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Nay Phone Latt et Zarganar
Birmanie

Nay Phone Latt

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Nay Phone Latt

Interpellé le 29 janvier 2008 en possession d’une vidéo interdite par la junte militaire au pouvoir, Nay Phone Latt est propriétaire de deux cybercafés à Rangoon. Il tient un blog (http://www.nayphonelatt.net/) sur lequel il témoigne de la difficulté que rencontre la jeunesse birmane pour s’exprimer, notamment depuis les manifestations des moines et de la jeunesse de l’automne 2007. Il a été une source d’informations très importante sur la révolution safran dont les meneurs et les témoins sont aujourd’hui lourdement réprimés.

Nay Phone Latt souffre d’un problème aux yeux, mais les autorités de la prison l’empêchent de consulter un médecin.

Zarganar

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Zarganar

Dérangeant, car il critique les privilèges dont bénéficient certains, la pauvreté, ou encore la corruption du pouvoir. Il a été interpellé en septembre 2007 pour avoir soutenu les manifestations pacifistes menées par les moines bouddhistes. Il a été de nouveau arrêté après avoir témoigné à la BBC sur la situation des victimes du cyclone de Nargis de mai 2008.

Le 5 juin, il a été accusé de "trouble à l’ordre public", puis condamné à 45 ans de prison par un tribunal spécial réuni au sein de la prison d’Insein. Quelques jours plus tard, une peine supplémentaire de 14 ans lui a été infligée. Sa peine a été réduite de 24 ans le 16 février 2009.

Avec lui, deux journalistes ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir collecté des informations sur la situation dans le delta de l’Irrawaddy. Zarganar avait déjà été arrêté en 1988, lors de la sévère répression menée par la junte contre l’opposition. Depuis 2006, les autorités lui interdisent de s’investir de nouveau dans des activités artistiques, dont le théâtre et la réalisation de films.


 

Libérez les avant 2020 et 2033 !

Suite à une condamnation à vingt ans et six mois de prison le 10 novembre 2008, Nay Phone Latt, blogueur de 28 ans et propriétaire de deux cybercafés à Rangoon, devrait rester en prison juqu’en 2020 pour avoir possédé un film jugé “subversif” par le régime militaire birman.

Après avoir écopé d’une peine de 45 ans de prison, le 21 novembre 2008, le comédien Zarganar a vu sa peine allongée de 14 ans, six jours plus tard, pour “offense”. Le 16 février, elles l’ont finalement réduite à vingt cinq ans. Les autorités lui reprochent d’avoir critiqué le régime sur son blog, l’un des plus consultés à l’intérieur et à l’extérieur du pays par les internautes birmans. Il devrait être libéré en 2033.

Ils sont tous les deux détenus dans des prisons insalubres éloignées de Rangoon où résidents leurs familles.

Ces deux blogueurs on été victimes de procès arbitraires et manipulés par la junte militaire. L’attention de la communauté internationale, notamment celle d’Ibrahim Gambari, l’envoyé spécial de Ban-Ki-Moon, est plus que nécessaire pour obtenir leur libération.



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