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  Mobilisation au jour le jour
Un mois avant les Jeux olympiques, la répression continue
Les neuf demandes de Reporters sans frontières avant les Jeux olympiques de Pékin
Reporters sans frontières soutient également les huit revendications du Collectif Chine JO 2008
Reporters sans frontières interpelle le Président du CIO
JO Pékin 2008 : Reporters sans frontières appelle au boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin 2008


Mobilisation au jour le jour

09.09 - La presse officielle passe sous silence l’ampleur de la manifestation dans la province du Hunan

La presse chinoise a bien fait état de la manifestation contre une escroquerie financière au cours de laquelle des milliers d’habitants ont demandé le remboursement des fonds qu’ils avaient versés à une entreprise locale.

Les médias ont insisté sur la réaction immédiate des autorités chinoises, mais ils n’ont pas mentionné la vingtaine d’arrestations, les cinquante personnes blessées ainsi que le nombre important de participants à la manifestation, plus de 10 000 selon des sources locales.

Le 5 septembre 2008, des manifestants ont bloqué la circulation des voitures et des trains à Jishou, dans la province du Hunan.

08.09 - Une manifestante libérée après les Jeux olympiques, mais sous conditions

Le 6 septembre 2008, Zhang Wei, détenue depuis un mois pour avoir parlé à des journalistes étrangers et avoir voulu manifester pendant les Jeux olympiques, a été libérée à Pékin. Quelques jours après sa demande de manifestation, les autorités l’avaient arrêtée et placée en centre de détention pour une durée de trois jours. Cette condamnation administrative avait été portée à un mois. Pour être libérée, Mme Zhang a dû s’engager à n’accorder aucune interview aux journalistes étrangers et à porter constamment son téléphone portable sur elle afin d’être joignable à tout moment par la police. Le fils de Mme Zhang a déclaré à Associated Press : "Aucune explication sensée ne justifie ces conditions de libération."

05.09 - Libération de deux militants des droits de l’homme emprisonnés avant les Jeux olympiques

Le 3 septembre 2008, Li Jincheng et Cui Fufang, deux défenseurs des droits de l’homme, ont été relâchés après un séjour de trois semaines en prison.

Li Jincheng, juriste de confession catholique, avait soumis une demande d’autorisation de manifester, mais le 8 août 2008, des individus non identifiés l’avaient kidnappé. Trois jours plus tard, il était transféré à la maison d’arrêt de Jia Yuguan, dans sa province natale du Gansu. Li Jincheng a été interrogé par la police sur les raisons de sa présence à Pékin et sur les contacts qu’il entretenait avec les médias étrangers. Après sa libération, il a déclaré à Radio Free Asia : "La police m’a demandé de prouver mon innocence et a affirmé que j’étais un hérétique. Je leur ai répondu que j’étais catholique. J’ai plusieurs fois été battu par les agents qui ont tenté de me forcer à avouer ma culpabilité. Lorsque j’ai compris que je n’allais pas être libéré, j’ai entamé une grève de la faim." De son côté, Cui Fufang, militant des droits de l’homme et pétitionnaire, avait été arrêté le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Les raisons n’en étaient pas connues. Depuis le 14 août, sa famille n’avait aucune nouvelle de lui. Cui Fufang a finalement été libéré, mais il a dit à Radio Free Asia avoir peur de rentrer dans sa famille : "La police pourrait encore venir et m’arrêter à tout moment."

04.09 - Fermeture d’un site Internet consacré à la défense des droits de l’homme

Le 21 août 2008, le site Internet Rights Defense China (www.315wqchina.com) qui publie des rapports sur des actions de citoyens pour la défense des droits de l’homme, a été fermé par les autorités. Cette censure serait liée à la mise en ligne d’un poème rédigé par un ancien agent de la police shanghaïenne, devenu militant des droits de l’homme. Le site a déjà été fermé plusieurs fois depuis sa mise en service en 2001.

04.09 - Les proches de Chen Guangcheng privés de contact avec l’extérieur avant les Jeux paralympiques

À la veille des Jeux paralympiques de Pékin, les autorités chinoises ont bloqué les téléphones portables des proches de l’avocat non-voyant Chen Guangcheng, emprisonné dans la province du Shandong. Le contrôle exercé par la police concerne les habitants de son village ainsi que son avocat, Li Fangping.

Reporters sans frontières dénonce ces mesures qui visent à empêcher les journalistes étrangers venus couvrir les Jeux paralympiques d’entrer en contact avec les défenseurs de Chen Guangcheng.

Dans une interview à Radio Free Asia, sa femme, Yuan Weijing, a déploré la politique des autorités : "Depuis trente jours, mon portable n’émet plus de signaux. J’ai d’abord essayé de l’éteindre et de le rallumer, tous mes coups de fil ont échoué. Le 2 septembre 2008, j’ai essayé de joindre Guangcheng en prison, mais mon appel n’a pu aboutir. Désormais, c’est la même chose pour les habitants du village, les lignes de leurs téléphones sont en dérangement."

Chen Guangcheng purge sa peine dans la prison de Linyi dans la province du Shandong. Il a été condamné pour avoir intenté une action en justice contre les autorités locales au sujet d’une campagne de stérilisation et d’avortements forcés. Ce blocage des téléphones n’étonne pas l’avocat Li Fangping : "Chen Guangcheng est non-voyant. À l’approche des Jeux paralympiques, son cas intéresse la communauté internationale, le gouvernement utilise des moyens illégaux pour court-circuiter les communications de Guangcheng avec l’extérieur".

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03.09 - Un professeur du Wuhan toujours détenu pour l’empêcher de s’exprimer pendant les JO

Le 1er septembre 2008, Zhou Yunfeng, la femme de Jin Guangming, un professeur de la province de Wuhan emprisonné depuis 42 jours, a adressé une lettre ouverte aux autorités chinoises pour demander la libération de son mari.

En 2003, la maison du couple avait été détruite. Ils n’avaient touché aucune indemnité. Pendant cinq ans, ils ont été obligés de vivre chez des parents avant que M. Jin ne se décide à signer une pétition contre les destructions arbitraires. Il a alors été interpellé et arrêté.

Zhou Yunfeng a relaté l’arrestation de son mari à Radio Free Asia : "Une semaine avant que Guangming soit kidnappé, la police est venue dans son bureau pour lui faire promettre de ne pas se rendre à Pékin pour la pétition pendant les Jeux olympiques. Mon mari a refusé de signer cet engagement. Les autorités ont jugé son comportement inacceptable. Le 19 juillet 2008, Yunfeng a été arrêté et placé sous surveillance à Wuhan. Son portable a été confisqué." Elle a ajouté : "Nous sommes allées au commissariat de Wuhan avec la grande soeur de Guangming, mais la police a déclaré n’être pas au courant de l’affaire."

Mme Zhou ignore dans quel centre de détention se trouve son mari. Dans sa lettre ouverte, elle s’interroge sur les raisons de son maintien en détention alors que les Jeux olympiques sont finis.

02.09 - La femme de l’écrivain Du Daobin menacée par la police

Depuis l’arrestation de Du Daobin, le 21 juillet 2008, sa femme, Xia Chunrong, subit des pressions de la police politique. Selon Radio Free Asia, elle a dû changer de numéro de téléphone portable, interrompre tout contact avec des étrangers, notamment les journalistes qui souhaiteraient l’interroger. Mme Xia a déclaré : "Mes appels téléphoniques sont surveillés, je ne peux pas parler librement." Elle espère que la fin des Jeux olympiques s’accompagnera d’un retour à la normale et que les autorités libèreront son mari.

Le 21 juillet, l’écrivain, qui a publié plusieurs articles sur Internet, avait été arrêté. La police semblait redouter ses prises de position à l’approche des Jeux olympiques. Du Daobin avait été condamné, le 11 juin 2004, à trois ans de prison, assortis d’une période de résidence surveillée de quatre ans.

01.09 - Une militante condamnée à une peine de rééducation par le travail pour avoir parlé à des journalistes étrangers

Le 28 août 2008, Wang Guilan, pétitionnaire et militante des droits de l’homme, a été condamnée à quinze mois de rééducation par le travail pour avoir accepté de répondre à une interview téléphonique d’un journaliste étranger, le 27 juillet dernier.

Depuis le 17 avril, Mme Wang était déjà placée dans un centre de détention de la province du Hubei, afin d’empêcher toute action de sa part pendant les Jeux olympiques. Selon l’organisation Human Rights in China qui a révélé cette condamnation, "les restrictions exercées sur les journalistes étrangers interviewant des Chinois sans autorisation préalable ont été levées pendant les Jeux, mais les personnes donnant des interviews, comme Mme Wang, sont toujours menacées de prison".

Wang Guilan est actuellement détenue à Enshi, dans le Hubei. Elle a été arrêtée à plusieurs reprises depuis 2001.

Reporters sans frontières dénonce cette condamnation post-olympique et demande au gouvernement chinois de revenir sur sa décision, comme il vient de le faire pour Wu Dianyuan et Wang Xiuying, deux septuagénaires condamnées, le 17 août dernier, à un an de rééducation par le travail.

22.08 - Un groupe de Hongkongais interdit de manifestation et interpellé à Pékin

Par deux fois, Wang Wenjin, un résident hongkongais de 65 ans, ainsi qu’un groupe d’investisseurs, se sont vus refuser le droit de manifester pendant les Jeux olympiques de Pékin. Wang Wenjin souhaitait protester car il se plaint d’avoir été escroqué lors de la vente d’une joint-venture dans la province du Shanxi. La première fois, les autorités lui ont répliqué qu’il n’était pas inscrit dans le registre national. Le 18 août, M. Wang et son groupe ont été escortés à Pékin pour remplir un formulaire de demande dans lequel ils ont indiqué l’objet de la protestation, le nombre de participants et leur identité, le lieu ainsi que les déplacements prévus. Ils devaient également présenter les bannières et les slogans qui seraient utilisés. Le Bureau de la sécurité publique a jugé toutes ces précisions insuffisantes. "Nous avons été injustement trompés par les autorités locales corrompues", a alors déclaré M. Wang. Le 20 août, la police a arrêté les investisseurs hongkongais et les a placés dans un centre de détention près de l’aéroport de Pékin, probablement en attente d’être expulsé vers Hong Kong. Mais, ils refusent d’être renvoyés et menacent d’entamer une grève de la faim.

22.08 - Deux journalistes malmenés à Pékin

Le 20 août 2008, des policiers en civil ont malmené deux photographes de l’agence Associated Press qui prenaient des clichés d’une manifestation pro-tibétaine. "L’un a été mis au sol, visage contre terre, un bras tordu dans le dos, son appareil confisqué. L’autre est tombé après avoir été poussé, son appareil photo lui a été arraché", rapporte le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC). Les journalistes ont été interpellés et interrogés pendant plus d’une demi-heure dans un bâtiment près du lieu de l’incident et les cartes mémoires de leurs appareils photo ont été confisquées.

22.08 - Reporters sans frontières dénonce la condamnation de deux journalistes indépendants américains à Pékin

Reporters sans frontières demande la libération immédiate de six étrangers condamnés par la police chinoise à dix jours de détention administrative à Pékin pour "troubles à l’ordre public". La police n’a pas précisé leur nationalité, mais il s’agirait de deux journalistes américains et quatre militants arrêtés le 19 août dans la capitale. Parmi eux, Brian Conley, fondateur du célèbre blog Alive in Baghdad (www.aliveinbaghdad.org). "J’ai reçu un SMS de mon mari, il y a quelques heures m’indiquant qu’il était en prison. Depuis, je n’ai pas de nouvelles", a déclaré son épouse à Reporters sans frontières le 21 août. En compagnie du "journaliste citoyen" Jeff Rae, Brian Conley avait couvert des actions organisées par des militants de l’organisation Students for a free Tibet à Pékin, notamment celle de l’artiste James Powderly.

Le 21 août, quatre autres militants étrangers pro-Tibet, un Allemand d’origine tibétaine, deux Américains et un Britannique, ont été interpellés près du stade national de Pékin après avoir déployé un drapeau tibétain et revendiqué l’autonomie de la région. Selon l’organisation Students for a Free Tibet, cette arrestation serait la huitième à Pékin depuis le début des Jeux olympiques. Au total, quarante-sept militants ont été interpellés pour avoir défendu la cause du Tibet pendant les JO.

21.08 - Manifestations pro-tibétaines réprimées à Pékin et Katmandou

Le 18 août 2008, les autorités chinoises ont arrêté six militants américains pro-Tibet alors qu’ils déployaient une banderole "Free Tibet" à proximité du stade olympique à Pékin. Cinq d’entre eux, Brian Conley, Jeffrey Rae, Jeff Godin, Michael Liss et Tom Grant, ont eu le temps de déployer une bannière en anglais et en chinois. Selon l’organisation Students for a Free Tibet, le sixième manifestant, James Powderly, artiste et cofondateur de Graffiti Research Lab, a été rapidement empêché de projeter le même message sur un bâtiment olympique au moyen d’un rayon laser vert. Les six militants ont été interpellés par la police et seraient actuellement en prison.

Le même jour, la police népalaise a arrêté près de 200 Tibétains exilés qui manifestaient devant l’ambassade de Chine à Katmandou. Les autorités népalaises ne cessent de renforcer les mesures à l’encontre des manifestants tibétains. Ces interpellations font écho à l’arrestation au Tibet, le 2 août dernier, de Dechen et Tseten Wangmo alors qu’ils distribuaient des tracts dans la province du Sichuan. Ces derniers étaient entrés dans cette région malgré le refus des autorités de leur accorder un permis. Le 18 août, un moine tibétain, Tenphel, avait également été interpellé pour des motifs similaires.

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Photo prise par Jeffrey Rae lors de la manifestation "Ethnic Park" le 13 août 2008

20.08 - Deux septuagénaires condamnées pour avoir voulu manifester

Le 17 août 2008, deux chinoises septuagénaires ont reçu un avis datant du 30 juillet, les condamnant à un an de rééducation par le travail pour avoir demandé la permission de manifester pendant la période des JO de Pékin. À cinq reprises, Wu Dianyuan, 79 ans, et Wang Xiuying, 77 ans, se sont vues refuser l’autorisation de protester. Selon l’organisation Human Rights in China, elles ont été interrogées pendant près de dix heures, condamnées à un an de rééducation par le travail et menacées d’être de nouveau condamné si elles causaient de nouveaux "troubles".

20.08 - Aucune manifestation autorisée pendant les JO malgré 77 demandes

Depuis le 1er août 2008, le Bureau de la Sécurité publique de Pékin a reçu 77 demandes de manifester, impliquant au total 149 individus, dont seulement 3 étrangers. Sur les 77 demandes, 74 ont été retirées par les requérants eux-mêmes, dissuadés par les autorités ou découragés par la complexité de la procédure. Très complexe, ce formulaire a rebuté la majorité des Chinois qui souhaitaient manifester et a permis aux autorités refuser les demandes correctement formulées. Deux demandes ont été suspendues car jugées incomplètes. Les candidats ont alors été invités à renouveler leur demande dans le respect des procédures. Enfin, une demande a été officiellement refusée. "Le candidat voulait faire participer des enfants à la manifestation, ce qui est contre la loi", a déclaré le porte-parole du Bureau de la Sécurité publique. La police de Pékin affirme avoir respecté ses engagements en créant trois zones pour accueillir les manifestations, se gardant bien d’évoquer la difficulté d’obtenir les autorisations nécessaires et leur éloignement géographique.

19.08 - Une banderole de RSF déployée au clocher de l’église de Saint-Tropez, dans le sud de la France

Le 17 août 2008, la banderole de Reporters sans frontières représentant des menottes à la place des anneaux olympiques a été accrochée au campanile de l’église de l’Assomption à Saint-Tropez. L’initiative vient du père Michel Hayes, fervent défenseur des droits de l’homme et de la cause tibétaine. "J’ai accordé mon autorisation à la mise en place de cette banderole car si je trouve magnifique que les Jeux olympiques se passent en Chine, je trouve inacceptable qu’une vingtaine de journalistes y soient emprisonnés", a-t-il déclaré à la presse. Le père Michel Hayes a rencontré le dalaï-lama il y a 20 ans à Londres. Il a ajouté : "Je trouve inacceptable qu’en 2008 il n’y ait pas de liberté pour la presse pour les hommes. Le traitement qui est fait aux bouddhistes tibétains n’est pas en accord avec mes principes. On ne peut pas rester silencieux." Avant de déployer la banderole, des membres de l’organisation avaient défilé sur le port et dans le centre de la ville.

18.08 - L’écrivain tibétaine Tsering Woeser toujours privée de passeport.

Le mois dernier, l’écrivain tibétaine Tsering Woeser a reçu une invitation du Département d’Etat américain pour une visite, mais les autorités chinoises ont refusé de lui délivrer son passeport. L’ambassade des Etats-Unis en Chine a plusieurs fois tenté de négocier avec le ministre chinois des Affaires étrangères, mais sans succès. Avant l’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, elle avait décidé de quitter la capitale pour échapper à une arrestation. En 2003, Tsering Woeser s’était déjà vu refuser son passeport pour se rendre au Tibet, sans justification. Et en mars dernier, les autorités l’avaient empêché de sortir du territoire, alors qu’elle devait se rendre en Norvège pour y recevoir un prix saluant son action en faveur des droits de l’homme. Les autorités chinoises se méfient des articles que l’écrivain rédige sur son blog, mais aussi des informations qu’elle pourrait divulguer lors d’interviews.

14.08 - Les Verts du Parlement européen décernent des médailles à des prisonniers détenus en Chine

Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Pékin, le groupe des Verts au Parlement européen apporte son soutien symbolique aux prisonniers dont il a demandé la libération en leur décernant des "Médailles de la liberté". Chaque jour, un prisonnier recevra une médaille, notamment Tenzin Rinpoche Delek, moine tibétain arrêté le 7 avril 2002 et condamné à la prison à perpétuité. Il a été faussement accusé d’être impliqué dans l’explosion d’une bombe et d’avoir mener des activités séparatistes.

Les Verts mettront quotidiennement en ligne sur leur blog (http://www.greens-efa.org/index.htm) le cas du prisonnier à qui ils remettent une médaille.

14.08 - Huit militants pro-Tibet arrêtés après avoir manifesté à Pékin

Le 13 août 2008, les autorités chinoises ont arrêté huit militants pro-Tibet qui manifestaient aux alentours du stade olympique de Pékin. Selon l’organisation Students for a free Tibet basée à New-York, deux d’entre eux ont déployé une bannière portant le message "Free Tibet" dans un parc au sud du stade national et cinq autres ont bloqué l’entrée principale du parc et se sont attachés les uns aux autres avec des menottes et à des bicyclettes. D’après Lhadon Tethong, directeur de l’organisation, les militants portaient des tee-shirts arborant le même message et tenaient une bannière sur laquelle était écrit : "Tibetans are dying for freedom". Les sept militants américains ont déjà été expulsés ainsi que Pema Yoko, d’origine tibétaine mais de nationalité japonaise. Au total, 31 militants de Students for a free Tibet ont déjà été expulsés de Chine après avoir manifesté pendant les Jeux olympiques.

13.08 - Le Journal de Montréal se mobilise pour les droits de l’homme en Chine

Le 13 août 2008, des membres de la rédaction du Journal de Montréal, quotidien francophone, a organisé une séance photo pour afficher leur colère face aux pratiques des autorités chinoises durant les Jeux olympiques de Pékin. Huit journalistes ont revêtu le tee-shirt de Reporters sans frontières et adopté des poses symbolisant le censure du gouvernement exercée sur les citoyens, devant les locaux de leur journal.

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12.08 - Chine : rapport de Chinese Human Rights Defenders sur la censure de l’Internet et la surveillance des télécommunications

Le 11 août 2008, l’organisation Chinese Human Rights Defenders a publié un rapport sur la censure de l’Internet et le contrôle des télécommunications en Chine à l’intention des journalistes étrangers couvrant les Jeux olympiques et des touristes.

Intitulé "Guide alternatif des Jeux olympiques" (http://crd-net.org/Article/Class9/Class10/200808/20080812154644_9981.html), ce rapport révèle le recours à des technologies de pointe par les autorités chinoises pour exercer leur contrôle sur les télécommunications. Il revient également sur l’existence de dizaines de milliers de policiers du Net chargés de censurer tout contenu jugé subversif.

On trouve dans ce document des exemples de directives de censure envoyés quotidiennement par les nombreux bureaux du gouvernement central. Ces ordres concernent également les blogs. Ainsi, le 2 juillet 2007, tout article faisant mention de l’incendie du centre olympique d’entraînement de ping-pong à Pékin devait être censuré et toute recherche comprenant ces termes ne devait aboutir à aucun résultat.

La censure s’applique de la même façon aux SMS et aux emails. Dès qu’un mot-clef apparaît, même des termes simples comme "falun", "RFA", et "VOA", il est supprimé. En vue des Jeux olympiques, de nouveaux mots-clefs ont été ajoutés. En juillet 2007, on trouve dans la liste interdite des expressions telles que "les paysans expulsés de leurs terres à cause des constructions olympiques", "...à cause du nid d’oiseau".

Les messageries instantanées, MSN, Skype ou "QQ" (utilisée en Chine) sont contrôlées, ainsi que le logiciel Tom-Skype téléchargé en même temps que Skype, à l’insu des utilisateurs.

Consulter le rapport complet en chinois : http://www.crd-net.org/Article/Class1/200807/20080710165332_9340.html

11.08 - Trois manifestants expulsés d’une compétition olympique à Hong Kong

Le 9 août 2008, trois militants des droits de l’homme ont été expulsés du site des épreuves olympiques d’équitation à Hong Kong pour avoir tenté de manifester en faveur des libertés en Chine et au Tibet. Les forces de l’ordre ont expulsé Christina Chan, une étudiante pro-tibétaine, avant qu’elle n’ait eu le temps de déployer un drapeau tibétain. Les autorités lui reprochent d’avoir enfreint l’article 51 de la Charte olympique qui interdit toute "propagande politique, religieuse ou raciale" sur un site olympique.

Leung Kwok-hung, un élu démocrate de Hong-Kong, a également profité des épreuves équestres pour manifester. A l’entrée en compétition du représentant chinois, il s’est levé et a crié "Liberté pour la Chine" et "Droits de l’homme pour la Chine", soutenu par Koo Sze-yiu, un autre militant. Les deux hommes ont eu le temps de lever une bannière avec le slogan "Libertés pour la Chine. Pas de dictature", avant d’être arrêtés et emmenés par les autorités.

08.08 - Refus de visa pour un journaliste de Radio Free Asia

Reporters sans frontières dénonce la décision des autorités chinoises de refuser le visa à un journaliste du service en tibétain de Radio Free Asia, Dhondup Gonsar. Deux autres journalistes de RFA ont été autorisés à couvrir les Jeux. Comme eux, M. Gonsar avait fait officiellement sa demande de visa, mais il n’a pas reçu de permis pour travailler et attend l’accord du ministère chinois des Affaires étrangères.

RFA a appelé le Comité international olympique au respect de son engagement d’organiser les Jeux dans un esprit d’ouverture. "Nous déplorons l’obstruction des autorités chinoises. Nous demandons au gouvernement chinois de montrer au monde qu’il ne craint plus les médias libres, diffusés dans des langues locales, comme se doit de le faire une grande puissance émergente et un pays hôte des Jeux olympiques", a déclaré le président de RFA, Libby Liu.

08.08 - Trois défenseurs chinois des droits de l’homme interdits d’entrée à Hong Kong

Le 6 août 2008, Yang Jianli, Zhou Jian et Min Wong, trois célèbres militants démocrates, ont été bloqués à l’aéroport de Hong Kong. Zhou Jian a immédiatement été renvoyé dans un avion vers Los Angeles. Yang Jianli, ancien prisonnier politique, a refusé d’être remis dans un avion pour Tokyo. "Je suis citoyen chinois et j’ai le droit d’entrer dans mon pays", a-t-il déclaré dans un communiqué. Il est désormais retenu en centre de détention avec le militant Min Wong. Yang Jianli vit actuellement aux Etats-Unis et il est le fondateur de l’organisation Initiatives for China, basée à Washington. Il devait effectuer une marche pour les droits de l’homme à Hong Kong pour dénoncer la détention de prisonniers politiques en Chine. Yang Jianli a déclaré à Reuters : "Ces mesures de sécurité autocratiques sont le résultat de pressions directes exercées par le gouvernement de Pékin à cause des Jeux olympiques." L’avocat du dissident, Albert Ho, dénonce également la confiscation de leurs passeports qu’il considère comme des "précautions inutiles". Il a ajouté : "Le gouvernement devient hystérique avec les JO."

07.08 - A la veille des JO, les conditions de détention s’aggravent dans les prisons

Le 7 août 2008, le dissident emprisonné He Depu s’est adressé à Jacques Rogge, président du CIO, pour l’alerter sur la détérioration des conditions de vie en prison à la veille des Jeux olympiques. Depuis le bloc 17 de la prison numéro 2 de Pékin, He Depu qui purge une peine de huit ans, a écrit une lettre dans laquelle il affirme que le sort des prisonniers s’est aggravé. Cette lettre a été transmise à la presse : "Les JO approchent à grands pas, mais les restrictions concernant les prisonniers politiques n’ont pas diminué. Au contraire elles se sont amplifiées." Les prisonniers se voient refusé tout contact avec leur famille, ils ne peuvent plus obtenir de réduction de peine ni participer à des activités en prison. Dans sa lettre, He Depu demande à M. Rogge : "Quand vous venez à Pékin assister à de joyeux spectacles, savez-vous qu’à une dizaine de kilomètres, des détenus politiques souffrent terriblement pour le progrès de la société ?"

07.08 - 127 athlètes mobilisés pour le Tibet et les droits de l’homme

Le 7 août 2008, 127 sportifs ont lancé un appel au président chinois Hu Jintao pour attirer son attention sur la cause du Tibet et l’engager à respecter davantage les droits de l’homme. "Sports for peace" est une action commune des athlètes et des organisations International Campaign for Tibet et Amnesty International. Sur les 127 sportifs, plus de 40 participent aux Jeux olympiques de Pékin et plusieurs ont de bons espoirs de remporter une médaille. Parmi eux, le Croate Blanka Vlasic qui concoure pour le saut en hauteur et le Cubain Dayron Robles, champion en titre du 110m. Le coureur du 400m américain DeeDee Trotter et le Panaméen Irving Saladino, sélectionné pour le saut en longueur, ont également signé la lettre.

07.08 - La chaîne de télévision sud-coréenne SBS interdite de cérémonie d’ouverture

"Le personnel de la chaîne n’est pas autorisé à apporter ses caméras et à filmer la cérémonie d’ouverture. Mais nous pouvons néanmoins diffuser les images de la chaîne qui retransmet les Jeux. Nous n’avons voulu heurter personne en diffusant ces images. Nous ne l’avons pas fait en cachette", a déclaré un porte-parole de SBS. Le 31 juillet, la chaîne de télévision sud-coréenne avait diffusé des images non autorisées d’une répétition de la cérémonie d’ouverture des JO. Ces "images volées" valent donc à la chaîne une interdiction de couvrir la cérémonie d’ouverture.

07.08 - Des journalistes empêchés d’assister à des réunions sur les droits de l’homme dans des chambres d’hôtel

Les manifestations étant interdites à Pékin, des mouvements de défense des droits de l’homme ainsi que des organisations religieuses, ont décidé de tenir des réunions dans les chambres d’hôtel. Le 6 août, une petite réunion entre militants de la cause tibétaine a été organisée. Seuls six journalistes ont pu gagner la chambre avant l’arrivée de la sécurité de l’hôtel qui a interrompu la projection d’un documentaire sur le sentiment des Tibétains face aux JO. Dans deux autres hôtels, un pasteur américain, Eddie Romero, a transformé des chambres en salles d’interrogatoire, utilisant un mannequin et du faux-sang. Ces mises en scène devaient attirer l’attention sur les chrétiens et militants des droits de l’homme détenus en Chine. Les journalistes invités ont pu accéder à la chambre grâce à une clef dissimulée sous l’écriteau "Ne pas déranger", mais l’action a vite été interrompue.

06.08 - Un médaillé olympique américain, militant pour le Darfour, voit son visa révoqué

Le 6 août 2008, Joey Cheek, médaillé d’or américain en 2006 et militant pour la cause du Darfour, a vu son visa révoqué par les autorités chinoises. Le co-fondateur de Team Darfour devait soutenir plus de 70 athlètes en compétition à Pékin et attirer l’attention sur les violences au Darfour. "En dépit du fait que j’ai toujours parlé de manière positive de l’idéal olympique, et jamais appelé à un boycott ou demandé à un athlète d’enfreindre une règle du CIO, mon visa a été révoqué moins de 24 heures avant mon départ [...]. Le refus de mon visa s’inscrit dans un effort systématique du gouvernement chinois pour menacer les athlètes qui s’expriment au nom des populations innocentes au Darfour", a expliqué le médaillé olympique.

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05.08 - Caméras et écoutes à Pékin

Un dispositif de 30 000 caméras, dont certaines équipées de microphones, a été installé dans toute la capitale. Il permet d’enregistrer les conversations et filmer les passants. Les 30 000 caméras permettent de repérer les individus suspects à tout endroit de la ville. D’autre part, un organisme a été créé pour équiper les taxis de GPS et de microphones dans les voitures. Selon un reportage de Radio Free Asia, les systèmes de surveillance utilisés sont divers, et certains sont maintenus secrets. Les autorités ont acquis de la haute technologie venant des Etats-Unis.

01.08 - Dissidents et intellectuels surveillés ou priés de quitter Pékin pendant les JO

Reporters sans frontières dénonce un renforcement des mesures visant à empêcher les militants des droits de l’homme pékinois de communiquer avec les médias étrangers. "Ces méthodes rappellent trop celles de la police soviétique qui avait obligé les dissidents à quitter la ville pendant les JO de 1980", a affirmé l’organisation.

À une semaine des Jeux olympiques 2008, les autorités pékinoises ont demandé à plusieurs dissidents et intellectuels vivant dans la capitale d’aller "faire du tourisme " pendant la durée des épreuves sous peine d’être placés en résidence surveillée. Le dissident Qi Zhiyong s’est vu contraint de quitter la ville avec sa fille. Son téléphone portable a été confisqué et il sera soumis à une surveillance rapprochée durant son "voyage". Pourtant, Qi Zhiyong possède un "hukou", titre de résidant, pour Pékin.

Le dissident Hong Qisheng a reçu des avertissements de la police, mais a catégoriquement refusé de quitter Pékin. Sa femme a témoigné : "Mon mari a reçu un appel de la police, lui demandant de quitter la ville. Je pense que c’est à cause des JO. La police nous a demandé de retourner dans notre province natale pendant les Jeux olympiques. Nous avons répondu que nous ne partirions pas. La police a ensuite menacé mon mari de le placer en maison d’arrêt. Hong Qisheng a répondu que les autorités pouvaient l’enfermer, qu’il resterait à Pékin."

L’intellectuel Zhang Zuxian a reçu les mêmes menaces. Il a déclaré à un journaliste de Radio Free Asia : "Nous devons rester au nom de la liberté. Ces manières d’agir sont illégales et coûteuses. Cela revient à jeter l’argent par les fenêtres. Certains amis ont déjà été arrêtés et d’autres ont été expulsés de la capitale. Nous ne sommes pas recherchés pour avoir commis un crime, nous ne sommes pas non plus des terroristes. La police agit avec des méthodes archaïques."

Plusieurs avocats défenseurs des droits de l’homme ont été contactés par la Sécurité publique qui leur a demandé d’entrer en contact régulièrement avec la police. La présence policière a été renforcée autour de leurs domiciles ou de leurs lieux de travail. Enfin Zeng Jinyan, l’épouse du militant des droits de l’homme Hu Jia, a été priée par la police qui la surveille nuit et jour de ne plus contacter ses amis et les médias. Les autorités lui ont également conseillé de partir en voyage pendant les JO.

31.07 - Pékin : surveillance maximale et espionnage dans les hôtels

Reporters sans frontières dénonce l’attitude des autorités chinoises qui multiplient les actes et les déclarations dans le sens d’un plus grand contrôle policier dans le pays. Cette politique du tout-sécuritaire a un impact négatif sur le travail des journalistes étrangers et chinois.

Le gouvernement cherche à atteindre une "sécurité parfaite et absolue" au Tibet pendant les Jeux olympiques pour prévenir tout "complot fomenté". L’ensemble des effectifs au Tibet est mobilisé : jusqu’à la fin des JO, aucun congé ne sera accordé. La sécurité autour des bâtiments principaux et les contrôles à la frontière sont renforcés. Les autorités intensifient également leur coopération avec les polices étrangères pour "écraser toute activité séparatiste". À Pékin, les contrôles autour des lieux emblématiques sont plus stricts. Tous les accès à la place Tiananmen, y compris souterrains, sont désormais surveillés.

Par ailleurs, un rapport diffusé par un sénateur républicain du Kansas, Sam Brownback, fait état d’un espionnage officiel visant les hôtels tenus ou fréquentés par des étrangers. Le sénateur a obtenu des documents reçus par certains hôtels, mentionnant des instructions du gouvernement leur demandant de procéder à l’espionnage informatique des clients. "Cela signifie que les journalistes, les familles des sportifs, les militants des droits de l’homme ainsi que d’autres clients seront soumis à une surveillance intensive à l’initiative du ministère de la Sécurité publique", a déclaré M. Brownback.

31.07 - Silvio Berlusconi n’ira pas à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin

Le 29 juillet 2008, le chef du gouvernement italien a annoncé qu’il ne se rendrait pas à Pékin, mais qu’il serait remplacé par son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini. "On m’a dit qu’il fait très chaud à Pékin, plus de 50 degrés, et qu’il y a beaucoup d’humidité. Je n’irai pas", a déclaré M. Berlusconi.

30.07 - Les Verts affichent à Paris leur soutien aux victimes du régime chinois pendant les JO

Le 29 juillet 2008, le groupe des Verts à la Mairie de Paris a annoncé qu’il déploierait des portraits de Hu Jia et du Dalaï-Lama au balcon de l’Hôtel de Ville pendant la période des JO pour exprimer son soutien aux victimes de la répression en Chine et dénoncer la politique du président Nicolas Sarkozy. Les Verts installeront également des drapeaux aux couleurs du Tibet et le drapeau des menottes olympiques de Reporters sans frontières. L’installation du dispositif sera précédée d’un point presse le 30 juillet.

30.07 - La Chine défend son bilan sur les droits de l’homme

"Nous espérons que l’organisation Amnesty pourra enlever les lunettes teintées qu’elle porte depuis de nombreuses années pour enfin voir la Chine de manière objective. (Š) Ceux qui connaissent la Chine ne pourront être d’accord avec ce rapport sur la détérioration des droits de l’homme", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, rejetant les accusations d’Amnesty International qui a publié un bilan de la situation des droits de l’homme à la veille des JO.

29.07 - Un réalisateur finlandais se voit refuser son visa pour la Chine

Le réalisateur finlandais Arto Halonen, auteur d’un documentaire sur le dirigeant bouddhiste Karmapa Lama, s’est vu refuser par les autorités chinoises son visa pour toute la durée des Jeux olympiques. Son film, Karmapa - Two days of Divinity, dénonce la situation des droits de l’homme en Chine et laisse entendre que le dirigeant bouddhiste est manipulé à des fins politiques. "Apparemment, j’ai agi contre la loi. Mon crime est d’avoir défendu les droits de l’homme au Tibet et en Chine", a déclaré Arto Halonen. "J’ai fait une demande de visa en juin. Mon passeport m’a été rendu un jour après. J’ai appelé l’ambassade plusieurs fois. Personne n’a voulu me dire pourquoi ma demande avait été rejetée." Lors du tournage du film, les autorités chinoises avaient entravé le travail du réalisateur.

29.07 - Hommes politiques et sportifs allemands et tchèques défendent la cause des droits de l’homme en Chine

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Franz-Walter Steinmeier, dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, a appelé la Chine à respecter davantage les droits des minorités. Par ailleurs, le 26 juillet 2008, des athlètes allemands sélectionnés pour les JO de Pékin, ont revêtu des tee-shirts portant les slogans "Justice pendant les Jeux", "Le sport au service des droits de l’homme", "Célébrons l’humanité", "Tibet libre" ou encore "Chine libre", pour revendiquer le respect des droits de l’homme. En République Tchèque, le Premier ministre Mirek Topolanek a exprimé son soutien à la cause tibétaine en portant un badge aux couleurs du Tibet lors de son annonce du boycott de la cérémonie d’ouverture. Le porte-parole du ministère a toutefois répondu aux craintes exprimés par Pékin : "La partie chinoise a exprimé sa préoccupation que Prague puisse avoir changé sa politique et commence à prôner la politique du Tibet indépendant. Nous l’avons assuré que ce n’était pas le cas."

29.07 - Libération repoussée pour le dissident Ye Guozhu

Ye Guozhu, condamné à quatre ans de prison en 2004 pour avoir "cherché querelle et provoqué des troubles", devait être libéré le 26 juillet 2008, mais les autorités chinoises ont repoussé sa libération au 1er octobre. Le tribunal populaire intermédiaire n°2 de la municipalité de Pékin a annoncé, le 22 juillet, par téléphone à sa famille qu’il était inutile qu’elle vienne chercher Ye Guozhu puisqu’il avait été transféré dans une nouvelle prison. Sa détention, ainsi que celle de nombreux dissidents, est un moyen pour les autorités d’empêcher tout mouvement d’opposition pendant les Jeux olympiques.

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28.07 - Le journal chinois Xinjingbao (Beijing News) censuré suite à la parution d’un cliché de 1989

Le 17 juillet 2008, le célèbre journal chinois Xinjingbao (Beijing News) a publié une interview d’un photographe américain originaire de Hong-Kong, Liu Xiangcheng, ayant travaillé en Chine pendant les années 1980. Les autorités ont immédiatement supprimé le lien de l’article sur Internet à cause d’une petite photographie montrant des hommes blessés par balles à la suite de la répression militaire de 1989, contre le soulèvement démocratique sur la place Tiananmen. Le journal a ainsi violé la réglementation sur les médias chinois leur interdisant de traiter de ce sujet tabou. La légende de la photo est brève et simple : "Blessés" et ne précise pas qu’il s’agit des événements de 1989. Selon le journal hongkongais Ming Pao, les autorités ont aussitôt exigé le retrait des kiosques du journal ainsi que la censure de l’article sur Internet. D’après la même source, plusieurs membres du personnel du journal, le rédacteur en chef ainsi que le journaliste risqueraient des poursuites.

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25.07 : Des journalistes de Hong Kong bousculés par des policiers à Pékin

Reporters sans frontières dénonce le comportement des policiers à l’égard de reporters de Hong Kong qui couvraient les incidents, survenus le 25 juillet 2008, lors de la vente des derniers tickets pour les épreuves olympiques. Les images de la chaîne Hong Kong Cable TV (http://www.youtube.com/watch ?v=KzX1cVPU8UU) montrent plusieurs reporters bousculés par des représentants des forces de l’ordre. Un reporter du quotidien South China Morning Post a par ailleurs été interpellé, accusé d’avoir blessé un policier.

"C’est très inquiétant pour la sécurité des milliers de journalistes étrangers qui vont se rendre dans la capitale dans les prochaines semaines. Les autorités doivent rappeler à l’ordre les auteurs de ces actes et rappeler que les journalistes doivent travailler librement", a affirmé l’organisation.

Le 25 juillet, des policiers chargés de contrôler une foule d’environ 50 000 personnes qui souhaitaient acquérir les derniers tickets pour les épreuves olympiques, ont bousculé des reporters qui prenaient des images.

Un policier a attrapé par le cou un reporter de Hong Kong Cable TV, avant de le jeter à terre. Une équipe de la chaîne privée Now TBV, dont le journaliste Zhou Yuexiang, a également été malmenée. Selon la police, l’équipe de télévision, pourtant accréditée, refusait de quitter les lieux des incidents. Des dizaines de policiers sont intervenus pour repousser la presse. Un porte-parole de la Hong Kong Cable TV a qualifié d’inacceptable cet incident.

25.07 - Le président slovaque assistera à la cérémonie d’ouverture des JO

Le 23 juillet 2008, Marek Trubac, porte-parole du président slovaque Ivan Gasparovic, a annoncé que le chef de l’Etat assisterait à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin. M. Gasparovic, ainsi que le Premier ministre slovaque, Robert Fico, ont toujours désapprouvé le boycott olympique. "Le sport doit unir et non diviser", avait déclaré le président.

25.07 - Arsenal en exposition dans le quartier olympique

À Pékin, non loin du stade olympique, des batteries de missiles sol-air ainsi que des radars ont été installés. Une partie seulement est dissimulée sous des filets de camouflage, si bien que les passants ou les journalistes étrangers peuvent observer et prendre en photo l’impressionnant matériel militaire. Il règne un climat de surveillance pesant ; derrière les grillages, les soldats scrutent au travers d’énormes jumelles fixées sur des supports et des panneaux indiquent : "zone administrative militaire, interdiction d’entrer" ou encore "ne pas déranger les gardes". Selon Liu Shaowu, directeur de la sécurité olympique, les installations de défense anti-aérienne ont d’abord étonné les Pékinois, mais il juge ces mesures indispensables pour prévenir la menace terroriste. Il a ajouté : "C’est une pratique habituelle des Jeux olympiques".

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23.07 - Trois lieux désignés pour accueillir les manifestations durant les JO

Le 23 juillet 2008, le directeur de la sécurité des JO, Liu Shaowu a déclaré que les manifestants pourraient se réunir dans trois lieux autorisés par le gouvernement. Il s’agit des parcs de Zizhuyuan dans le nord-ouest de la ville, Ritan, dans l’est, et Shijie, dans le sud-ouest. Les rassemblements spontanés seront interdits. La demande devra se faire au moins cinq jours à l’avance et détaillera la nature de la manifestation ainsi que le nombre de participants attendus. “Tout rassemblement spontané sera interdit, il faudra demander l’autorisation de manifester à l’avance pour s’assurer d’être conforme au droit chinois”, a déclaré Liu Shaowu. Il n’a cependant pas évoqué la manière d’obtenir les autorisations.

22.07 - Vladimir Poutine assistera à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin

Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé que l’ex-président et Premier ministre russe Vladimir Poutine représenterait son pays à la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Pékin, le 8 août 2008. "M. Poutine assistera à la cérémonie d’ouverture et rencontrera les dirigeants chinois", a précisé Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe. Le président Dmitri Medvedev ne se rendra donc pas à la cérémonie.

18.07 - Le CIO se félicite des avancées de la liberté en Chine

Reporters sans frontières déplore la réaction du président du CIO, Jacques Rogge, qui s’est déclaré, le 16 juillet 2008, "satisfait" des garanties obtenues de la part de Pékin concernant la liberté de la presse : "Nous avons obtenu une nouvelle loi sur les médias qui n’est peut-être pas parfaite mais qui est une avancée remarquable pour la Chine. Pour la première fois, les médias étrangers pourront faire des reportages librement, les diffuser librement en Chine. Il n’y aura pas de censure sur Internet, on pourra faire des interviews place Tiananmen. Il y a des aspects que certains aimeraient voir aller plus loin. Nous poussons, mais il faut être objectifs et dire que c’est une avancée. " Jacques Rogge a également mis en avant les "progrès" réalisés par la Chine dans les domaines du travail des enfants, de l’indemnisation des expropriés et de l’environnement.

Quelques jours auparavant, le président du CIO avait annoncé qu’il se réjouissait de la présence de Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie d’ouverture des JO : "Je m’en réjouis pour l’équipe de France, c’est une bonne chose pour les Jeux d’avoir un chef d’Etat."

Au cours des six derniers mois, la répression s’est accrue en Chine : 24 journalistes ont été arrêtés ou condamnés à des peines de prison depuis janvier 2008. Cela fait trente-sept jours depuis le 18 juillet 2008 que la police détient Huang Qi, dissident chinois accusé de "possession illégale de secrets d’Etat", toujours à la recherche de preuves.

17.07 - Interdits et check-points à Pékin

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques (BOCOG) a annoncé 26 nouvelles mesures de sécurité à respecter dans le cadre des JO de Pékin. Selon les autorités, les règles s’appliquent à tous les citoyens et s’inscrivent dans la volonté du gouvernement d’"agir ensemble pour sauver le pays en temps de crise", en référence aux actions terroristes qui menaceraient le pays. Désormais, il est donc interdit aux Pékinois, notamment ceux qui iront dans les stades, de porter sur eux des instruments de musique, des sifflets, des bouteilles ou autres objets en plastique dur et des affiches de propagande. Cité par Radio Free Asia, un habitant de Pékin a déclaré : "Dans le métro, le moindre sac à dos est contrôlé. On ne doit pas transporter de liquide, de parfum ou de crème pour le visage, les autorités craignant que les produits chimiques ne fassent office d’armes. Au quotidien, ces mesures jettent le trouble. Tous les étrangers sont contrôlés. Chaque individu est un ennemi potentiel, un terroriste potentiel." Par ailleurs, les autorités ont installé des check-points policiers et militaires autour de Pékin pour contrôler les entrées dans la capitale. Des dizaines de milliers d’automobilistes ont été bloqués dans de gigantesques embouteillages.

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16.07 - Tout sécuritaire à la veille des JO de Pékin

La sécurité est devenue la priorité des autorités chinoises à un mois des JO. Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois a dévoilé un plan en "trois lignes de défense", déployant plus de 440 000 forces de sécurité dans les gares et les aéroports, sur les routes principales reliant la capitale et dans les rues de Pékin. Par ailleurs, 150 000 agents de police et 290 000 volontaires quadrilleront toute la région et effectueront des contrôles d’identité afin d’éviter toute action "terroriste".

Depuis plusieurs semaines, les autorités chinoises multiplient les arrestations et les condamnations d’individus soupçonnés de mener des "activités terroristes". Principales régions concernées : le Xinjiang et le Tibet. Le 11 juillet 2008, 54 Tibétains ayant participé aux soulèvements de mars ont été arrêtés et emprisonnés. Le 12 juillet, le tribunal de Kashgar a condamné à mort deux Ouïghours et 15 autres ont été condamnés à des peines de prison lourdes.

À Pékin, le bureau municipal de la sécurité publique a pris des mesures pour freiner l’euphorie des supporters sportifs : les restaurants et bars aux alentours du stade olympique ont été fermés, les passants ont été invités à rester chez eux et les gérants d’hôtels à "se méfier des étrangers". Selon Jin Canrong, expert en Affaires internationales à l’université chinoise de Renmin, "garantir la sécurité fera le succès des Jeux".

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16.07 - Le Premier ministre canadien n’assistera pas aux JO de Pékin

Le 14 juillet 2008, le gouvernement canadien a déclaré que le ministre des Affaires étrangères, David Emerson, assisterait à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin à la place du Premier ministre canadien Stephen Harper, manière diplomatique de confirmer le boycott du chef du gouvernement.

16.07 - Le collectif "Couleur orange" lance un appel à manifester à Pékin

Le collectif "couleur orange" (http://www.thecolororange.net/uk/page207) a lancé un appel aux hommes politiques, aux sportifs et aux spectateurs des JO de Pékin du monde entier à porter la couleur orange lors des manifestations sportives pour protester contre la violation des droits de l’homme en Chine. Une action qui permet d’assister aux JO tout en s’élevant contre les pratiques du gouvernement chinois, selon cette organisation basée au Danemark.

15.07 - un journaliste du quotidien Ming Pao de Hong Kong voit son matériel confisqué lors d’une manifestation à Pékin

Chen Yang, un des reporters du Ming Pao, s’est fait confisquer son appareil photo et sa carte mémoire par des policiers, 11 juillet 2008, alors qu’il photographiait une manifestation de petits investisseurs protestant contre le détournement de 170 millions de yuans (17 millions d’euros ) par Guo Yuanfeng, président du "China Commodity Spot Exchange",

L’Association des journalistes de Hong Kong a réclamé des excuses de la part du Bureau de la sécurité de Xicheng à Pékin et exhorte les autorités à restituer au journaliste son matériel. Le directeur du bureau de Ming Pao s’est indigné : "C’est inacceptable lorsque l’on considère que (cet événement) a eu lieu à Pékin, la capitale chinoise, dans la période des Jeux olympiques".

11.07 - Expulsion d’une citoyenne britannique, défenseur de la cause tibétaine

Le 8 juillet 2008, Dechen Pemba, citoyenne britannique, membre du Congrès de la jeunesse tibétaine, a été déportée de Chine pour ses activités « séparatistes ». Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a nié tout lien avec les JO : « Cet incident n’a rien à voir avec les JO de Pékin, l’élément déterminant est que Dechen Pemba est un membre influent du Congrès de la jeunesse tibétaine, qui est une organisation séparatiste. Elle a enfreint la loi chinoise. » De retour à Londres, Dechen Pemba a déclaré à la presse qu’elle était innocente et qu’elle avait été déportée par un gouvernement devenu « paranoïaque » à l’approche des JO. Elle a également nié tout lien avec le Tibetan Youth Congress.

11.07 - Une pétition pour la défense des droits des travailleurs

12 000 personnes ont signé une pétition qui a été remise début juin au Comité international olympique (CIO) pour dénoncer les conditions de travail des ouvriers qui fabriquent des marchandises portant le logo des cinq anneaux olympiques. Cette pétition appelle Jacques Rogge, président du CIO, à prendre des mesures « d’urgence » pour défendre le droit des travailleurs. Elle dénonce « les problèmes brûlants du moment, tels que les salaires de misère, les heures supplémentaires excessives, les atteintes aux normes de santé et de sécurité et la répression dans les sites où les produits portant la marque olympique sont fabriqués. »

11.07 - Les JO retransmis en direct, selon la chaîne officielle CCTV

Le 9 juillet, le directeur de la Télévision centrale de Chine (CCTV), Jiang Heping, a déclaré à l’agence officielle Zhongguo Xinwen She, que les épreuves sportives des JO de Pékin seraient retransmises en direct . Selon la même source, la diffusion « en direct » est habituellement une retransmission des images avec 30 secondes de décalage, mais celui-ci ne sera pas appliqué pour les JO de Pékin. Récemment, un article du journal hongkongais Ming Pao révélait que les autorités avaient prévu 10 secondes de différé. Cette mesure ne pourrait concerner que les stations locales.

10.07 - Ouverture du plus grand centre de presse de l’histoire des JO

Le 8 juillet 2008, le Main Press Center (MPC), situé à proximité du stade olympique à Pékin, a été inauguré en présence de Liu Qi, président du Comité d’organisation des JO de Pékin 2008 (BOCOG). Avec une superficie de 62 000 m2, le centre représente la plus grande structure mise en place dans toute l’histoire des JO. Il pourra accueillir les 6 000 journalistes et photographes accrédités à couvrir les manifestations sportives qui viendront y travailler et assister aux conférences de presse. Le MPC (http://fr.beijing2008.cn/bocog/organization/n214072188.shtml) informera les journalistes du monde entier des avancées, étape par étape, de la préparation des Jeux olympiques de 2008.

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10.07 - Le CIO appelle la Chine à honorer ses engagements

Reporters sans frontières salue la prise de position de M. Verbruggen, président de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO) pour les Jeux de Pékin qui a appelé à Chine à respecter les engagements pris en matière de liberté de la presse. « La période de préparation des JO est finie, désormais nous entrons dans le vif de l’action. Cela signifie que nous allons devoir honorer les promesses faites aux parties prenantes, et notamment aux médias. » Sun Weide, porte-parole du BOCOG a déclaré que tous les engagements envers les medias étaient respectés. Certaines organisations des droits de l’homme ont contredit cependant ces propos dans leurs rapports : « A un moment où les libertés des journalistes étrangers devraient être particulièrement protégées, les correspondants rencontrent de sérieuses difficultés à accéder aux sites "interdits". »

10.07 - Un ancien prisonnier politique chinois fustige l’attitude de président Sarkozy

Lors du 3e Forum mondial des droits de l’homme à Nantes, Wei Jingsheng, un dissident chinois, a dénoncé la décision de Nicolas Sarkozy d’assister à la cérémonie d’ouverture des JO : « Je pense qu’avec cette attitude, la France va perdre de son autorité en Europe. » Exilé au Etats-Unis, Wen Jingsheng a été emprisonné pendant dix-huit ans en Chine ; Il lutte désormais pour la promotion de la démocratie dans son pays.

09.07 - Les JO seront retransmis en Chine avec 10 secondes de décalage

Pour prévenir tout incident pendant les Jeux, le gouvernement chinois semble déterminé à contrôler strictement les retransmissions télévisuelles des manifestations sportives. Selon le site du journal Ming Pao, les autorités ont annoncé aux chaînes de télévision chinoises sélectionnées qu’elles devraient diffuser les images des JO avec 10 secondes de décalage. La raison invoquée est le respect de l’image des sportifs étrangers. Aucune protestation lors des compétitions ou pendant la remise des médailles ne devra être diffusée. Selon le journal, le gouvernement souhaite cacher aux téléspectateurs chinois les incidents qui pourraient se produire sur les sites des compétitions.

07-07 - Les dirigeants présents ou absents de la cérémonie d’ouverture des JO

Au 7 juillet 2008, les représentants ayant répondu présents à l’invitation du président chinois sont : le roi du Cambodge, les présidents des Etats-Unis, de Croatie, de l’île Maurice, de Corée du Sud, de Suisse, du Viêt-Nam, de l’Afghanistan, les Premiers ministres finlandais, japonais, australien, hollandais et thaïlandais, le secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil des ministres italien, le ministre des Affaires étrangères espagnol, le ministre des Sports indien et le prince héritier Philippe de Belgique. Les gouvernements de Pologne, d’Estonie, d’Autriche, de la République tchèque, d’Allemagne, du Canada, de Nouvelle-Zélande ont annoncé qu’ils n’enverraient pas de représentant pendant la cérémonie d’ouverture. Le prince Charles a annoncé qu’il ne serait pas à Pékin et le Premier ministre britannique n’assistera qu’à la cérémonie de clôture. Le président français devrait donner sa réponse officielle dans les jours à venir.

07.07 - Chine : rencontre décevante entre le représentant du dalaï-lama et le gouvernement chinois

Mardi 1er juillet et vendredi 4 juillet 2008, Kelsang Gyaltsen et Lodi Gyari, représentants du dalaï-lama, ont rencontré des responsables du gouvernement chinois à Pékin. À leur retour en Inde, ils ont affirmé être insatisfaits par ces rencontres. Lodi Gyari a déclaré à la presse : « L’échange n’a pas été facile. Il n’est pas possible de conduire des négociations avant les JO ; le gouvernement est obsédé par les Jeux. » Le gouvernement tibétain en exil s’est montré méfiant à l’égard du gouvernement chinois : il le soupçonne d’avoir repris les négociations uniquement pour servir la cause des JO. « Nous verrons après les JO, lors de notre prochaine rencontre, si le gouvernement chinois joue franc-jeu », a affirmé l’un des négociateurs tibétains.

07-07 - La famille du journaliste mongol Hada appelle à sa libération

A l’approche des JO de Pékin, Xinna, la femme de Hada, a lancé un appel au gouvernement chinois pour que les autorités libèrent son mari, emprisonné depuis 13 ans, en signe d’avancée vers un plus grand respect des droits de l’homme. Hada, journaliste et militant des droits de l’homme en Mongolie intérieure, a été condamné, en 1996, à 15 années de prison pour espionnage, séparatisme et vols de secrets pour l’ennemi. Xinna dénonce les mauvaises conditions de détention et l’aggravation de l’état de santé de son mari.

04.07 - Les autorités chinoises exigent du représentant du dalaï-lama la fin des manifestations avant les JO

Le 3 juillet 2008, un représentant du dalaï-lama a rencontré à Pékin, Du Qinglin, vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois. À la demande des autorités chinoises, il s’est engagé au nom du dalaï-lama à ne pas perturber les épreuves olympiques, à ne pas planifier ni inciter à des actes de violence qui seraient une offense aux JO et à ne pas revendiquer l’indépendance du Tibet pendant la période des Jeux. Du Qinglin a annoncé une reprise des négociations avec le gouvernement tibétain d’ici à la fin de l’année si le dalaï-lama adoptait une « attitude positive ».

04.07 - Une alliance de démocrates de Hong Kong appelle à se mobiliser un mois avant les JO

L’Alliance hongkongaise pour les mouvements démocratiques et patriotiques a appelé les responsables du BOCOG, le gouvernement chinois ainsi que le maire de Pékin à respecter les droits de l’homme, notamment la liberté d’expression, et à tolérer les idées dissidentes avant le début des JO. Le groupe s’est déclaré peu convaincu par les promesses des autorités. L’alliance organise un rassemblement le 7 juillet 2008 à Hong Kong.

03.07 - Les Verts européens lancent un blog sur les droits de l’homme pendant les JO

Dans le cadre de sa campagne "Des droits olympiques pour des jeux plus humains", le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen lance un blog afin d’échanger, de discuter et d’aider à faire avancer la situation des droits de l’homme en Chine.(http://www.super-fi.eu/olympicrights/)

03.07 - Le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda assistera à la cérémonie d’ouverture des JO

Le 2 juillet 2008, des collaborateurs du Premier ministre Yasuo Fukuda ont confirmé qu’il assisterait à la cérémonie d’ouverture des JO. Il annoncera sa décision la semaine prochaine au président chinois Hu Jintao.

03.07 - Students for free Tibet appellent les sportifs à soutenir le Tibet

Les étudiants de l’ association Students for free Tibet (SFT) lancent une campagne intitulée Athlete Wanted afin de mobiliser les athlètes souhaitant soutenir les Tibétains pendant les JO. SFT rassemble des fonds qui permettront de publier sa campagne dans des journaux internationaux pour toucher un large public.

02.07 - La campagne des Jeux olympiques aux couleurs de l’Europe

Dans la nuit du 30 juin au 1 er juillet, des militants de Reporters sans frontières ont déployé à Paris un drapeau de la campagne "Pékin 2008" au pied de la Tour Eiffel, illuminée aux couleurs de l’Europe. Au même moment, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, procédait à l’inauguration de cet événement conçu dans le cadre de la présidence française du Conseil européen.

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30.06 - La réouverture du Tibet concerne aussi les journalistes étrangers

Le 26 juin 2008, le gouvernement chinois a confirmé que la réouverture du Tibet ne s’appliquait pas seulement aux touristes étrangers mais aussi aux journalistes étrangers. Cette information n’avait pas été livrée.

30.06 - La Chine doit respecter les droits de l’homme pendant les JO

Six semaines avant la cérémonie d’ouverture, le Conseil de l’Europe a appelé la Chine à mieux respecter les droits de l’homme. À la veille des JO, les citoyens chinois souffrent plus que jamais de la censure sur Internet, ne peuvent pas s’exprimer librement devant les journalistes étrangers ni pratiquer leur religion comme bon leur semble.

26.06 - Le prince héritier Philippe de Belgique assistera à la cérémonie d’ouverture des JO

Le prince héritier Philippe a répondu présent à l’invitation du Comité olympique belge (COIB) pour représenter la Belgique à Pékin. La décision intervient après maintes divisions et de longs débats au sein des partis politiques, partagés entre une présence en Chine et un boycott.

26.06 - Des Ouïghours appellent au boycott des JO de Pékin

Le 25 juin 2008, des immigrés ouïghours ont manifesté à Tokyo pour appeler au boycott des JO de Pékin. Les manifestants ont arboré des banderoles portant des messages tels que " Pas de droits de l’homme, pas d’olympiades." Cet événement intervient quelques jours après le passage de la flamme dans la province du Xinjiang où les habitants ouïghours n’avaient pas eu le droit de sortir de chez eux pendant la manifestation.

26.06 - Le Tibet ouvre de nouveau ses frontières aux touristes étrangers

Depuis les manifestations qui ont débuté le 14 mars 2008 au Tibet, la région était interdite d’accès aux étrangers. « Désormais le Tibet est ouvert à l’ensemble des voyageurs, nationaux comme étrangers », a déclaré le porte-parole de l’Office de tourisme du Tibet, Liao Lisheng. Ces trois mois de " fermeture du Tibet " ont alimenté des réticences de la part des voyageurs à se rendre dans la région qui a tiré, en 2007, 14% de ses revenus du tourisme. Liao Lisheng insiste sur le fait que le relais de la flamme a « consolidé les bases d’une société stable ». Il parle d’une « société tibétaine harmonieuse », de marchés « en pleine explosion » ainsi que d’un « environnement magnifique ». Le responsable n’a pas précisé si les journalistes étaient autorisés à se rendre au Tibet.

26.06 - Le parcours international de la flamme paralympique n’aura pas lieu

Le 25 juin 2008, le gouvernement chinois a décidé d’annuler le parcours de la flamme paralympique à l’étranger et de le restreindre au territoire chinois. Londres, Vancouver, Sotchi et Hong Kong, villes hôtes des JO, étaient des étapes clefs de ce parcours. La raison officielle de l’annulation du passage de la flamme paralympique à l’étranger est le tremblement de terre qui a ravagé le Sichuan.

24.06 - Des manifestants sur le toit du CNOSF à Paris

Le 20 juin, des militants pro-Tibétains ont déployé des banderoles sur le toit du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à Paris pour dénoncer le passage de la flamme olympique au Tibet. Ils ont demandé au Comité olympique français « d’exiger de la Chine qu’elle respecte les droits de l’homme et qu’elle annule le passage de la flamme au Tibet occupé ». Les banderoles portaient les slogans « Liberté au Tibet » et « Chine hors du Tibet ».

20.06 - Le Premier ministre australien assistera à la cérémonie des JO

Invité personnellement par le président chinois Hu Jintao, le Premier ministre australien Kevin Rudd a déclaré qu’il assisterait à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Il a annoncé son soutien à « l’équipe olympique australienne, qui sera la plus importante jamais envoyée à des Jeux Olympiques à l’étranger." Le gouverneur général, Sir Michael Jeffery, assistera à la cérémonie de clôture de J.O.

20.06 - Quand Hu Jintao s’adresse aux internautes

Pour la première fois, le président chinois Hu Jintao a souhaité répondre en personne aux questions des internautes. Dans les locaux du journal officiel Le Quotidien du peuple, Hu Jintao devait répondre à 300 questions sélectionnées à l’avance, mais en réalité les internautes ont dû se satisfaire de cette brève réponse : « Quand je vais sur Internet, je m’intéresse d’abord aux nouvelles de la Chine et de l’étranger, ensuite je souhaite comprendre les problèmes et points de vue des internautes. Enfin, je lis leurs opinions sur le travail du parti et du gouvernement. » En fait, aucune question de fond, politique ou économique gênante, n’a été posée à Hu Jintao. Celui-ci a répondu à des questions anodines du type : « Quelles informations consultez-vous sur Internet ? » ou encore « Parvenez-vous à lire toutes les questions que les internautes vous adressent ? » avant de s’éclipser, en raison d’un emploi du temps chargé. « Je n’ai malheureusement pas le temps de répondre à plus de questions des internautes, mais je les invite à m’envoyer leurs suggestions, je les lirai attentivement et les étudierai. »

19.06 - Passage express de la flamme au Tibet

Le parcours de la flamme olympique au Tibet, originellement prévu sur 3 jours, du 19 au 21 juin, a été écourté à une journée, le samedi 21 juin. La région du Tibet est une étape particulièrement sensible, encore plus depuis les soulèvements contre le gouvernement et la répression de mars dernier. Mme Zhu Jing, porte-parole du BOCOG, a refusé de révéler si la raison de ce changement de parcours de la flamme était liée à des craintes concernant la sécurité. Les autorités chinoises multiplieraient les arrestations arbitraires afin de prévenir les protestations qui pourraient se produire samedi. « Nous allons conclure nous-mêmes des accords pour la couverture médiatique du relai de la flamme à Lhasa. », a déclaré Mme Zhu Jing. Seuls 50 journalistes étrangers ont été autorisés à couvrir l’événement à Lhasa, interdite aux journalistes étrangers depuis trois mois.

19.06 - La population interdite de flamme à Kashgar

Les autorités ont interdit à la population dans de larges périmètres d’assister au passage de la flamme dans les rues de Kashgar. « Nous n’avons pas été autorisés à descendre dans la rue », déclare une femme ouighour à un journaliste étranger. Les habitants ont dû suivre les manifestations devant leur poste de télévision, un spectacle effectué sous la surveillance des soldats postés tous les 30 mètres. Dans ce contexte de sécurité renforcée, les autorités ont défendu aux journalistes étrangers d’adresser la parole aux habitants. Reporters sans frontières déplore ce manquement à la liberté d’expression.

18.06 - L’Autriche envisage de boycotter la cérémonie d’ouverture

Le gouvernement autrichien a annoncé qu’il allait boycotter la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin pour s’élever contre la violation des droits de l’homme au Tibet. Si la situation ne s’améliore pas significativement, le secrétaire d’Etat aux Sports a annoncé qu’il n’assisterait pas à la cérémonie, même s’il compte être présent à Pékin pendant les JO.

18.06 - La flamme olympique sous haute surveillance dans le Xinjiang

Les autorités chinoises ont pris des mesures exceptionnelles visant à renforcer la sécurité dans la région musulmane du Xinjiang, redoutant des manifestations ou des actions terroristes lors du passage de la flamme. Le Xinjiang, région peuplée de Ouïghours, des musulmans turcophones, est considéré comme une étape particulièrement sensible. Pour prévenir les soulèvements, les autorités auraient interpellé des milliers de personnes et recommandé aux habitants d’éviter les contacts avec les étrangers, notamment les journalistes. Le gouvernement a même signifié aux journalistes étrangers qu’ils ne pourraient observer la flamme que d’un seul point de vue, lors du parcours de 12km dans la ville.

17.06 - La BBC ne cachera aucune image de protestation

La BBC, détentrice des droits de retransmission des Jeux olympiques pour le Royaume-Uni, a affirmé qu’elle diffuserait tous les événements liés aux Jeux, mouvements de protestation compris. Selon le Daily Telegraph, Dave Gordon, responsable des sports à la BBC, a déclaré : « Le BOCOG évite la question. Il ne s’engage pas et refuse de dire s’il couvrira les protestations ou non. Il met l’accent sur la couverture des événements sportifs. Je pense que nous devons tirer nos propres conclusions. » Selon Dave Gordon, la situation pour les chaînes de télévision est devenue plus difficile que lors des Jeux de Moscou de 1980.

17.06 - Publication en anglais des instructions légales pour les étrangers avant les JO

Le 5 juin, l’organisation Human Rights in China (http://www.hrichina.org/public/index) a publié l’intégralité du document diffusé par les autorités chinoises à l’intention des visiteurs étrangers pendant les JO. Paru le 2 juin, ce document juridique interdit par exemple l’entrée à tout individu malade du Sida ou en possession de "documents interdits".

09.06 - Un alpiniste porte le t-shirt de Pékin 2008 au pied de l’Everest

Un alpiniste européen a récemment porté le t-shirt "Pékin 2008" de Reporters sans frontières au camp de base de l’Everest, situé à 5360 mètres d’altitude du côté népalais. L’alpiniste qui a préféré rester anonyme, a évité les contrôles de l’armée népalaise qui, assistée par des officiels chinois, a renforcé la présence de soldats dans la zone de l’Everest pour empêcher la présence de militants pro-tibétains.

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05.06 - Un rassemblement commémoratif du 4 juin dispersé

La commémoration du 19ème anniversaire de la répression des étudiants a été marqué par des arrestations à Guiyang (Guizhou), où quelques dizaines de dissidents, rassemblés autour de Chen Xi, avaient prévu de manifester silencieusement.

La police, prévenue de la veillée organisée sur la Place des droits du citoyen, a effectué des arrestations préventives parmi les participants annoncés. Certains, comme Chen Defu, ont été conduits au poste de police. D’autres ont été empêchés de quitter leur domicile. Les policiers, en civil et en uniforme, ont filmé le rassemblement. Même en petit comité, Shen Younian et une poignée de dissidents ont honoré la mémoire des victimes.

04.06 - Le BOCOG publie un règlement pour les étrangers présents lors des JO

Le Comité organisateur des JO de Pékin (BOCOG) a publié, le 3 juin 2008, sur son site en chinois, une série de cinquante-sept mesures pour les étrangers présents en Chine au moment des Jeux. Parmi les recommandations figurent l’interdiction de toute manifestation allant à l’encontre des intérêts politiques ou culturels de la Chine, ainsi que la proscription de tout matériel imprimé, films, photos ou autre susceptibles de perturber les "standards moraux" de la population chinoise.

30.05 - "A vous, la dizaine d’agents qui me surveillez 24h/24, qu’il vente, qu’il grêle..."

L’épouse de Hu Jia, Zeng Jinyan, a publié sur son blog (http://zengjinyan.spaces.live.com), le 30 mai 2008, une lettre ouverte aux policiers en charge de sa surveillance. Elle y évoque le harcèlement qu’elle et ses proches subissent quotidiennement. Un réquisitoire dans lequel elle prie les agents de "ne plus harceler les voisins, de ne plus la suivre, de permettre à sa fille de vivre normalement et de ne plus empêcher ses proches de lui rendre visite". "L’élaboration d’un état de droit nécessite un effort permanent, englobant des considérations d’humanisme, et le respect des libertés fondamentales", ajoute-t-elle. Enfin, elle déplore le transfert le 8 mai dernier de Hu Jia dans une prison de Tianjin, à près de deux cents kilomètres de Pékin.

29.05 - Le journaliste Li Changqing empêché de recevoir un prix en Suède

Li Changqing, ancien rédacteur en chef du quotidien Fuzhou, emprisonné entre 2004 et février 2008, s’est vu empêché de recevoir à Stockholm le prix de la Plume d’or de la liberté, décerné par la World Association of Newspapers (WAN). Privé de son statut civique, Li Changqing avait confié à son épouse, Bao Dingling, le soin de se rendre à la cérémonie en Suède. Son passeport ainsi que celui de sa fille ont été confisqués à l’aéroport de Pékin. Timothy Balding, le président du WAN, y voit un "nouvel abus de pouvoir honteux de la part des autorités chinoises" .

29.05 - Des Chinois tenus à l’écart de la flamme olympique à Shanghai

Les autorités shanghaiennes ont exercé une répression ciblée sur quelques citoyens à l’occasion du passage de la flamme olympique, les 23 et 24 mai derniers. Parmi les personnes qui avaient refusé de signer le registre interdisant toute manifestation sur le passage de la flamme, une vingtaine de personnes ont été placées en résidence surveillée, dès le 19 mai. Parmi ces personnes, Shen Peilan a été passée à tabac dans la rue par quatre individus qui l’ont ensuite amenée au poste de police où elle a passé plusieurs heures. Elle n’a pu déposer de plainte, ne présentant pas de signes extérieurs d’agression physique. Cai Wenjun, interpellée par les autorités le 20 mai, a été empêchée de participer aux activités liées au passage de la flamme. Une fois relâchés, ces dissidents ont exprimé leurs griefs quant à la tenue des Jeux en Chine. "Nous voulons les droits de l’homme, pas les JO", ont-ils rappelé.

28.05 - le président suisse Pascal Couchepin assistera à la cérémonie d’ouverture des JO

Le président suisse Pascal Couchepin a confirmé, le 27 mai 2008, qu’il se rendrait à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Après avoir hésité quant à la position à adopter suite aux émeutes de Lhasa, la représentation suisse a finalement estimé qu’il était "naturel que le président de la Confédération helvétique assiste à l’ouverture des Jeux, notamment du fait de la domiciliation du Comité international olympique (CIO)".

23.05 - Le blogueur Guo Quan condamné à dix jours de prison

Le blogueur Guo Quan a été arrêté à la sortie de son domicile par les autorités de Nanjing, le 18 mai 2008, en raison de la publication sur Internet d’articles jugés "politiquement incorrects". Il a été condamné à dix jours de détention.

"Guo Quan vit en résidence surveillée depuis le mois de février 2008. Nous demandons aux autorités de cesser leurs mesures d’intimidation envers ce blogueur qui ne fait qu’user de son droit à la liberté d’expression", a déclaré l’organisation.

Ancien professeur de philosophie à l’université de Nanjing, Guo Quan a affirmé son intention de porter plainte contre l’entreprise américaine Google. Le géant d’Internet a banni son nom de son moteur de recherches en chinois (http://www.google.cn) suite à l’appel qu’il avait lancé sur son blog à la fin de l’année 2007 en vue de la création d’un parti politique, le New People’s Party. Il reproche à l’entreprise de ne pas l’avoir prévenu avant de censurer son nom. En novembre 2007, il avait été renvoyé de sa chaire à l’université car il publiait régulièrement des lettres ouvertes sur son blog appelant le gouvernement à entamer des réformes démocratiques.

20.05 - Le relais de la flamme olympique interrompu en hommage aux victimes du séisme au Sichuan

Le Comité d’organisation pour les Jeux olympiques de Pékin (BOCOG) et le Comité international olympique (CIO) ont conjointement décidé de marquer une pause dans le relais de la flamme olympique en Chine continentale, du 19 au 21 mai 2008, durant les trois jours de deuil national décrétés par les autorités de Pékin, en hommage aux victimes du séisme au Sichuan.

Le tremblement de terre de magnitude 8 sur l’échelle de Richter qui a frappé le sud-ouest de la Chine, le 12 mai dernier, a fait près de 40 000 morts dans la province du Sichuan, selon les dernières estimations officielles. Le bilan de la catastrophe devrait amplement dépasser la barre des cinquante mille victimes, alors que 32 000 personnes sont toujours portées disparues et que 236 000 autres ont été blessées.

16.05 - Une journaliste et un caméraman finlandais interpellés par la police chinoise

La journaliste Pirkko Pöntinen et son caméraman Mika Mattila, de la télévision publique finlandaise YLE, ont été interpellés, le 16 mai 2008, dans la province du Henan, où ils comptaient réaliser un reportage sur la vie d’un ouvrier engagé sur le chantier olympique. Il aura fallu l’intervention de l’ambassade de Finlande à Pékin pour faire relâcher les prévenus.

16.05 - L’écrivain Chen Daojun placé en détention

L’essayiste Chen Daojun, originaire de Chengdu (capitale du Sichuan) a été arrêté, le 9 mai 2008, pour "tentative de subversion du pouvoir de l’Etat", alors qu’il avait pris part à un rassemblement pour dénoncer une menace environnementale. Auteur d’un article publié le 5 mai sur YiBao (ChinaE), site Internet de la diaspora, le militant écologiste réclamait l’arrêt des activités d’une usine pétrochimique située à une quarantaine de kilomètres de la ville.

Une dizaine de policiers ont interpellé Chen à son domicile. Ils ont ensuite saccagé ses affaires personnelles, avant de l’emmener au poste. Selon l’organisation des écrivains indépendants Chinese PEN, il s’agirait d’une "nouvelle manifestation de paranoïa de la part des autorités à l’égard des dissidents, à l’approche des Jeux olympiques".

07.05 - Les médias chinois ne parlent pas des problèmes de la flamme olympique à Hainan

La flamme olympique a rejoint Sanya, capitale de la province chinoise du Hainan, le 4 mai 2008. Selon Associated Press, la flamme s’est éteinte alors que le premier porteur du flambeau, l’athlète Yang Yang se mettait en route. Les chaînes de télévision n’ont pas rendu compte de l’incident, cadrant la foule jusqu’à ce que la flamme soit rallumée.

07.05 - Rebiya Kadeer dénonce une féroce répression au Xinjiang à l’approche des JO

Rebiya Kadeer, principale figure de la communauté ouïghoure, exilée aux Etats-Unis, a dénoncé, le 6 mai 2008, la répression accrue des autorités chinoises dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), quelques jours avant le passage de la torche olympique à Urumqui. Selon un autre dirigeant ouïghour en exil, plus de dix mille personnes ont été interpellées ces derniers jours, au motif qu’elles étaient "suspectes".

Rebiya Kadeer, qui a été emprisonnée entre 1995 et 2001, reproche aux autorités chinoises d’entretenir d’une part les accusations de terrorisme à l’encontre de la communauté turcophone et de profiter, d’autre part, de la tenue des Jeux olympiques pour renforcer la pression et l’acculturation.

07.05 - La famille de Hu Jia autorisée à le voir en prison

Le 4 mai 2008, Hu Jia a enfin pu recevoir la visite de sa sœur, sa mère et son épouse Zeng Jinyan, qui avaient été prévenues quelques heures plus tôt par les services de sécurité. Ils se sont entretenus durant une demi-heure. Hu Jia a dit qu’il allait être transféré vers une autre prison.

Bouddhiste, il suit un régime végétarien qui le réduit à manger du gruau et du pain à chaque repas. Hormis le rythme de vie monotone et la rareté des sorties en plein air, Hu Jia a montré un meilleur moral que lors des visites précédentes. En réponse à sa grande sœur qui l’interrogeait sur son sentiment quant à sa peine, il a estimé que son incarcération était "inévitable". Zeng Jinyan lui a fait part du soutien de l’extérieur, notamment de ses proches et amis.

Hu Jia a insisté auprès de son épouse : "Tu dois retrouver la liberté totale afin de vivre dignement."

06.05 - La mère du fondateur du Parti démocrate chinois, Wang Bingzhang, demande la grâce de son fils avant les JO

Wang Guifang, la mère de Wang Bingzhang, le fondateur du Parti démocratique de Chine, condamné à perpétuité en 2002, a récemment sollicité les autorités chinoises, dans l’espoir d’obtenir une remise de peine pour son fils. Dans une lettre adressée du Canada au président Hu Jintao, le 1er mai 2008, la dame, âgée de quatre-vingt-huit ans, a dénoncé les conditions déplorables de détention infligées à son fils, qui est placé en isolement total à la prison de Canton. Il souffre de plusieurs allergies dues à l’environnement carcéral et de paralysies ponctuelles.

05.05 - Mobilisation parisienne pour le Tibet, le samedi 10 mai

La communauté tibétaine de France appelle les Parisiens à se mobiliser pour des avancées concrètes au Tibet, lors d’une marche de solidarité, organisée le samedi 10 mai à partir de 14h30, entre la Place Denfert-Rochereau et le Mur de la Paix du Champs de mars.

Les revendications concernent l’ouverture d’un dialogue direct entre Pékin et le dalaï-lama, le libre accès au Tibet pour la presse étrangère et des enquêteurs internationaux, la libération immédiate de tous les prisonniers et le respect de la liberté d’expression. Plus d’informations sur : www.tibetan.fr

30.04 - Quatre militants, dont un chinois et un tibétain, refoulés de Hong Kong

Deux jours avant l’arrivée de la flamme olympique, des militants des droits de l’homme ont été empêchés d’entrer à Hong Kong. Parmi eux figurent le secrétaire général de l’association d’écrivains Independant Chinese Pen Centre, Zhang Yu, en provenance d’Europe, ainsi que des membres d’un mouvement canadien Students for free Tibet, Tsering Lama et Kate Woznow et le membre du service de presse de l’ONG Free Tibet Campaign, Matt Whitticase. Ils étaient attendus pour des conférences sur la liberté de la presse et devaient rencontrer des journalistes pour discuter de la situation au Tibet.

"2008 est l’année où la Chine est censée s’ouvrir au monde à l’approche des Jeux olympiques. Mais partout où l’on regarde, elle ferme la porte", a dénoncé M. Whitticase. L’Association des journalistes de Hong Kong (HKJA) a également critiqué ces décisions.

29.04 - Un artiste danois accuse la Chine après avoir été refoulé de Hong Kong

Des membres du parti danois protibétain "Couleur Orange" ont été refoulés par les autorités hongkongaises, le 28 avril 2008, alors qu’ils souhaitaient participer à une manifestation organisée en marge du passage de la flamme olympique, prévu le 2 mai. L’un d’eux, artiste et défenseur des droits de l’homme, Jens Galschiøt, devait peindre son œuvre commémorant le massacre de la place Tiananmen de 1989, "La colonne de la honte", à l’université de Hong Kong. Il a estimé que "Hong Kong n’échappait pas à la mainmise de Pékin [...] qui ne souhaite aucune critique lors du passage de la flamme olympique".

29.04 - Des élus municipaux d’une ville d’Indre-et-Loire se prononcent en faveur des droits de l’homme en Chine

Le conseil municipal de Notre Dame d’Oé et son maire Jean-Luc Galliot ont adopté, le 8 avril 2008, un "vœu pour le respect des droits de l’homme en Chine et au Tibet". Les élus municipaux expriment leur engagement aux côtés des militants et sportifs, en épinglant la ligne de conduite du CIO. Ils appellent le gouvernement français à manifester son désaccord en "adressant un message clair aux autorités chinoises et en envisageant de ne pas se rendre à la cérémonie d’ouverture". Reporters sans frontières salue cette initiative.

28.04 - Un journaliste blessé par des manifestants chinois lors du passage de la flamme en Corée du Sud

Des milliers d’étudiants Chinois se sont heurtés aux 8300 policiers sud-coréens mobilisés lors du passage de la flamme olympique à Séoul, le 27 avril 2008. Quelques-uns ont notamment lancé des bouteilles, des morceaux de bois, des pierres et des canettes sur des opposants aux JO et des manifestants nord-coréens.

La principale altercation est survenue peu de temps après le départ du premier relayeur du Parc Olympique de Séoul, qui avait accueilli les Jeux de 1988. Des Chinois présents sur place s’en sont pris aux 150 manifestants sud-coréens et réfugiés nord-coréens qui criaient "Pas de droits de l’homme, pas de Jeux olympiques". Le photographe d’ un journal sud-coréen a dû être emmené à l’hôpital après avoir reçu une pierre à la tête, selon le Korea Times.

Le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Lee Yong-joon, a remis un message à l’ambassadeur de Chine à Séoul, Ning Fukui, dans lequel le gouvernement exprime "son profond regret face aux actes radicaux de certains jeunes Chinois durant le relais de la torche".

25.04 - Demande de remise de peine pour Hada dont l’état de santé s’aggrave

La famille de Hada, directeur de publication, a de nouveau dénoncé ses conditions de détention déplorables, à l’issue d’une visite à la prison de Chifeng (Mongolie intérieure). Cet intellectuel de la minorité mongole, âgé de 52 ans, est sérieusement atteint d’un mal qui n’a fait l’objet d’aucun diagnostic sérieux. De plus, son bassin le fait souffrir et ses rations de nourriture ont récemment été diminuées. Il ne peut sortir de son bâtiment et est privé de lecture.

Hada, condamné, en 1995, à 15 ans de prison pour "séparatisme" et "espionnage", a récemment exprimé le souhait de faire de nouveau appel du verdict. Les autorités carcérales s’y sont opposées.

24.04 - Les médias en partie écartés de l’étape australienne de la flamme olympique

Reporters sans frontières déplore les restrictions imposées aux médias lors du passage de la flamme olympique, le 24 avril 2008, à Canberra.

Les organisateurs australiens du relais ont prévenu à plusieurs reprises que seuls les journalistes des groupes de médias - Channel 7 et Macquarie Radio - qui ont acheté les droits de retransmission des Jeux seraient autorisés à suivre le relais à l’intérieur même du cordon de sécurité.

Les autorités australiennes ont également mis en place des mesures de sécurité exceptionnelles, incluant un "mur d"acier" de 16 kilomètres de barrières, la mobilisation de la moitié des forces de police de Canberra, des centaines d’agents fédéraux et un convoi motorisé de 18 véhicules. Le parcours de la flamme a déjà été changé dix fois et comprendrait encore quatre nouvelles options si nécessaire.

Les organisateurs ont reconnu que l’étape australienne du parcours de la flamme devrait coûter près de 2 millions de dollars, soit deux fois la somme prévue initialement. Environ 3000 étudiants Chinois et des centaines de sympathisants de la cause tibétaine sont attendus le long du parcours.

22.04 - Hu Jia et le dalaï-lama, "citoyens d’honneur" de la ville de Paris

Reporters sans frontières se réjouit de la décision du Conseil de Paris d’élever, le 21 avril 2008, le dissident Hu Jia et le dalaï-lama au rang de "citoyen d’honneur" de la ville de Paris.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a personnellement proposé l’attribution du titre honorifique au chef spirituel du Tibet. Des élus de l’opposition n’ont pas participé au vote. L’ambassadeur de Chine avait envoyé une lettre agressive au président de chaque groupe politique du Conseil de Paris pour les dissuader de soutenir la proposition du maire. L’information rendue publique par le cabinet de Bertrand Delanoë a été confirmée par l’ambassade de Chine en France.

Le militant Hu Jia, condamné le 3 avril 2008 à trois ans et demi de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat", a été honoré par les élus parisiens, sur une proposition du groupe des Verts. Reporters sans frontières demande la libération de cette figure emblématique du combat pour les droits de l’homme en Chine, engagée dans la défense des malades du Sida, de l’environnement et de la liberté d’expression.

Au même moment, l’Association des journalistes de Hong Kong a lancé une pétition en ligne pour demander la libération de Hu Jia : www.hkja.org.hk

Hu Jia et le dalaï-lama rejoignent comme "citoyens d’honneur" de la ville de Paris l’otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt, l’opposante birmane Aung San Suu Kyi et le prisonnier américain Mumia Abu-Jamal.

22.04 - Campagne des Mères de Tiananmen avant les JO

Le 17 avril 2008, l’association des Mères de Tiananmen a enjoint le gouvernement chinois de respecter ses engagements, pris en 2001, en matière de droits de l’homme, en réitérant sa demande de reconnaissance et de réparation des violences de juin 1989.

La lettre ouverte au titre évocateur "Un monde, un rêve, des droits de l’homme pour tout le monde", détournant le slogan officiel des JO de Pékin "Un monde, un rêve", précède l’arrivée du flambeau olympique sur le sol chinois, le 2 mai à Hong Kong, apothéose de la "marche de l’harmonie", selon les autorités.

22.04 - Un Pékinois interpellé pour s’être opposé à la destruction de son domicile dans la zone olympique

Des habitants du quartier Yangshan, dans le district de Chaoyang à Pékin, ont été expulsés manu militari de leur domicile, afin de laisser place à des installations pour les JO. L’un d’entre eux, Wang Lianming, a été détenu au poste de police. Quelque deux cents policiers et vigiles sont intervenus pour garantir la démolition des maisons.

Selon l’organisation Chinese Human Rights Defenders (CHRD), Wang Lianming a été arrêté car il voulait filmer la scène. Les policiers l’ont alors mis à terre, menotté et lui ont confisqué son appareil photo, tout en l’avertissant qu’il risquait entre cinq et quinze jours de détention. Il a été relâché quelques heures plus tard.

Selon l’organisation Civil Rights and Livelihood, la famille n’avait pas été prévenue de la décision de justice prononcée par le Tribunal du district de Chaoyang. Ces expropriations ne donnent pas lieu à des compensations, et sont donc en violation de l’article 11 du Pacte international sur les droits sociaux, économiques et culturels, ratifié par la Chine.

L’organisation CHRD a exhorté le gouvernement chinois à cesser les expulsions forcées, pratiquées dans le cadre de la construction du nouveau Pékin pour les JO.

21.04 - "Sécurité absolue" pour le passage de la flamme olympique à Hô Chi Minh-Ville

Le Premier ministre vietnamien, Nguyn Tan Dung, a appelé, le 20 avril 2008, à une "sécurité absolue" lors du passage de la flamme à Hô Chi Minh-Ville, le 29 avril, mettant en garde contre des "forces hostiles" toujours prêtes à troubler l’ordre public, selon le site Internet du gouvernement.

"La sécurité du passage de la flamme à Hô Chi Minh-Ville doit être absolue et nous ne devons laisser se produire aucun incident", a déclaré le chef du gouvernement, lors d’une réunion avec des ministres et des responsables locaux. L’allié de la Chine souhaite faire du parcours de la flamme sur son territoire un témoignage "de l’amour du sport" et de "l’amitié spéciale entre le Viêt-nam et la Chine".

21.04 - Raymond Domenech appelle les téléspectateurs à boycotter les retransmissions des Jeux olympiques

Dans un entretien publié dans l’édition du Monde du 19 avril 2008, le sélectionneur de l’équipe de France de football, Raymond Domenech, a dénoncé l’hypocrisie qui entoure la question de l’engagement des athlètes en faveur des droits de l’homme. Il a invité les Français qui protestent contre la situation des droits de l’homme en Chine à boycotter les retransmissions télévisées des JO.

"Les Français disent qu’ils ne veulent pas des JO parce que c’est scandaleux par rapport aux droit de l’homme en Chine. Je dis aux gens : “Si vous êtes contre les Jeux en Chine, alors ne les regardez pas et éteignez votre télé !”", a déclaré le sélectionneur des Bleus, en assurant qu’il ne regardera pas les Jeux.

Le directeur des sports de France Télévisions, Daniel Bilalian, a répondu à Raymond Domenech, à l’antenne de France Info, le 18 avril, en défendant l’opportunité médiatique que représentent les Jeux olympiques pour de nombreux athlètes amateurs.

18.04 - Un célèbre temple bouddhiste japonais refuse d’accueillir la flamme olympique

Le temple bouddhiste Zenkoji de Nagano, qui devait servir de point de départ au relais de la flamme olympique au Japon, le 26 avril 2008, s’est soustrait du parcours à cause de la situation au Tibet. Les moines se disent "très inquiets" face à la "répression" contre les chefs religieux tibétains.

"Nous sommes les mêmes bouddhistes que les Tibétains", a expliqué un moine à l’agence japonaise Jiji. Les organisateurs du relais à Nagano ont déclaré le 18 avril, lors de l’annonce de la décision du temple, qu’ils respectaient cette décision et qu’ils allaient changer le point de départ.

Les autorités avaient déjà annulé, pour des raisons de "sécurité", le concert qui devait clôturer le relais dans le stade olympique de Nagano. Les trois sponsors de l’étape nippone du relais ont décidé, pour leur part, de ne pas faire rouler de véhicules promotionnels sur le parcours, tout en niant tout lien avec la question tibétaine.

18.04 - La Chine tente de "canaliser" les réactions nationalistes

Alors que la campagne anti-occidentale prend de l’ampleur en Chine, suite aux manifestations successives qui ont égrené le parcours de la flamme olympique en Europe et aux Etats-Unis, Pékin a appelé la population chinoise, le 17 avril 2008, à travers l’agence officielle Chine Nouvelle, à réfréner ses ardeurs patriotiques.

Dans un commentaire diffusé uniquement en chinois, l’agence de presse a déclaré que "les actions viles de certains Occidentaux ont provoqué une vive colère et une forte ferveur patriotique", avant d’ajouter que "la ferveur patriotique doit être canalisée de manière rationnelle et doit se transformer en action efficace".

La Chine souhaite endiguer une vague de protestations qu’elle a longtemps encouragées et qui se propage sur Internet, sous la forme de campagnes de diffamation des médias occidentaux et d’appels au boycott des entreprises françaises, dont le géant de la grande distribution Carrefour.

18.04 - Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek boycottera la cérémonie d’ouverture des JO

Le chef du gouvernement tchèque, Mirek Topolanek, a déclaré, le 16 avril 2008, qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin, pour des raisons d’éthique politique. Il avait établi plus tôt un parallèle entre les Jeux olympiques de Berlin de 1936 qui avaient, selon lui, servi de vitrine au régime nazi, et les olympiades de Pékin. Le ministre de l’Education et des Sports, Ondrej Liska, ainsi que le maire de Prague, Pavel Bem, soutiennent la position de Mirek Topolanek. Quant au président tchèque, il ne se rendra pas à Pékin le 8 août, pour des raisons de santé.

18.04 - Le Parlement belge s’attire les foudres de l’ambassade de Chine en Belgique

L’ensemble des groupes parlementaires belges ont dénoncé, le 16 avril 2008, la situation des droits de l’homme en Chine. Déposée à l’initiative des parlementaires Xavier Baeselen et Hilde Vautmans, une résolution enjoint le gouvernement belge à "envisager une position européenne commune manifestant le rejet et la critique de la politique chinoise en matière des droits humains, sociaux et environnementaux, sans exclure, en fonction de l’évolution de la situation, un boycott politique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin". Le texte appelle également à l’ouverture du dialogue avec le dalaï-lama.

L’ambassadrice de Chine à Bruxelles, Zhang Qiyue, s’est insurgée en réclamant que la Chine devrait être considérée comme un "pays ordinaire". "Vous vous trompez. Vous ne voulez pas que la Chine s’ouvre", a-t-elle ajouté.

En réponse aux critiques de l’ambassadrice, le député Xavier Baeselen a indiqué que le texte ne visait pas à demander l’arrêt des relations bilatérales et encore moins des échanges commerciaux mais à dire au gouvernement belge ce que les parlementaires attendent des relations avec la Chine. "Et même s’il y a des progrès enregistrés, il y a encore du chemin à parcourir", a-t-il conclu. "Les violations durent depuis plus de trente ans. Je pense qu’on a dépassé l’âge de maturité", a indiqué le député Bruno Tuybens, ancien président d’Amnesty International en Belgique.

17.04 - La Chine appelée à ne pas renvoyer les réfugiés nord-coréens dans leur pays

Avant les Jeux olympiques, des parlementaires américains ont demandé, le 15 avril 2008, à la Chine de stopper le rapatriement de réfugiés nord-coréens vers leur pays d’origine. Environ 300 000 Nord-Coréens victimes de persécutions auraient quitté leur pays pour se réfugier en Chine, où ils sont considérés comme des migrants économiques. Certains réfugiés sont rapatriés de force par les forces de l’ordre chinoises et des centaines de femmes nord-coréennes sont les victimes de réseaux d’esclavage.

Une commission américaine qui défend la liberté religieuse a rendu public un rapport intitulé "Prison sans barreaux", qui dresse un constat accablant sur les traitements déplorables infligés aux croyants

16.04 - La judoka allemande Yvonne Bönisch boycottera la cérémonie d’ouverture des JO

La championne olympique de judo, Yvonne Bönisch, a déclaré, le 15 avril 2008, ne pas souhaiter se rendre à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Elle entend ainsi "envoyer des signaux forts" pour protester contre les violations des droits de l’homme en Chine. L’athlète s’est prononcée contre le boycott total des JO et elle compte participer aux épreuves avec un bracelet bleu ou vert, crée par la délégation allemande, portant l’inscription "Sports for Human rights" (Les sports pour les droits de l’homme).

16.04 - Le président estonien Toomas Hendrik Ilves n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO

Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a déclaré, le 28 mars 2008, qu’il n’assisterait pas aux cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux de Pékin, sans toutefois invoquer la crise au Tibet et la situation des droits de l’homme comme raison de son désistement.

15.04 - L’avocat de Hu Jia empêché de rencontrer son client

Reporters sans frontières est choquée par les procédés employés par les autorités chinoises pour empêcher le dissident Hu Jia de faire appel de sa condamnation. Le 14 avril, dix jours après l’annonce du verdict, l’un des avocats de Hu Jia, Li Fangping, s’est vu refuser l’accès à la cellule de son client. Selon les autorités, Hu Jia était absent pour "examen médical préalable à l’entrée en prison". Le 15 avril 2008, l’avocat s’est également vu refuser une visite au motif que le délai d’appel avait expiré.

L’avocat a voulu lui transmettre en urgence les documents officiels à signer relatifs à la décision d’appel mais les gardiens ont refusé, sans invoquer de raison. Aucune communication téléphonique n’a été accordée à Hu Jia, dont l’état de santé préoccupe ses proches.

15.04 - Human Rights Watch invite les chefs d’Etat à poser des conditions à leur venue au JO

Le 9 avril 2008, Human Rights Watch (HRW) a appelé les chefs d’Etat à poser des conditions à leur venue en Chine lors des cérémonies d’ouverture et de clôture des Olympiades d’août prochain. L’organisation a stigmatisé le non-respect par la Chine des engagements pris par celle-ci lors de l’attribution des Jeux, en 2001, en matière de liberté d’expression, et dénoncé la violence utilisée au Tibet.

HRW a encouragé les hommes d’Etat à faire pression sur Pékin, afin d’autoriser la venue d’une mission d’investigation internationale au Tibet, d’ordonner l’arrêt des arrestations de dissidents et de la violation de la liberté de la presse, et de donner l’impulsion dans le sens d’une résolution du conflit au Soudan.

"Assister sans poser de conditions reviendrait à un endoctrinement", a précisé Sophie Richardson, responsable Asie de Human Rights Watch, à propos de la centaine de représentants de gouvernements invités à Pékin.

Des enquêtes réalisées par HRW, au cours des derniers mois, ont révélé que dans le cadre de la préparation des Jeux de Pékin, de nombreuses négligences ont été commises par les organismes chinois chargés de l’application de la loi du travail sur les chantiers olympiques, ainsi que des centaines de cas de violations des droits des habitants, expropriés illégalement, sans dédommagement.

14.04 - Nancy Pelosi et les députés européens attaqués par la Chine

Les députés européens sensibles à la question des droits de l’homme en Chine et au Tibet ont été accusés, le 12 avril 2008, de "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises et de soutien affiché à la position séparatiste du dalaï-lama", par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Dans une récente résolution, le Parlement européen avait appelé les autorités chinoises à reprendre le dialogue avec le chef religieux et politique des Tibétains, faisant planer la menace de boycott de la cérémonie d’ouverture.

Par ailleurs, les médias chinois se sont faits le relais des critiques émanant du Comité d’organisation des Jeux olympiques (BOCOG) et du ministère des Affaires étrangères, en qualifiant de "personnalité la plus détestée du peuple chinois", la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, pour son soutien affiché à la cause tibétaine.

14.04 - Manifestation en marge du relais olympique à Buenos Aires

A l’occasion du passage de la flamme olympique à Buenos Aires, le 11 avril 2008, une cinquantaine de partisans de la cause tibétaine et des Chinois du mouvement Falungong se sont rassemblés dans le centre-ville pour manifester en faveur des droits de l’homme en Chine et au Tibet. Un groupe arborant le drapeau chinois et entonnant l’hymne chinois est venu provoquer les manifestants. La tension a été vite dissipée par l’intervention des forces de l’ordre. A Buenos Aires, le relais n’a pas été perturbé.

11.04 - Les candidats à l’élection présidentielle américaine encouragent George W. Bush à boycotter la cérémonie d’ouverture des JO

Les trois candidats encore en lice dans la course à la présidence des Etats-Unis ont appelé le président George W. Bush à ne pas se rendre à Pékin, le 8 août 2008, pour la cérémonie d’ouverture des JO.

La candidate à l’investiture démocrate, Hillary Clinton, a demandé, le 7 avril, au président des Etats-Unis de boycotter la cérémonie si la Chine ne procède pas à "un changement d’attitude majeur" sur le Tibet et le Darfour. La sénatrice de New York a déclaré que le gouvernement américain avait eu tort de "minimiser les droits de l’homme" dans sa politique envers Pékin.

Après avoir récemment confié qu’il était partagé sur l’attitude que devaient adopter les Etats-Unis, Barack Obama a rejoint, le 9 avril, la position de sa rivale démocrate en demandant à son tour à George W. Bush de ne pas se rendre à Pékin le 8 août prochain. Selon le sénateur de l’Illinois, le président des Etats-Unis devrait boycotter la cérémonie "si les Chinois ne prennent pas de mesures pour contribuer à l’arrêt du génocide au Darfour et respecter la dignité, la sécurité et les droits de l’homme du peuple tibétain".

Quant au candidat républicain John McCain, assuré d’obtenir l’investiture de son parti pour la course à la Maison Blanche, il a déclaré, le 10 avril, que, s’il était président, il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des JO "en l’absence de progrès sur un dialogue avec le dalaï-lama et l’arrêt de la répression brutale en cours au Tibet". Le sénateur de l’Arizona a encouragé George W. Bush à reconsidérer sa décision de se rendre à Pékin le 8 août.

11.04 - Tensions entre le CIO et le gouvernement chinois

La responsable de la communication du CIO, Giselle Davies, a déclaré, le 10 avril 2008, que les relations entre le président Jacques Rogge et les autorités chinoises restaient très bonnes et que "le sport et la politique devaient rester dissociés". Cette déclaration fait écho à celle du ministre chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, qui a reproché à Jacques Rogge de faire référence à des "facteurs politiques hors de propos". Selon lui, le respect de la Charte olympique doit primer dans les interventions du CIO.

Suite aux manifestations de soutien au Tibet et à la liberté en Chine qui ont ponctué le parcours de la flamme olympique à Paris, Londres et San Francisco, Jacques Rogge avait reconnu, le 10 avril, que le mouvement olympique "traversait une crise", avant d’assurer aux athlètes que celle-ci serait surmontée. Il a rappelé à la Chine ses engagements, pris avant l’attribution des JO, "à faire avancer la question sociale, notamment les droits de l’homme". "Nous demandons absolument à la Chine de respecter cet engagement moral", a ajouté le président du CIO.

11.04 - La peine du démocrate Zhu Yufu alourdie en appel

Le tribunal intermédiaire populaire de Hangzhou (Est) a alourdi, le 9 avril 2008, la peine de l’un des fondateurs du Parti démocrate chinois, Zhu Yufu, déjà condamné en juillet 2007 à deux ans de prison pour "trouble à l’ordre public". Les autorités lui reprochent notamment ses articles publiés sur Internet. L’un de ses avocats, Li Jianqiang, avait demandé la révision du jugement en première instance, qu’il a obtenue après neuf mois d’incarcération de son client. Zhu Ang, le fils du militant, arrêté pour les mêmes motifs, avait été condamné à un an et demi de prison avec sursis.

Zhu Yufu a écopé de deux ans, quatre mois et 26 jours de privation de droits civiques. Son épouse, Jiang Hangli, a exprimé à Radio Free Asia son désarroi, à la sortie de l’audience : "Nous attendions de bonnes choses de cette révision du procès, mais le dénouement est déroutant et le complément de peine révoltant."

Son autre avocat, Mo Shaoping, a jugé la décision du tribunal en "désaccord total avec les principes juridiques de base, et avec les règles de la Cour Suprême. Un démocrate du Zhejiang, présent à l’audience, a dénoncé un dispositif de sécurité hors normes, composé d’une centaine de policiers en tenue et en civil.

10.04 - Gordon Brown n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO

Selon une porte-parole de Downing Street, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. En revanche, il se rendra à la cérémonie de clôture, comme il avait été convenu. "Il n’y a aucun changement de position", a ajouté Londres, réitérant son obstruction au boycott sous quelle forme que ce soit.

Selon un sondage publié le 9 avril 2008 par Channel Four, 40 % des Britanniques sont opposés à une participation de M. Brown à la cérémonie d’ouverture.

09.04 - Nicolas Sarkozy lie sa participation à la cérémonie d’ouverture des JO à la reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet

Au lendemain du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, le président de la République a conditionné, le 8 avril 2008, la participation de Paris à la cérémonie d’ouverture des JO, à la reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet.

"C’est en fonction de la reprise de ce dialogue que je déterminerai les conditions de notre participation, d’autant plus que je serai à ce moment-là président de l’Union européenne", a expliqué le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy avait déclaré, le 25 mars dernier, qu’il n’excluait pas un boycott de la cérémonie d’ouverture, qui doit se tenir le 8 août prochain à Pékin, affirmant que sa décision serait prise "en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises".

09.04 - La pétitionnaire Zheng Mingfang condamnée à 2 ans de rééducation par le travail

Reporters sans frontières est indignée par la peine de deux ans de rééducation par le travail, prononcée, début avril, à l’encontre de la défenseure des droits de l’homme, Zheng Mingfang, détenue au secret depuis plus d’un mois. L’organisation réitère sa désapprobation vis-à-vis des sanctions administratives prises par les autorités chinoises.

Arrêtée par les autorités pékinoises, le 29 février 2008, peu avant les sessions parlementaires annuelles, Zheng Mingfang serait, à l’heure actuelle, détenue au centre du district Xian, à Tianjin (Est de Pékin). Elle souffre d’un début de cécité, et aurait été malmenée lors de sa détention.

Les proches de Zheng Mingfang ont été alertés, le 8 avril au soir, par voie non officielle, de la peine qu’elle encourait. Un jeune homme s’est présenté au domicile de Zheng Mingfang, prétextant détenir des informations concernant son sort. Il a évoqué une sanction de deux ans de rééducation par le travail, en stipulant que "tout recours à un avocat serait inutile".

Le mari de Zheng, Huang Tiaoyuan, a témoigné des méthodes utilisées par les autorités depuis l’arrestation, à savoir la confiscation de son portable et de son matériel informatique, avec consigne de ne pas communiquer avec les étrangers, "condition sine qua non à la remise en liberté de Zheng", selon les fonctionnaires de police du district. Sa sœur, Zheng Guifang a également été contrainte de fermer son portable et de se tenir à l’écart des journalistes.

Liu Feiyue, défenseur des droits de l’homme et responsable de la commission sur les droits de l’homme de l’observatoire de la société chinoise, a établi un lien entre l’arrestation de Zheng Mingfang et son soutien au militant Hu Jia.

Reporters sans frontières demande la libération immédiate de Zheng Mingfang.

09.04 - Des journalistes étrangers font l’objet de menaces de mort

Reporters sans frontières dénonce le harcèlement dont sont victimes depuis deux semaines certains médias étrangers basés en Chine, qui ont reçu des messages téléphoniques ou électroniques. Parmi les journalistes touchés par cette vague nationaliste chinoise, survenue dans le cadre des événements au Tibet, les correspondants de la chaîne CNN sont particulièrement visés.

L’organisation dénonce la divulgation sur des sites Internet chinois - notamment un site qui traite d’affaires militaires - des coordonnées personnelles des journalistes, notamment ceux de l’agence Associated Press, et des quotidiens The Walll Street Journal et USA Today.

Des messages aux formules injurieuses : "Vous, chiens errants [Américains] n’êtes pas les bienvenus en Chine. Vous allez souffrir à cause de vos reportages biaisés" et menaçantes : "Tôt ou tard, je vais vous tuer", sont envoyés par dizaines aux journalistes.

Le ministère de l’Intérieur a refusé de commenter les faits, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Jiang Yu, a déclaré ne pas être en mesure de contrôler ces messages.

Face à l’ampleur de la crise, le Club des correspondants étrangers a adressé, dès le 7 avril, des consignes de sécurité à tous ses membres. Les mesures enjoignent notamment de prendre contact avec son ambassade, de ne pas divulguer ses coordonnées personnelles, d’alerter son entourage lors de déplacements ainsi que de répertorier les menaces les plus flagrantes.

03.04 - George Bush juge inapproprié le projet de loi sur le boycott de la cérémonie d’ouverture

En réaction au projet de loi déposé devant la Chambre des représentants, le 2 avril 2008, interdisant au président George Bush de se rendre à Pékin pour la cérémonie d’ouverture des JO, la Maison Blanche a déclaré, le 3 avril, qu’il y avait une "meilleure alternative que le boycott."

"Nous partageons les inquiétudes sur le Tibet et d’autres questions, mais les tentatives visant à interdire la présence américaine à cet événement sportif international ne sont pas les meilleurs moyens de les gérer", a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Katherine Starr. Elle est par ailleurs revenue sur le rôle d’ambassadeurs que tiendront les athlètes américains dans la compétition internationale.

03.04 - L’épéiste allemande Duplitzer boycottera la cérémonie d’ouverture des JO

La sportive allemande Imke Duplitzer a déclaré, le 1er avril 2008, qu’elle ne participerait pas à la parade de la cérémonie d’ouverture. La déclaration de la vice-championne olympique va à l’encontre de celle de la délégation allemande, ouvertement contre le boycott de la cérémonie d’ouverture.

Tout en déplorant l’absence d’un véritable lobby des sportifs au sein du CIO et des fédérations sportives, elle a critiqué la passivité du CIO devant la "publicité d’un système politique", qui manipule l’olympisme.

03.04 - La Norvège envisage un boycott de la cérémonie d’ouverture

Le ministre norvégien en charge des Affaires sportives, M. Giske, a déclaré, le 3 avril 2008, qu’il n’excluait pas la possibilité de boycotter la cérémonie d’ouverture. "Je me demande si on doit y être au niveau politique. C’est un signal clair si on n’y va pas et la menace faite par plusieurs pays de ne pas y aller peut faire bouger les autorités chinoises", a-t-il précisé. "Les Chinois souhaitent des Jeux réussis et ils peuvent y parvenir s’ils écoutent les messages que leur envoie la communauté internationale", a ajouté le ministre.

03.04 - Le Comité international olympique demande aux autorités chinoises de ne pas restreindre l’accès à Internet durant les Jeux olympiques

Le Comité international olympique (CIO) a demandé aux autorités chinoises, le 1er avril, de garantir un accès libre à Internet aux journalistes qui couvriront les Jeux olympiques. Pour Kevin Gosper, vice-président du CIO, couper l’accès au Réseau "donnerait une très mauvaise image" de Pékin. Il a notamment souligné les vives critiques auxquelles la Chine est déjà exposée en raison de la répression des manifestations qui ont eu lieu au Tibet mi-mars. Les autorités ont assuré que les journalistes auraient accès à Internet mais le dispositif n’est pas encore mis en place. La représentante du ministère de l’information, Jiang Yu, n’a cependant pas confirmé ces dires. Par ailleurs, les autorités se sont engagées à retransmettre les épreuves en direct et non en différé. Le 24 mars 2008, lors de la cérémonie de l’allumage de la flamme à Olympie, trois représentants de Reporters sans frontières avaient protesté contre la situation des droits de l’homme dans le pays. Les médias chinois avaient diffusé les images de la cérémonie en différé pour pouvoir censurer l’incident.

02.04 - Douze athlètes français parrainent des dissidents chinois dans l’Equipe magazine

Dans son édition du 29 mars 2008, le principal hebdomadaire sportif français l’Equipe magazine a consacré un dossier spécial JO dans lequel douze athlètes français ont posé, portant des photos de dissidents chinois emprisonnés. Sous la mention "Nous ne sommes pas indifférents", le coureur non voyant, Aladji Ba, parraine l’avocat non voyant, Chen Guangcheng. Le portrait du militant Hu Jia, détenu depuis décembre 2007, est porté bien haut par le marcheur Yohann Diniz, tandis que Romain Mesnil, le perchiste et président du syndicat des athlètes français, exprime sa solidarité avec la femme de Hu Jia, la blogueuse Zeng Jinyan.

02.04 - Un projet de loi contre la présence de George Bush à la cérémonie d’ouverture

Une quinzaine d’élus démocrates de la Chambre des représentants américaine se sont manifestés en faveur d’un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO. Mc Cotter, élu du parti républicain a déposé, le 1er avril 2008, un projet de loi empêchant au président George Bush de se rendre à la cérémonie d’ouverture. Le texte vise à "interdire les représentants officiels du gouvernement de se rendre en Chine communiste, attendu que la Chine communiste maltraite les manifestants au Tibet".

1er.04 - Stéphane Diagana, premier relayeur de la flamme à Paris, veut agir pour les droits de l’homme

L’athlète Stéphane Diagana, choisi pour accueillir la flamme en France, a déclaré, le 1er avril 2008, que la situation des droits de l’homme en Chine méritait "une action concertée de tous les pays" et que le CIO devait assumer les contradictions nées de l’attribution des JO à la Chine. "Ce qui peut être fait n’est pas contre la Chine mais pour les droits de l’homme. Le droit d’ingérence est un devoir, en tant qu’être humain. Il s’agit d’une position philosophique et non politique", a-t-il souligné.

"Je pense que l’on peut s’exprimer sans empêcher la flamme d’aller jusqu’à Pékin. Mais il faut un message car il faut rappeler à la Chine que ses engagements n’ont pas été tenus", a déclaré Stéphane Diagana.

1er.04 - Le capitaine de l’équipe de football d’Inde refuse de porter la flamme olympique

Le footballeur indien, Bhaichung Bhutia, célébrité nationale et sympathisant de la cause tibétaine, a déclaré dans une lettre adressée au comité olympique indien, le 1er avril 2008, qu’il refuserait "à titre personnel", de porter la flamme olympique. Le relais olympique doit atteindre l’Inde le 17 avril.

1er.04 - Nancy Pelosi encourage George W. Bush à ne pas exclure un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé le président Bush, le 1er avril 2008, à ne pas exclure l’éventualité d’un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO. "Le président [Bush] pourrait y repenser, en fonction de ce que vont faire les autres chefs d’Etat", a précisé la responsable démocrate, qui a rendu visite récemment au dalaï-lama, à Dharamsala. Sa position contredit celle de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice qui s’est dite, le 28 mars dernier, opposée au boycott des JO afin de ne pas heurter le peuple chinois.

1er.04 - Le prix Olivier Quemener - Reporters sans frontières décerné à "Colère de Chine"

Le jury du Figra, présidé par Daniel Leconte, a décerné, le 29 mars 2008, le prix Olivier Quemener-Reporters sans frontières à Marie Stéphane, Jean Lapierre et Jean Eifer pour "Colère de Chine". Ce documentaire traite des ravages du libéralisme sauvage en donnant la parole à des Chinois victimes d’expropriation ou des personnes sensibilisées aux problèmes environnementaux.

31.03 - La Chine évoque la "guerre froide" au lendemain de la réunion des Vingt-Sept

Les vingt-sept ministres de l’UE, réunis en Slovénie, ont appelé, le 28 mars 2008, à une "cessation des violences et à des discussions entre le gouvernement chinois et le dalaï-lama", sans toutefois mentionner les Jeux olympiques de Pékin.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, a contesté cette prise de position, qu’il a qualifiée d’"injustifiée", au regard du "rôle d’agresseur du peuple tibétain". "Cette hostilité envers la Chine digne de l’époque de la guerre froide [...] ignore la stabilité, le développement et la prospérité de la Chine [...] cherche à discréditer la Chine et ne fait que révéler ignorance et arrogance", a déclaré le ministre.

Par ailleurs, Hans Gert Pöttering, le président du Parlement européen, a été accusé par l’agence Xinhua d’avoir fait des "déclarations extrêmement irresponsables sur l’éventualité d’un boycott des Jeux olympiques".

28.03 - Le Premier ministre polonais n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré au quotidien polonais Dziennik Polska-Europa- Swiat, le 27 mars 2008, qu’il n’avait pas l’intention d’assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août prochain, en raison de la situation au Tibet.

"La Pologne est un pays de taille moyenne et ne cherche pas à être le premier, mais mon opinion est très claire : la présence d’hommes politiques à l’inauguration de ces Jeux me semble inopportune", a-t-il indiqué.

28.03 - Les dirigeants tchèques divisés sur la position à adopter concernant les JO de Pékin

Le président de la République tchèque, Václav Klaus, a assuré, le 26 mars 2008, qu’il n’assisterait pas aux Jeux olympiques de Pékin cet été, selon le quotidien tchèque Mladá fronta Dnes. Cette décision serait liée à des raisons de santé plutôt qu’à la répression au Tibet.

"Je ne prévois pas d’assister aux JO en Chine, ni de réprimander la Chine", a écrit le chef de l’Etat tchèque sur son site personnel www.klaus.cz. "Ceux qui ont décidé [...] de l’attribution des Jeux à la Chine ne peuvent pas être surpris aujourd’hui que la Chine soit telle qu’elle est", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, a indiqué, pour sa part, que sa participation éventuelle à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin serait décidée en Conseil des ministres. "Je n’ai pas l’habitude de faire des gestes gratuits et je ne le ferai pas non plus en liaison avec les Jeux olympiques", a poursuivi le chef du gouvernement tchèque.

27.03 - Une pétition lancée par Avaaz en faveur des Tibétains a collecté plus d’un million de signatures en sept jours

Le 25 mars, la pétition lancée par Avaaz http://www.avaaz.org/en/tibet_end_the_violence/ une semaine auparavant, a dépassé le seuil du million de signataires. Les organisateurs ont prévu une journée d’action mondiale, le 31 mars, appelant les signataires à "déverser des cartons de pétitions" devant les ambassades chinoises à travers le monde. Les initiateurs cherchent à atteindre le seuil des 2 millions de signataires avant le 31 mars.

La pétition réclame la cessation des violences au Tibet et l’ouverture du dialogue entre la Chine et le chef spirituel tibétain.

27.03 - Les députés Verts du Parlement européen aux couleurs de Reporters sans frontières

Lors de la session plénière du Parlement européen du 26 mars 20008, tous les parlementaires européens du groupe des Verts ont revêtu le T-shirt de la campagne Pékin 2008, représentant les menottes olympiques. Daniel Cohn-Bendit, le co-président du groupe des Verts, a prononcé un discours appelant à l’implication des politiques dans le débat sur la situation des droits de l’homme en Chine et au Tibet notamment.

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Photo Parlement européen - Les députés Verts du Parlement européen vêtus du T-shirt de la campagne Pékin 2008

27.03 - Quinze athlètes français appellent la Chine au respect de ses engagements en matière de droits de l’homme

Dans un appel publié par le Nouvel Observateur sur le thème "entre le boycott des JO et le silence, il y a une voie", quinze athlètes français - parmi lesquels les coureuses Christine Arron et Muriel Hurtis - ont signé un appel au président Hu Jintao, demandant le respect des engagements pris par les autorités chinoises sur la liberté d’expression et les droits de l’homme.

"Pour obtenir l’organisation des Jeux olympiques à Pékin, le gouvernement chinois s’était engagé à respecter les droits de l’homme. Aujourd’hui, la violente répression des émeutes au Tibet remet gravement en cause cette parole donnée au mouvement olympique", estiment les signataires de cet appel. Ils ajoutent que "les droits les plus fondamentaux ne sont pas respectés : ni l’intégrité des personnes, ni la liberté d’expression ne sont possibles en Chine".

Les athlètes français encouragent les sportifs et les internautes à soutenir leur appel, en déclarant : "Nous ne pouvons pas être les otages de la politique ni la caution d’un régime autoritaire. C’est pour cela, Monsieur le Président, que nous vous demandons, aujourd’hui, solennellement, de respecter votre parole. Ne gâchez pas les Jeux."
Lire l’appel des athlètes français.

21.03 - Berlin et Paris réclament le retour des journalistes au Tibet

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a exhorté, le 21 mars 2008, les autorités chinoises à faire preuve de transparence sur la situation au Tibet. "La Chine se porte elle-même préjudice si elle empêche les observateurs étrangers de se faire une image de la situation", a ajouté Steinmeier.

Le même jour, le ministère français des Affaires étrangères a demandé que la presse étrangère soit autorisée à aller au Tibet, où elle est indésirable depuis le 10 mars 2008, début des manifestations tibétaines.

21.03 - Sept ONG pressent Jacques Rogge de saisir la Chine sur les droits de l’homme

Un groupe d’organisations internationales a adressé, le 20 mars 2008, une lettre au président du CIO, Jacques Rogge, afin qu’il se "prononce sans plus tarder" sur la relation entre l’esprit olympique et les droits de l’homme. Seule une "approche non ambiguë et active pourra évacuer toutes menaces de boycott sur la compétition, au moment de la répression des Tibétains".

Il est demandé que le CIO autorise les athlètes à s’exprimer librement sur la situation des droits de l’homme. Le gouvernement chinois doit être encouragé par le CIO à respecter les engagements pris lors de l’attribution des Jeux olympiques à Pékin, à savoir l’amélioration de la situation des droits de l’homme en Chine et la garantie d’une liberté de presse pour les médias étrangers. Les organisations réclament des informations indépendantes sur la répression des tibétains ainsi qu’un droit de présence de la presse.

Les signataires de la lettre sont Olympic Watch, Reporters sans frontières, la Coalition des Chinois d’outre-mer pour la démocratie, la Fédération indépendante des étudiants et intellectuels chinois, la Société internationale pour les droits de l’homme, les Droits de l’Homme sans frontières, la Fédération pour une Chine démocratique.

21.03 - Il faut, maintenant, faire pression sur Pékin

Texte de Wei Jingsheng, dissident chinois en exil aux Etats-Unis, paru dans Le Monde du 20 mars 2008

Six mois avant les JO, le Comité international olympique ne peut pas se laver les mains de la répression engagée par la Chine contre les Tibétains

Tandis que se poursuit au Tibet ce que le dalaï-lama a qualifié de " génocide culturel ", il est inacceptable que Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), refuse - en totale contradiction avec " l’esprit olympique " - de prendre position contre la répression actuelle menée par le gouvernement chinois à l’encontre des protestataires tibétains. Dans la mesure où il y a eu promesse d’amélioration de l’action de la Chine en matière de droits de l’homme en échange de l’obtention des Jeux par Pékin, comment le CIO peut-il faire comme si de rien n’était alors que le sang coule dans les rues de Lhassa ?

Si le Comité international olympique persiste à ne pas exercer sur Pékin les pressions qu’il se doit d’opérer dans le cadre de ses obligations, le risque est grand pour les JO 2008 de laisser dans l’histoire un souvenir semblable à celui des Jeux de Berlin en 1936. Si la communauté internationale ne fait pas pression dès maintenant sur Pékin pour qu’il stoppe la répression et respecte les droits humains fondamentaux, un boycottage sera considéré comme justifié.

Les Tibétains rongent depuis longtemps leur frein sous l’oppression du Parti communiste chinois. En 1959, lorsque le dalaï-lama dut prendre la fuite pour s’exiler en Inde, les protestations des Tibétains furent violemment écrasées au cours d’un massacre qui se poursuivit durant plus d’un an. Depuis, on évoque le chiffre de plus d’un million de morts tibétains. En 1989, c’est le chef actuel du Parti communiste chinois, Hu Jintao, qui n’était alors qu’un simple chef de province, qui réprima une nouvelle révolte à Lhassa en envoyant l’armée tuer des gens dans les rues. Et tout le monde sait, bien entendu, ce qui se passa cette même année sur la place Tiananmen.

Il est clair que, sans respect des droits de l’homme, les Tibétains pas plus que la majorité han chinoise ne sont à l’abri des persécutions perpétrées par les autorités communistes. Les vieux mensonges et la vieille propagande ne fonctionnent plus. Autrefois, beaucoup de Chinois han ne connaissaient rien des souffrances des Tibétains.

Aujourd’hui, grâce aux voyages, au tourisme, aux téléphones portables et à Internet, la majorité han comprend que la lutte des Tibétains contre la tyrannie est aussi la sienne. Bien entendu, soucieuses de montrer leur visage " pacifique ", les autorités chinoises ont exprimé leur volonté de résoudre le problème tibétain par la négociation. Mais aucune sincérité n’accompagnera cette volonté tant que des pressions internationales ne s’exerceront pas. Mes années de militantisme en faveur de la démocratie en Chine m’ont enseigné une chose : seule une pression internationale associée à une pression interne est en mesure de produire des résultats concrets. Le refus de Jacques Rogge d’exercer en ce moment une pression sur Pékin est tragique, car ces JO constituent un tournant dans l’histoire de la Chine moderne. Ayant, en accueillant les Jeux, convié le monde entier à boire le thé, les dirigeants du Parti communiste ont transformé leur palais en une maison de verre globale. Ils ne peuvent plus présenter au monde le visage souriant d’une " émergence pacifique " et en même temps le visage grimaçant d’une répression brutale sur leur propre territoire. Les Jeux obligeront la Chine à montrer son vrai visage. Seule la pression internationale pourra faire en sorte que ce soit le visage que tout le monde a envie de voir.

Traduit de l’anglais par Gilles Berton

20.03 - Pétition en ligne en soutien au peuple tibétain

Une pétition lancée par Avaaz en soutien au peuple tibétain et au dalaï lama a recueilli plus de 330 000 signatures en 48 heures. La pétition sera adressée au président chinois Hu Jintao, une fois le seuil du million de signatures atteint. http://www.avaaz.org/en/tibet_end_the_violence/98.php/ ?cl_tf_sign=1

19.03 - Bernard Kouchner considère la proposition du boycott de la cérémonie d’ouverture "pertinente" mais "irréaliste"

En réponse à la proposition émise le 18 mars 2008 par Reporters sans frontières appelant les chefs d’Etat au boycott de la cérémonie d’ouverture des JO, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a laissé entendre que le gouvernement français n’y était pas favorable. Il n’a pas exclu que l’Europe se concerte sur cette proposition "appréciable et moins négative qu’un boycott général des Jeux", mais selon lui "difficilement réalisable". Il a également appelé à "réfléchir à ce qui est le plus efficace. C’est tellement facile de brandir la menace quand on ne va pas la mettre à exécution", a-t-il ajouté.

19.03 - L’ancienne candidate à l’élection présidentielle, Corinne Lepage, favorable au boycott de la cérémonie d’ouverture

La présidente de Cap 21 a déclaré, le 18 mars 2008, qu’elle soutenait un "boycott politique" de la cérémonie d’ouverture des JO. Madame Lepage soutient la proposition de Reporters sans frontières. "Cap 21 souhaite que la France, pays des droits de l’homme, appelle à la mobilisation de la communauté internationale et de l’Union européenne pour mettre fin au génocide culturel dont sont victimes les populations tibétaines", a-t-elle précisé.

19.03 - Le président du Parlement européen suggère un boycott des représentants officiels

Le président du Parlement européen, Hans Gert Pöttering, a invité, le 18 mars 2008, les responsables politiques à reconsidérer leur participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. "Nous attendons un signal de la part des autorités chinoises [disant] que les droits de l’homme, la démocratie et les militants des droits civiques comme Hu Jia, seront pris davantage au sérieux et que l’on ne les poursuivra pas", a déclaré M. Pöttering.

19.03 - "Non au boycott", mais le CIO exhorté par les comités nationaux à se positionner

Le président du Comité olympique européen, Patrick Hickey, le commissaire européen aux Sports, Jan Figel ainsi que les présidents des comités britannique, australien et autrichien ont déclaré, le 17 mars 2008, que le boycott ne serait pas efficace. "Le boycott ne ferait que porter préjudice aux athlètes", a repris le secrétaire français d’Etat au Sports, Bernard Laporte.

De son côté, M. Schild, président du comité olympique suisse, a appelé le CIO, le 17 mars 2008, à prendre position quant aux récents événements survenus au Tibet. Schild ne cautionne pas le boycott, démarche qui "toucherait les athlètes et la population chinoise" en premier lieu, mais il ne conçoit pas que le CIO puisse rester inactif face à ces exactions. "Il y va de la crédibilité du mouvement olympique, que de rappeler au pays organisateur des JO ses engagements pris en matière des droits de l’homme", a-t-il ajouté.

19.03 - La Grande-Bretagne rappelle la Chine à l’ordre

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a exhorté la Chine, le 17 mars 2008, à cesser la répression au Tibet, en ajoutant que le pays devait être vigilant quant à son image à l’étranger. "La Chine s’apprête à entrer dans la cour des grands. Elle doit se rendre compte que la détérioration de son image peut réduire en miettes les efforts entrepris, aussi bien moralement que financièrement, dans la préparation de l’accueil des JO", a déclaré Mark Malloch Brown, ancien vice-secrétaire général de l’ONU.

14.03 - Les manifestations s’intensifient à Lhassa

Lhassa est la scène de manifestations antichinoises depuis le 10 mars 2008, date de commémoration de la rébellion avortée de 1959, qui a marqué l’exil du dalaï-lama en Inde. Ces protestations, d’ampleur inégalée depuis 1989, font écho à l’arrestation de moines bouddhistes, en décembre 2007, et à la montée des tensions entre le gouvernement chinois et le peuple tibétain, à cinq mois des Jeux olympiques de Pékin.

Face à la mutinerie des moines, le déploiement de centaines de soldats et agents de la Sécurité publique a contribué à l’escalade de la violence. Selon des témoignages de touristes joints par l’AFP, la capitale tibétaine a été bouclée par les forces de l’ordre, trois grands monastères de la ville historique ont été fermés en début de semaine, ainsi que des magasins et restaurants du centre-ville. En signe de soutien, des religieux de Sera ont entamé une grève de la faim.

L’information, minimisée par le porte-parole des Affaires étrangères, Qin Gang, a été reprise le 14 mars par l’agence de presse chinoise Xinhua, qui a fait état de "troubles graves", tels que des incendies de voitures de l’armée, et des affrontements qui auraient provoqué la mort de deux personnes et des centaines de blessés.

Des émeutes ont également eu lieu à Xiahe, dans la province du Gansu (Nord-Ouest) à forte population tibétaine, impliquant des centaines de manifestants menés par des moines bouddhistes. Ceux-ci ont été dispersés par des brigades anti-émeutes, sans usage de violence.

Le mécontentement tibétain gronde également hors de Chine, avec la marche des exilés tibétains, partie de Dharamsala, en Inde, le 10 mars, interrompue de force par les autorités locales.

14.03 - Le sort des travailleurs migrants avant les JO, passé au crible par Human Rights Watch

Human Rights Watch a publié, le 12 mars 2008, un rapport (www.hrw.org/reports/2008/china0308/) traitant des déplorables conditions imposées au million de travailleurs migrants chinois, qui constituent près de 90% de la main d’œuvre employée sur le chantier du "nouveau Pékin". Selon Sophie Richardson, responsable Asie à HRW, "l’amélioration des droits sociaux basiques et du droit du travail nécessite la suppression du hukou", permis de résidence relevant d’un système d’enregistrement discriminatoire.

Le CIO s’est par ailleurs engagé à vérifier la légalité des conditions de travail des ouvriers engagés sur les sites olympiques, surtout depuis que les autorités chinoises ont reconnu le décès de six ouvriers, en janvier 2008.

14.03 - Les JO favorables aux droits de l’homme, selon le cardinal de Hong-Kong, Joseph Zen

Le cardinal-archevêque de Hong-Kong, Joseph Zen, convié au Vatican avec d’autres ecclésiastiques chinois, a déclaré que les JO étaient une "opportunité à saisir par la Chine afin de montrer sa bonne volonté en matière des droits de l’homme" et qu’il espérait voir la Chine "se distinguer un jour comme pays champion des droits de l’homme et travailleur pour la paix".

13.03 - "Pas de manifestations sans autorisations", ont déclaré des officiels en vue des Jeux olympiques

Le maire adjoint de Pékin, Liu Jingmin, a rappelé, le 12 février 2008, au cours d’une conférence de presse en marge de la session annuelle de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), la volonté des autorités chinoises de contrôler toute manifestation qui pourrait avoir lieu avant et pendant les Jeux olympiques.

Pour organiser des manifestations, une demande devra être déposée auprès de la police municipale qui décidera de donner ou non une autorisation selon les lois chinoises, a précisé Liu Jingmin. De fait, la police chinoise ne délivre presque jamais d’autorisation pour des manifestations publiques, en particulier quand elles concernent le gouvernement. Ces déclarations surviennent alors que de nombreux groupes locaux et étrangers prévoient de profiter de l’exposition médiatique offerte à la compétition sportive pour alerter la communauté internationale sur les droits de l’homme en Chine, la liberté de la presse et la situation au Tibet.

12.03 - Un rapport de China Human Rights Defenders condamne les mauvais traitements infligés aux pétitionnaires chinois

China Human Rights Defenders a rendu public, le 11 mars 2008, un rapport faisant état de la main-mise systématique et violente des autorités chinoises sur les milliers de manifestants qui se rendent à Pékin lors des sessions annuelles du Parlement. L’organisation a dénoncé des pratiques d’intimidation ou de dissuasion - enlèvement, détention au secret - sur les pétitionnaires ou membres de leurs familles. Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique n’a pas commenté les déclarations accusant la Chine de " vouloir sauvegarder l’image d’une société moderne et prospère prête à accueillir les JO, en faisant place nette devant les bâtiments officiels où se réunissent les citoyens récalcitrants".

12.03 - L’acteur américain George Clooney fait pression sur un sponsor officiel des JO

George Clooney a déclaré, le 11 mars 2008, qu’il s’entretenait régulièrement avec le fabricant suisse de montres, Omega, au sujet de l’investissement de la Chine au Darfour. Par l’intermédiaire de ce sponsor, l’ambassadeur de la Paix aux Nations unies a demandé au pays organisateur des JO d’user de son "pouvoir de pression sur le gouvernement soudanais".

12.03 - La marche des exilés tibétains reliant Dharamsala au Tibet continue

La centaine de Tibétains exilés en Inde participant à la marche de protestation, initiée le 10 mars 2008, a dû faire face, dès les premiers kilomètres, à l’hostilité des autorités indiennes. "Nous poursuivons notre marche vers notre patrie en dépit de l’interdiction qui nous en a été faite", a déclaré B. Tsering, responsable de l’association des femmes tibétaines.

A l’occasion du 49e anniversaire d’exil du dalaï lama, celui-ci a fermement décrié les "violations énormes et inimaginables des droits de l’homme commises par la Chine au Tibet, relevant de la négation de la liberté religieuse".

12.03 - Le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a condamné la "politisation des JO"

Lors d’une conférence, le 12 mars 2008, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a invoqué une "violation de la Charte olympique par les associations de défense des droits de l’homme qui critiquent la politique des droits de l’homme de la Chine par le biais des Jeux olympiques". "Les détracteurs de la Chine ne risquent pas d’être exaucés", a ajouté le ministre. Faisant référence aux récentes prises de position des gouvernements européens et américains, il a laissé entendre que "la Chine s’opposait fermement aux pratiques rappelant celles de la guerre froide, à savoir la stigmatisation idéologique, la montée des confrontations, la pratique de doubles standards et l’interférence dans les affaires internes".

12.03 - L’accès à la face nord de l’Everest bloqué jusqu’au passage de la flamme olympique

Les autorités chinoises ont décrété, le 10 mars 2008, la fermeture de la face nord de l’Everest ainsi que du Mont Cho Oyu - situé à 30km au nord-ouest de l’Everest -, en prévision du passage de la flamme olympique, début mai. Les autorités chinoises n’ont pas obtenu des Népalais qu’ils ferment la face sud de l’Everest. A travers une note officielle, publiée sur le site www.mounteverest.net, la China Tibetan Mountaineering Association impose aux alpinistes de reporter leur ascension pour des "raisons de sécurité".

12.03 - Des Tibétains allument leur torche à Olympie

Le 10 mars 2008, un groupe de Tibétains a organisé à Olympie l’allumage d’une "torche pour la liberté, symbole de la résistance du peuple tibétain face au gouvernement chinois", selon Tendon Dahortsang, membre de la Tibetan Youth Association in Europe. Les organisateurs du relais comptent traverser une cinquantaine de villes pour rejoindre le Tibet avant le début des Jeux olympiques. Des policiers ont empêché le bon déroulement de cette cérémonie. Des officiels chinois étaient également présents pour surveiller les Tibétains. La cérémonie officielle d’allumage de la torche olympique doit avoir lieu le 24 mars, à Olympie.

12.03 - Des dizaines de moines bouddhistes arrêtés à Lhassa, tandis que des exilés tibétains entament une marche de protestation avant les JO

Deux manifestations de moines bouddhistes, d’ampleur inégalée depuis 1989, se sont tenues à Lhassa, le 10 mars 2008. Le rassemblement de 300 moines au monastère de Drepung, en soutien à leurs congénères emprisonnés depuis la remise d’une médaille d’or du Congrès américain au Dalaï Lama, en octobre 2007, a été fermement réprimé par la police. Une dizaine de moines ont scandé des slogans hostiles aux autorités chinoises devant un temple de la capitale. En plus d’arrêter au moins 70 personnes, les forces de l’ordre ont renforcé leur présence dans les alentours de la capitale du Tibet. Les responsables politiques locaux ont refusé de commenter ces événements.

Une marche de protestation des exilés tibétains en Inde a quitté Dharamsala, le 10 mars. Les manifestants comptent rejoindre le Tibet chinois à pied avant le début des JO de Pékin, au mois d’août. Le Dalaï Lama a par ailleurs démenti les accusations de "sabotage" des Jeux olympiques lancées à son encontre par le président chinois Hu Jintao. Le chef spirituel des Tibétains a précisé que "l’organisation des JO par la Chine est un droit, et qu’[il] ne le conteste pas".

06.03 - Le nageur néerlandais van den Hoogenband encourage Jacques Rogge à aborder la question des droits de l’homme en Chine

Le nageur olympique Peter van den Hoogenband a déclaré, le 6 mars 2008, qu’il souhaitait voir le CIO prendre position sur la situation des libertés en Chine plutôt que de mettre les athlètes en posture délicate et de mettre en péril les JO. "Une déclaration de Jacques Rogge permettrait aux athlètes de se concentrer sur leur préparation aux Jeux, et d’éviter que le sport ne soit relégué au deuxième plan", a déclaré le médaillé olympique.

04.03 - Les proches de Yang Chunlin, Wang Guilin et Yu Changwu interdits de communiquer avec les médias internationaux

Les proches de Yang Chunlin - initiateur de la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les JO" - ont été convoqués, le 2 mars, par la police de Jiamusi (Nord-Est), qui leur a interdit d’entrer en contact avec des étrangers. Selon Radio Free Asia, la famille est toujours dans l’incertitude quant à l’issue du procès du dissident, ouvert le 19 février 2008, qui ne fait l’objet d’aucune couverture médiatique en Chine.

Lors d’un entretien récemment accordé à la chaîne anglaise Sky, Yang Chunping, sœur de Yang Chunlin, a fait état des conditions extrêmement pesantes du procès. Depuis le passage de l’équipe de Sky, les épouses de Wang Guilin et Yu Changwu, militants internés pour avoir participé à la même campagne en faveur des droits de l’homme, ont été soumises aux mêmes pressions de la part des autorités. "Leur téléphone portable est coupé, elles n’osent pas donner d’interviews", a précisé Yang Chunping. "Les autorités ont recours à des méthodes d’intimidation, mais je ne pense pas qu’elles aillent jusqu’à mettre leurs menaces de violence ou d’incarcération à exécution. Cela irait à l’encontre de leurs intérêts", a indiqué Li Fangping, l’avocat de Yang Chunlin.

03.03 - Des députés américains critiquent la répression en Chine

Le 26 février 2008, à l’occasion d’une réunion de la Commission sur la Chine - créée en 2000 au sein du Congrès pour veiller au respect des libertés civiles - des parlementaires républicains et démocrates ont condamné la répression accrue des autorités chinoises à l’approche des JO, citant le cas de la détention de Hu Jia. Les élus américains ont demandé au gouvernement chinois de tenir sa parole en ce qui concerne les libertés fondamentales et les problèmes environnementaux.

03.03 - Le ministre chinois des Affaires Etrangères dément les allégations de répression des libertés à l’approche des JO

Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, en visite officielle de six jours en Chine, a rencontré, le 28 février 2008, son homologue chinois, Yang Jiechi. A la suite de l’entretien, ce dernier a réfuté les critiques adressées aux autorités chinoises sur le terrain des libertés individuelles par la communauté internationale, reproches "infondés" selon lui. Le ministre s’est refusé à considérer les menaces de boycott qui planent sur les JO.

03.03 - Mères de Tiananmen sous surveillance pendant les deux sessions annuelles

La lettre ouverte, publiée le 28 février 2008 par les dirigeantes de l’association des Mères de Tian An men, Zhang Xianling et Ding Zilin, n’a pas été prise en considération par l’Assemblée populaire et l’Assemblée consultative, a rapporté le site d’informations Boxun. La responsable de la pétition, Zhang Xianling, a été placée en résidence surveillée depuis le 1er mars. "Ce régime spécial devrait être maintenu jusqu’au 18 mars", date à laquelle prennent fin les deux sessions annuelles des Assemblées, ont indiqué les autorités.

29.02 - Arrestation de pétitionnaires après une lettre ouverte sur les JO

Chinese Human Rights Defenders rapporte l’arrestation de Wang Guilan, survenue le 28 février 2008, suite à la parution d’une lettre ouverte sur la situation des droits de l’homme, recueillant plus de 12 000 signatures. Elle a été arrêtée à Pékin par des agents de la sécurité publique de sa province d’origine, le Hubei. D’autres signataires ont annulé une conférence de presse prévue le même jour, de peur d’être arrêtés.

Cette pétition exhorte les autorités chinoises à respecter leurs promesses concernant la protection des droits de l’homme, énoncées au moment de l’attribution des JO à Pékin, en 2001. "Les JO doivent être régis par des règles civilisées et disputés par des gens civilisés. Puisque nous sommes citoyens du pays organisateur, nous espérons bénéficier des droits de l’homme, au même titre que toute nation civilisée", ont déclaré les signataires de la lettre.

29.02 - George Bush prêt à endosser son rôle politique lors des JO de Pékin

Le président américain George Bush a déclaré, le 28 février 2008, qu’il assisterait aux JO de Pékin en tant qu’"amateur de sport", sans toutefois laisser de côté les questions des droits de l’homme, qu’il abordera avec son homologue chinois.

29.02 - Le président du comité olympique allemand voit les JO comme un tournant politique et social

Le 28 février 2008, le président du comité olympique allemand, Thomas Bach, a déclaré au sortir d’une réunion avec Amnesty International et Human Rights Watch, qu’il prévoyait une amélioration irréversible de la situation des droits de l’homme en Chine, rendue possible grâce au déroulement des JO à Pékin. "Le mouvement olympique va parvenir à faire ce que des générations de secrétaires généraux de l’Onu et des chefs d’Etat n’ont pas réussi", a-t-il ajouté. A cette occasion, le chargé des questions des droits de l’homme du gouvernement allemand, Günter Nooke, a noté que la sensibilisation en matière des droits de l’homme dont bénéficient les athlètes ne les mettait toutefois pas en position d’intervenir sur le sujet, rôle assuré, selon lui, par les gouvernements.

29.02 - Le président du CIO Jacques Rogge confiant dans la force des JO

Le 28 février 2008, Jacques Rogge en visite officielle à Vancouver, ville organisatrice des JO d’hiver de 2010, a déclaré que le CIO travaillait pour "apporter à la Chine toutes les valeurs des JO". L’amélioration attendue en matière des droits de l’homme "ne sera pas immédiate, mais il y aura une influence positive des Jeux", a-t-il ajouté.

29.02 - Condoleezza Rice intervient sur les libertés d’expression et de confession, bafouées en Chine

Le 27 février 2008, Condoleezza Rice, reçue par le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, a soulevé la question des droits de l’homme, évoquant notamment la situation particulièrement préoccupante des prisonniers politiques, Hu Jia et Shi Tao.

Quelques heures plus tard, le gouvernement chinois a qualifié ces propos de "déplacés". "Les gouvernements étrangers ne doivent pas interférer dans la politique intérieure de la Chine, qui est un Etat de droit", a déclaré Liu Jianchao, porte-parole du gouvernement chinois.

29.02 - La France optimiste quant aux progrès des droits de l’homme occasionnés par les JO de Pékin

Les secrétaires d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, et aux Sports, Bernard Laporte, ont déclaré dans une tribune publiée dans le Figaro, le 28 février 2008, que "les JO offrent une occasion unique, un tremplin pour enraciner en Chine plus fortement un Etat de droit et les libertés fondamentales". Ils se prononcent à ce titre contre un boycott des JO, qui ne pourra apporter des résultats concrets. Parmi les avancées juridiques souhaitées par la France figurent la ratification du Pacte des Nations unies relatif aux droits civils et politiques ainsi que l’amélioration des libertés individuelles et d’expression.

28.02 - Des millions de foyers menacés par le détournement des réserves d’eau vers Pékin pour les JO

L’ancien président du Comité consultatif politique du peuple chinois de la province du Shaanxi et ancien chef du Parti communiste du Shaanxi, An Qiyuan, a mis en garde les autorités, dans un entretien accordé au Financial Times, le 26 février 2008, contre les conséquences sociales et environnementales désastreuses d’une utilisation abusive des ressources en eau du pays.

An Qiyuan a demandé au pouvoir central d’offrir des compensations financières aux provinces dont les réserves en eau seront détournées vers Pékin en vue des Jeux olympiques. Il est peu courant qu’un haut dirigeant chinois critique aussi ouvertement la politique du gouvernement dans un média étranger.

L’immense projet de réacheminement de l’eau des provinces du Sud et du Centre vers celles plus arides et industrielles du Nord, dont le coût a été évalué à 40 milliards d’euros, doit permettre, entre autres, d’approvisionner la capitale en eau pendant les Jeux olympiques cet été. Un premier tronçon doit être prêt pour août prochain, alors que l’ensemble du projet doit être achevé en 2010. De nombreux experts ont critiqué un projet à court terme, qui privera les terres du Hubei et du Shaanxi de leurs ressources vitales en eau.

28.02 - Le Prix Nobel Gao Xingjian pense que les JO ne changeront pas la Chine

Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature, écrivain français d’origine chinoise, a déclaré, le 27 février 2008, qu’il ne considérait pas les Jeux olympiques comme un vecteur de changement dans ce pays en mutation qu’est la Chine. Selon l’écrivain exilé, "la Chine [...] a déjà suffisamment de problèmes à résoudre". Les prises de position personnelles et les campagnes menées contre les Jeux auront une portée minime, autant de "protestations individuelles" impuissantes face à des "affaires de gouvernement".

28.02 - Appel des "Mères de Tiananmen" avant les JO

Le 28 février 2008, Human Rights in China a publié la lettre ouverte des "Mères de Tiananmen", association de familles des victimes de la répression de Tiananmen, adressée aux autorités chinoises à la veille des Jeux olympiques. Elles exhortent le gouvernement à considérer les demandes maintes fois réitérées des familles, à savoir, ouvrir une enquête et envisager des excuses et des compensations. "Est-il possible que le gouvernement soit à l’aise en autorisant des athlètes du monde entier à fouler un sol teinté de sang et à participer aux Jeux olympiques ?", ont-elles indiqué.

28.02 - La Coalition mondiale contre la peine de mort se mobilise à l’approche des JO de Pékin

La Coalition mondiale contre la peine de mort, qui réunit une soixantaine d’ONG internationales et de nombreux acteurs de la société civile pour l’abolition universelle de la peine capitale, a appelé les autorités chinoises à "prendre des mesures concrètes" pour mettre fin aux exécutions avant les Jeux de Pékin.

Le collectif a adressé, le 27 février 2008, une lettre ouverte au Congrès national du peuple, appelant la Chine à agir pour ne plus détenir le record mondial du nombre d’exécutions. La Coalition mondiale s’appuie sur les valeurs contenues dans la Charte olympique pour réclamer une accélération des réformes et la mise en place d’un moratoire, alors que les autorités chinoises ne publient toujours aucune statistique sur les condamnations et les exécutions. Selon diverses estimations, entre 5 000 et 12 000 personnes seraient exécutées chaque année en Chine.

La Coalition mondiale contre la peine de mort a lancé une pétition en ligne (www.worldcoalition.org) et participe au Collectif Chine JO 2008 pour la défense des droits de l’homme (pekin2008.rsfblog.org).

28.02 - Reprise du dialogue sur les droits de l’homme avec les Etats-Unis

La Chine a déclaré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi, qu’elle allait reprendre le dialogue sur les droits de l’homme avec les Etats-Unis, à l’issue d’une rencontre avec la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, le 26 février 2008, à Pékin.

La Chine avait suspendu les discussions sur les droits de l’homme en 2004, après que l’administration Bush avait présenté une résolution devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU dénonçant les violations des droits de l’homme en Chine.

28.02 - Le ministère des Affaires étrangères s’élève contre les "amalgames politiques" après l’appel au boycott des Jeux par des opposants birmans

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a rappelé au cours d’une conférence de presse, le 26 février 2008, la volonté des autorités de ne pas voir interférer des questions politiques dans le déroulement des Jeux olympiques de Pékin.

Le porte-parole a réfuté les "amalgames politiques" concernant les JO, suite à l’appel au boycott des opposants birmans de la "Génération des étudiants de 88", pour protester contre le soutien du gouvernement chinois au régime militaire birman.

28.02 - "La Chine d’aujourd’hui est plus ouverte que la Russie de 1980", selon Juan Antonio Samaranch

L’ancien président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, a déclaré, le 26 février 2008, dans le quotidien sportif espagnol Marca, qu’ "il était plus risqué de donner les Jeux olympiques à Moscou en 1980" qu’à la Chine en 2008.

"Le régime chinois était et reste plus ouvert que celui qui existait en Union soviétique à cette époque. Beaucoup plus. La Chine s’est ouverte et a considérablement changé. Elle a une bourse, des millionnaires ... un peu de tout", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la question des droits de l’homme en Chine et le retrait du réalisateur américain Steven Spielberg de la préparation de la cérémonie d’ouverture des Jeux, en raison de la politique de la Chine à l’égard du Soudan et de la crise au Darfour, l’ancien président du CIO a répondu que "si on parle des droits de l’homme et de ce qui se passe en Chine, cela arrive dans beaucoup d’autres pays".

27.02 - Fermeture d’un site Internet sur le sida

Le site Aibowiki, créé en juillet 2007 par le défenseur des malades du sida, Chang Kun, n’est plus accessible depuis le 20 février 2008. Il abordait principalement les problèmes de discrimination envers les malades du sida. La fermeture fait suite à la publication d’un article, le 18 février, dans lequel Chang Kun exposait le litige d’expropriation dont a été victime son père, paysan dans la ville de Fuyang (province de l’Anhui).

Cette fermeture vient allonger la liste des forums et sites d’information sur le sida, tels que Ai Zhi Fang Zhou (www.chain.net.cn/forum) et Gan Dan Xiang Zhao, fermés par les autorités.

Les derniers chiffres publiés par le ministère de la Santé font état de 700 000 personnes porteuses du VIH ou séropositives sur le territoire chinois. En 2007, le nombre de contaminés a enregistré une hausse de 45% par rapport à 2006, alors que le nombre de séropositifs a augmenté de 24%.

25.02 - Des opposants birmans appellent au boycott des Jeux

Le 25 février 2008, l’un des principaux groupes d’opposants en Birmanie, "Génération des étudiants de 88", a appelé "tous les citoyens du monde à boycotter les retransmissions télévisées, les produits dérivés des Jeux olympiques, ainsi que les sponsors, pendant la durée des Jeux olympiques de Pékin". Leurs critiques portent sur le soutien du gouvernement chinois au régime militaire birman.

22.02 - Yang Chunlin victime de brimades lors de son procès

De graves abus ont été commis par les autorités de Jiamusi (Heilongjiang, Nord-Est) lors du procès de Yang Chunlin, ouvert le 19 février 2008. Il a été l’un des animateurs de la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques".

L’organisation Chinese Human Rights Defenders a notamment dénoncé le fait que le prisonnier d’opinion a été contraint de faire le trajet de sa cellule à la salle d’audience les pieds et mains liés. L’accusé n’a eu d’autres moyens que de se hisser et de rouler pour entrer à l’arrière du fourgon de police, sous le regard amusé des gardiens. Yang Chunlin avait également le visage recouvert par une cagoule noire. Sept gardiens l’ont escorté au tribunal : l’un d’eux retenait Yang par le cou.

Ses avocats, Li Fangping et Zhang Jianguo, indignés par ces mauvais traitements, ont obtenu du tribunal de lui détacher les membres le temps de l’audience. Selon eux, ces méthodes, utilisées notamment pour les condamnés à mort et les contre-révolutionnaires, ont pour but de terroriser l’accusé, ses proches, ses avocats et les témoins.

Incarcéré depuis le 6 juillet 2007, Yang Chunlin n’a eu droit qu’à une très courte visite de son avocat, le 25 octobre. Cette détention au secret laisse supposer d’autres mauvais traitements. Le militant a droit à une seule promenade par mois et il lui est interdit de recevoir de quoi lire ou écrire.

La Chine a adhéré en 1988 à certains traités internationaux bannissant les mauvais traitements.

21.02 - "Au-delà des Jeux olympiques, nous voulons l’amour et la justice", a déclaré un responsable de l’Eglise chrétienne chinoise

Le chef d’une Eglise protestante, Zhang Mingxuan, a lancé le slogan "Au-delà des Jeux olympiques, nous voulons l’amour et la justice", dans un message adressé à la communauté internationale.

Au cours d’un entretien accordé à Radio Free Asia, Zhang Mingxuan a fait le bilan de la répression à l’encontre des chrétiens chinois, accrue avant les Jeux olympiques de Pékin. Considérés comme des ennemis du Parti communiste, les fidèles, qui seraient plus de cent millions, n’ont ni la liberté d’exercer leur culte ni l’autorisation de diffuser leur foi à travers des organes de presse privés. Ils sont parfois soumis à des sanctions telles que le placement en centre de détention ou en camp de travail.

Le pasteur Zhang a rapporté qu’il avait été contraint de déménager à cinq reprises en deux mois. Il est suivi dans ses moindres mouvements et sa ligne téléphonique est placée sur écoutes.

Le père Zhang a déclaré être enthousiaste quant à la venue des Jeux olympiques sur le territoire chinois. "Ce sera l’occasion pour les chrétiens chinois d’entrer en contact avec des homologues d’autres pays", a ajouté Xu Yonghai, un membre actif de l’Eglise protestante.

20.02 - Le BOCOG enjoint les sponsors à ne pas céder à la pression

Le directrice du département marketing du Comité chinois d’organisation des Jeux olympiques, Yuan Bin, a déclaré lors d’une conférence de presse, le 20 février 2008, que les sponsors ne devaient pas céder à la pression des organisations internationales, notamment liées à la cause du Darfour. Les plus importants sponsors, Johnson & Jonhson, Volkswagen, General Electrics, Mac Donald’s et Coca-Cola, ainsi que la marque chinoise Lenovo ont été appelés à poursuivre leur engagement aux côtés des Jeux olympiques, au motif que "la politique ne doit pas être mêlée aux Olympiades ". Un responsable d’Adidas présent à la conférence, Li Zhinu, a ajouté que "la tradition des sponsors comme partenaires des Jeux olympiques ne serait pas affectée par les conditions spécifiques du pays organisateur".

20.02 - Le CIO autorise les athlètes à tenir un blog personnel

Le CIO a autorisé les athlètes à s’exprimer sur des blogs pendant les épreuves olympiques tout en imposant des règles d’utilisation strictes. Les blogs, utilisés à titre personnel et non dans un but journalistique, ne devront pas contenir de photographies ou de commentaires sur les autres sportifs.

Quant aux prises de position personnelles, celles-ci sont tenues de respecter la Charte olympique, qui interdit toute participation à des manifestations politiques. "Je ne pense pas qu’exprimer une opinion soit équivalent à une manifestation", a déclaré John Coates, le chef du comité olympique australien.

19.02 - Ouverture du procès de Yang Chunlin

Le procès de Yang Chunlin, l’un des promoteurs de la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques", s’est ouvert le 19 février 2008 dans la province du Heilongjiang (Nord-Est). Il a rejeté les accusations de "subversion du pouvoir d’Etat" et défendu son droit constitutionnel à critiquer le gouvernement. Son avocat Li Fangping a déclaré à l’agence Reuters qu’il "n’attendait pas de verdict le premier jour de l’audience".

15.02 - La Chine réagit vivement à la décision de Steven Spielberg

Le 14 février 2008, des médias officiels chinois ont accusé les pays occidentaux de se servir des Jeux olympiques pour épingler la Chine sur la question des droits de l’homme. Les désistements successifs, notamment celui du réalisateur Steven Spielberg le 13 février, en raison du rôle de la Chine dans le conflit au Darfour, ont indigné les autorités chinoises. La presse chinoise n’a pas évoqué le retrait de Steven Spielberg.

L’ambassade de Chine à Washington déplore un "traitement injuste, irraisonnable et irresponsable de l’information", qui, selon Global Times, un journal officiel, provoque "l’indignation et le dégoût des citoyens chinois".

Pékin déplore un amalgame entretenu par des ONG ou des personnalités étrangères et maintient ses affirmations sur son rôle pacifique au Soudan.

Au même moment, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice ainsi que la secrétaire d’Etat aux Jeux olympiques britannique, Tessa Jowell, se sont prononcées contre le boycott des JO, précisant que chacun était libre ou non d’y assister.

13.02 - Le procès de Yang Chunlin doit s’ouvrir le 19 février

Le défenseur des droits de l’homme Yang Chunlin, détenu depuis juillet 2007 pour avoir participé à la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques", devrait être jugé le 19 février prochain.

Son avocat, Li Fangping, craint qu’il ne soit reconnu coupable d’"incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat". Yu Changwu et Wang Guilin, également impliqués dans la campagne, ont été condamnés en janvier 2008 à des peines de rééducation par le travail.

La soeur du militant, Yang Chunping, a déclaré qu’il n’avait reçu aucune visite de sa famille depuis son arrestation. Elle craint de ne pas pouvoir à assister aux audiences, au motif qu’il s’agit d’une affaire incluant des "secrets d’Etat".

13.02 - Steven Spielberg se retire de la fête olympique

Le réalisateur américain Steven Spielberg a annoncé, le 12 février 2008, qu’il n’honorerait finalement pas son engagement professionnel en vue de la préparation de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Cette prise de position rejoint celle de l’actrice américaine Mia Farrow, qui s’est récemment indignée de ce que "Pékin puisse être le théâtre des Jeux olympiques, tout en étant responsable d’un génocide [au Darfour]".

Cette décision intervient alors que Steven Spielberg avait déjà commencé une collaboration artistique, notamment aux côtés du réalisateur chinois Zhang Yimou. Le réalisateur américain considère la Chine comme un "acteur essentiel dans la résolution du conflit au Darfour" et les "Jeux de Pékin comme un moyen de rapprocher les peuples entre eux, malgré tout".

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, avait condamné, le 24 janvier, toute tentative de politisation des Jeux en relation avec le rôle de la Chine au Darfour.

12.02 - Les athlètes norvégiens et suédois sensibilisés aux droits de l’homme

Le comité olympique norvégien a déclaré, le 11 février 2008, qu’il encourageait ses athlètes à s’informer et à exprimer leurs vues sur la situation en Chine. Le porte-parole du comité, Martin Hafsahl, a souhaité que les athlètes soient "mieux armés pour affronter la réalité". Au programme habituel de formation préolympique se sont greffés deux séminaires sur les droits de l’homme, basés sur des compilations d’informations provenant d’organisations non gouvernementales. Le 12 février, le comité olympique suédois a annoncé qu’il allait mener un programme similaire.

12.02 - Le cyberdissident Jin Haike privé des soins appropriés à son état

La famille du cyberdissident Jin Haike, condamné à dix de prison en même temps que Yang Zili, est très préoccupée par son état de santé. Reporters sans frontières s’associe à son avocat, Li Jianqiang, qui a demandé une libération de son client pour raisons médicales.

Jin Haike a récemment subi une opération tardive de l’ablation de l’appendice, mais il souffre de douleurs abdominales inexpliquées. Les autorités de la prison n°2 de Pékin ainsi que les docteurs qui l’ont opéré se refusent à livrer un diagnostic. Récemment, son père, Jin Jianguo, a pu le rencontrer et l’a trouvé « affaibli ».

L’avocat a évoqué un autre cas similaire, celui de l’écrivain Li Hong, incarcéré à Ningbo, dont l’état de santé nécessite des soins.

En novembre 2003, Jin Haike, accusé d’incitation à la subversion du pouvoir d’Etat, a été condamné à une peine de dix ans de prison, aux côtés de Yang Zili, Zhang Honghai et Xu Wei.

07.02 - Mobilisation des Parisiens

Le vendredi 8 février à 12h, dans un quartier très passant de la capitale, les militants de Reporters sans frontières proposeront aux Parisiens de se faire photographier avec le t-shirt de la campagne « Pékin 2008 », représentant les anneaux olympiques en forme de menottes.

Le rendez-vous est donné au métro Havre Caumartin, au niveau du 50/56 de la rue Caumartin (piétonne). Dans le 9e arrondissement.

06.02 - Le militant des droits de l’homme Wang Guilin condamné à la rééducation par le travail

Wang Guilin, défenseur des droits de l’homme, qui a participé à la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques", a été condamné, le 28 janvier 2008, à 18 mois de rééducation par le travail forcé. La famille de Wang a été informée, le 5 février, de la décision émanant de la police du Heilongjiang (Nord-Est).

05.02 - Rama Yade intervient en faveur de Hu Jia

La secrétaire d’Etat aux droits de l’homme Rama Yade a affirmé, le 4 février 2008, être intervenue auprès des autorités chinoises en faveur du dissident Hu Jia qui a été inculpé, le 30 janvier, pour "incitation à la subversion". "Je suis intervenue personnellement auprès des autorités chinoises pour faire part de ma préoccupation et pour former le vœu d’une libération rapide", a assuré Rama Yade qui souhaite que Pékin "entende cet appel amical".

29.01 - Morts d’ouvriers sur les chantiers olympiques : chiffres revus à la baisse par les autorités

Alors que le CIO souligne une amélioration des conditions de travail des ouvriers employés sur les sites olympiques, le journal britannique Sunday Times a révélé le passage sous silence d’accidents sur les chantiers. Selon le quotidien, une dizaine d’ouvriers sont morts rien que sur le site du stade national. Des milliers de travailleurs migrants anonymes interviennent dans la construction ou la rénovation des soixante-seize sites sportifs de Pékin. Lors d’une conférence de presse tenue le 28 janvier, le chef du Bureau de la sécurité du travail de Pékin, Ding Zhenkuan, a coupé court aux estimations britanniques en faisant état de six décès. Il s’agit de la première parution officielle de chiffres qui sont bien moindres que ceux communiqués par les organisateurs des JO d’Athènes.

28.01 - Le prince Charles n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques

Dans une lettre rendue publique le 28 janvier 2008, le Prince de Galles a déclaré qu’il n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin en août prochain. Cette prise de position fait suite à un courrier que lui avait adressé le groupe Free Tibet pour lui demander de ne pas assister aux Jeux. Clive Alderton, secrétaire adjoint du prince, a confirmé : "Comme vous le savez, son altesse royale s’intéresse de près et depuis longtemps au Tibet. (...) Il n’assistera pas à la cérémonie".

Wang Hui, porte-parole du Comité d’Organisation des Jeux (BOCOG) a déploré cette décision en estimant qu’"un boycott des Jeux olympiques serait injuste. Les Jeux de Pékin appartiennent à tout le monde".

Exprimez-vous
Que pensez-vous de l’appel au boycott de la cérémonie d’ouverture des JO Pékin 2008 ?


Campagne Pékin 2008 - Libération
Retrouvez chaque semaine dans Libération le visage de ceux qui s'associent à Reporters sans frontières pour refuser la répression en Chine.

Les parisiens se mobilisent
Le 8 février dernier, 6 mois avant l’ouverture des JO de Pékin, Reporters sans frontières proposait aux parisiens de se mobiliser.

Visuels de la campagne
Fonds d’écran
Affiches A3

Pétition
Soutenez la campagne internationale en signant cette pétition qui sera adressé à Liu Qi, président du Comité organisateur des JO 2008 et chef du Parti communiste chinois à Pékin.

Les images de la campagne
Consultez les photos des opérations à Pékin, Paris, New York...

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