sans frontières a octroyé une aide financière de 1500 euros aux familles de deux journalistes géorgiens abattus lors des affrontements, le 8 août 2008. Giga Chikhladze et Alexander Klimchuk ont été tués par balle alors qu’ils couvraient l’entrée des forces géorgiennes dans la province sécessionniste d’Ossétie du sud. L’argent versé a permis de contribuer aux frais liés au retour des dépouilles et d’aider financièrement les familles endeuillées.

-  Le 13 août, une allocation de 600 euros a été versée a une journaliste russe forcée à quitter son pays après avoir été menacée du fait d’articles jugés « extrémistes » par les autorités.

-  Reporters sans frontières aide financièrement un journaliste azéri, Agil Khalil, arrivé en France à la fin du mois de juillet 2008. Depuis le mois de février, il a été victime de plusieurs agressions et tentatives d’assassinats suite à la parution d’articles dans le quotidien d’opposition Azadlyg, dénonçant la corruption des membres de la sécurité nationale.

-  Le 1er août, un caricaturiste bangladeshi, sans ressources et écarté de la profession, a reçu une bourse de 700 euros pour compenser la perte de son salaire. Suite à la publication de caricature dans le journal satirique, Aalpin, il avait été accusé d’avoir « heurté les sentiments religieux de la population » et détenu pendant six mois.

-  Le 31 juillet, Reporters sans frontières a versé 1000 euros à Jamila Kaka, épouse de Moussa Kaka, son correspondant au Niger détenu depuis dix mois à Niamey. Cette somme rétribue les piges que le journaliste aurait effectué pour l’organisation s’il était libre.

- Le 28 juillet, Reporters sans frontières a versé 600 euros à Pedro Cardenas, un journaliste colombien menacé à plusieurs reprises par les paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Il a été agressé le 14 juillet suite à la publication dans son journal des noms de quatre personnes arrêtées début juin et soupçonnées d’avoir un lien avec les paramilitaires. Cet argent va lui permettre de se réfugier au nord du pays pendant trois mois.

-  Le 24 juillet, Reporters sans frontières a accordé une bourse à un journaliste de nationalité tanzanienne vivant et travaillant au Rwanda, rapatrié de force en pleine nuit et sans revenus.

-  Le 4 juin, une bourse d’assistance d’urgence de 4000 euros a été accordée aux journalistes et à leurs familles affectés par le cyclone Nargis qui a ravagé la Birmanie les 2 et 3 mai dernier. La Burma Media Association, organisation partenaire de Reporters sans frontières, a identifié 82 familles de journalistes, écrivains et professionnels des médias touchés par cette catastrophe qui a causé la mort d’au moins 22 000 personnes. La Burma Media Association continue à collecter des fonds sur www.bma-online.org.

-  Le 2 juin, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à trois journalistes somaliens de la station privée Radio Shabelle qui ont fui le pays après l’assassinat en octobre 2007, du directeur du groupe de presse Shabelle, Bashir Nur Gedi, et la fermeture arbitraire de la radio par les forces de sécurité en novembre 2007. Ces professionnels de l’information vivent désormais en sûreté et pourront acquérir du matériel pour poursuivre leur travail.

-  Reporters sans frontières a contribué aux frais d’honoraires de Sayed Perwiz Kambakhsh, journaliste afghan emprisonné. Un recours a été formé contre la condamnation à mort pour blasphème prononcé en premier instance par la première chambre d’un tribunal de Mazar-i-Charif.

-  Le 26 mai, l’organisation a permis à un journaliste malien, ancien lauréat du prix RFI-Reporters sans frontières, de recevoir des soins médicaux.

-  Le 16 mai, une allocation a été versée à un journaliste irakien réfugié en France afin qu’il puisse rendre visite à sa famille dont il est séparé depuis trois ans.

-  Le 13 mai, Reporters sans frontières a aidé Bisharo Mohammed Waeys, une journaliste somalienne de la chaîne de télévision privée Eastern Television Network (ETN) à se mettre en sécurité après avoir été la cible d’une tentative d’assassinat. La présentatrice a été prise sous le feu de plusieurs hommes armés alors qu’elle circulait dans sa voiture en direction de son domicile puis a reçu par SMS plusieurs avertissements menaçants.

-  Reporters sans frontières a assisté un journaliste éthiopien réfugié au Soudan depuis plus de deux ans à se réinstaller dans un lieu sûr où il pourrait déposer une demande d’asile. Le journaliste avait été maintenu en détention pendant plusieurs mois pour diffamation. Puis, recherché par la police suite à ses articles sur les élections de 2005, il avait été contraint de se cacher et de fuir son pays à pied. Il avait mis huit mois à rejoindre Khartoum.

-  Reporters sans frontières a contribué à la préparation d’ une conférence sur la liberté de la presse au Maghreb qui a eu lieu le 2 et 3 mai 2008 à Rabat. Une subvention de 2000 euros a été versée au Working Group on Press Freedom and Free Expression (WGFENA), organisateur de cet événement.

-  Le 29 avril, Reporters sans frontières a aidé financièrement une journaliste cubaine réfugiée en Espagne afin qu’elle puisse trouver un logement à Madrid. Cette professionnelle des médias qui devait endurer les foudres du pouvoir pour ses émissions critiques sur le système cubain, a déposé une demande d’asile en Espagne. Elle est aujourd’hui confrontée à des difficultés financières du fait de la lenteur de la procédure qui peut durer parfois plus de deux ans.

-  Le 23 avril, une bourse d’assistance a été accordée à un journaliste indépendant européen basé en Thaïlande se trouvant dans une situation difficile.

-  Une allocation de 1000 euros a été versée à un journaliste chinois correspondant du site d’information basé à l’étranger Boxun afin de couvrir les frais de justice. Inculpé de « possession illégale d’armes » et de « troubles à l’ordre public », il a été arrêté car il refusait de cesser de rédiger des articles et de réaliser des reportages pour Boxun.

-  Le 21 avril, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à un journaliste érythréen ayant fui pour l’Ethiopie. Il est actuellement dans un camp de réfugié où il attend d’être relocalisé vers un pays tiers.

-  Le 21 avril, Reporters sans frontières a aidé financièrement un journaliste iranien qui avait fui son pays après avoir été arrêté par les autorités.

-  Le 9 avril, l’organisation a payé les frais d’hospitalisation d’une journaliste irakienne. Victime d’une hémorragie, elle a été admise dans une clinique privée de la banlieue de Damas puisque les hôpitaux publics refusent de soigner les Irakiens dépourvus de carte de séjour. Quelques jours auparavant, Reporters sans frontières avait contribué à payer les frais d’hospitalisation d’un journaliste irakien installé en Jordanie.

-  Le 2 avril, deux bourses d’assistance ont été accordées à des journalistes érythréens réfugiés au Soudan afin qu’ils puissent être hébergés dans un endroit sûr. Menacés à Asmara à la suite de leurs prises de position, ils ont été contraints de fuir pour Khartoum où ils restent menacés par les services secrets de leur pays. La Commission soudanaise pour les réfugiés leur a demandé de se rendre à Wad Sherif, un camp de réfugiés basé à Kassala. Cette région située à la frontière avec l’Erythrée est extrêmement dangereuse. Plus de quarante réfugiés y ont été kidnappés et renvoyés à Asmara.

-  Le 27 mars, Reporters sans frontières a versé une allocation de 1200 euros pour soutenir financièrement la parution du Journal des journaux, une édition unique réunissant la plupart des hebdomadaires indépendants tchadiens. La publication, tirée à 10 000 exemplaires et vendue 200 francs CFA, est composée de 12 pages conçues par les journalistes de six médias (N’Djamena Hebdo, Le Temps, Notre temps, l’Observateur, Le Miroir et la radio FM-Liberté). Cette édition comporte un plaidoyer pour la liberté de la presse au Tchad, et notamment pour l’ abrogation de la loi sur la presse, adoptée par ordonnance le 20 février alors que le pays était sous le régime de l’état d’urgence.

-  Le 26 mars, Reporters sans frontières a alloué une aide financière au directeur de publication du journal L’Aurore. Il s’est réfugié à Kampala en Ouganda en 2004 après avoir été traqué par la milice de Laurent Nkunda à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le journaliste et sa famille sont en attente d’une réinstallation vers le Canada depuis plusieurs années et vivent avec peu de ressources.

-  Le 20 mars, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à un journaliste tamoul contraint de se réfugier en Europe. Ses enquêtes abordaient les violations des droits de l’homme et les questions politiques au Sri Lanka. Le journaliste, kidnappé par des groupes paramilitaires, avait été libéré grâce à la mobilisation de la communauté internationale. Par la suite, il a été ouvertement menacé à Colombo où, depuis la fin de l’année 2007, de nombreux professionnels des médias ont été victimes de tentatives d’assassinats.

-  Le 12 mars, l’organisation a assisté financièrement le directeur de publication de N’Djamena Bi-Hebdo, afin qu’il puisse s’installer dans un lieu sûr. Il craignait pour sa sécurité alors que de violents affrontements avaient éclaté à N’Djamena entre l’armée régulière et un mouvement rebelle. Plusieurs journalistes ont alors échappé à des arrestations par les forces de sécurité. Après la bataille, l’état d’urgence a été proclamé et les publications privées de la capitale ont suspendu leur parution pour protester contre l’instauration d’un comité de censure.

-  Le 7 mars, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à un journaliste irakien de confession chiite vivant dans une précarité extrême en Syrie. Il a collaboré avec plusieurs médias en Irak dont Al-Sabah, Al-Mada et Al-Karara. Kidnappé en août 2006, le journaliste a accusé l’Armée de Mahdi d’avoir organisé son enlèvement. Il a fui Bagdad après avoir été victime d’un attentat à la bombe à son domicile. Comme de nombreux confrères, il est à Damas où il attend de recevoir la protection du Haut Commissariat pour les réfugiés et vit dans des conditions extrêmement difficiles.

-  Le 27 février, Reporters sans frontières a contribué à payer les frais d’avocat du directeur des Collines de l’Oubangui, Faustin Bambou. Le journaliste centrafricain avait été condamné en janvier 2008 à six mois de prison ferme pour « incitation à la révolte », « diffamation » et « injures », après avoir publié un article accusant deux ministres d’avoir touché plusieurs milliards de francs du groupe français Areva. Faustin Bambou a été libéré le 23 février dernier après l’annonce d’une grâce accordée par le président François Bozizé. L’argent versée par l’organisation devrait également l’aider à relancer son journal.

-  Le 25 février, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à la famille d’un journaliste guinéen réfugiée au Sénégal depuis plus d’un an. Cette bourse permettra de financer les frais de scolarité de ses trois enfants. En attente d’être réinstallés dans un pays tiers, le journaliste et sa famille vivent dans une extrême précarité. Il est accusé de publier des articles de presse injurieux à l’égard du chef de l’Etat guinéen et de l’armée. Avant son départ du pays, il avait été victime d’une agression violente par quatre inconnus en civil, armés de fusils automatiques. Il avait été enlevé, battu et laissé pour mort sur un tas d’ordures dans la banlieue de Conakry. Après qu’il avait été tenté de dénoncer ses agresseurs, trois hommes armés ont investi son domicile et menacé son épouse. Il s’est alors réfugié avec sa famille au Sénégal.

-  Le 20 février, Reporters sans frontières a permis à un journaliste gambien en exil d’être hébergé dans un lieu sûr. Ses articles, très critiques envers le gouvernement, lui ont valu d’être plusieurs fois menacé. Il avait été arrêté en juin 2006 et vivait sous la surveillance permanente des autorités. Il a été contraint de quitter son pays après la visite de militaires à son domicile.

-  Le 7 février, Reporters sans frontières a contribué aux frais d’hospitalisation d’un journaliste somalien rapatrié à Dubaï pour être opéré. Le 11 janvier 2008, à Gaalkacyo, le journaliste avait été attaqué alors qu’il rentrait chez lui, après avoir terminé son service à la radio où il travaillait. Deux hommes armés et masqués l’avaient passé à tabac. Grièvement blessé, il avait dû être hospitalisé en urgence.

-  Le 6 février, Reporters sans frontières a apporté un soutien financier à un journaliste tchadien, privé de ressources depuis sa fuite du pays et son installation dans un camp de réfugiés au Cameroun. Peu après la fin des combats dans la capitale, début février 2008, le professionnel des médias avait échappé à une arrestation par des hommes en tenue militaire, soupçonnés d’être des agents des Renseignements généraux. Deux hommes en uniforme et portant un turban, circulant sur une moto sans plaque d’immatriculation, s’étaient présentés à son domicile. Ils avaient exigé que les enfants présents dans la maison leur indiquent où se trouvait le journaliste, lequel avait quitté le pays peu après la fin des combats.

-  Le 5 février, Reporters sans frontières a accordé une bourse d’assistance à la famille d’un journaliste tunisien interpellé lors d’un contrôle d’identité le 26 novembre 2007. Il a été condamné le 4 décembre à un an de prison ferme pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”. L’organisation reste mobilisée pour la victime qui fait l’objet d’un acharnement judiciaire.

-  Le 28 janvier, Reporters sans frontières a financé le déplacement d’une journaliste russe qui a dû quitter en urgence le Daghestan. Menacée par les autorités locales de la ville de Kassaviourt, elle craignait pour sa sécurité dans la région, notamment après avoir été convoquée par la police. La journaliste est connue pour ses articles dénonçant les enlèvements de civils dans la République du Caucase et l’inaction des autorités dans ces affaires.

-  Le 21 janvier, Reporters sans frontières a donné une bourse d’assistance à Lucie Umukundwa, journaliste rwandaise en exil en France afin de permettre la scolarisation de ses deux enfants.

-  Le 11 janvier, Reporters sans frontières a contribué à l’accueil d’ un journaliste gambien menacé dans son pays par le gouvernement. Arrêté et torturé à plusieurs reprises par les autorités gambiennes, il a quitté précipitamment sa famille pour se réfugier dans un pays sûr.

-  Le 2 janvier, Reporters sans frontières a apporté un soutien financier à un journaliste paraguayen en exil dont la famille est menacée.

2007

-  Le 28 décembre, Reporters sans frontières a accordé une assistance financière de 600 euros pour l’installation en France d’une journaliste et écrivain irakienne ayant obtenu le statut de réfugié.




 


Présentation de Reporters sans frontières

Contactez-nous
dans le monde
en France

Rapport d’activité 2006
I. La situation de la liberté de la presse dans le monde en 2007
II. L’année 2006
III. Les modes d’action de Reporters sans frontières
IV. Comment nous aider

comptes
Structure des charges et des produits
Utilisation des fonds
Consultation des comptes : comptes annuels au 31/12/2007

publications
Tunisie, le livre noir
Algérie, le livre noir
Chine, Le livre noir
Cuba, le livre noir
Internet sous surveillance
Israël/Palestine, le livre noir
La guerre en Irak, Le livre noir
Le Guide pratique du journaliste
Le Tour du monde de la liberté de la presse

L'agenda de Reporters sans frontières