Ameriques Asie Europe Moyen-Orient Internet Nations unies
 
Afrique du Sud


-  Superficie : 1 221 037 km2.
-  Population : 43 792 000.
-  Langues : afrikaans, anglais, xhosa, zoulou, etc.
-  Nature de l’Etat : république unitaire.
-  Chef de l’Etat : Thabo Mbeki.

Afrique du Sud - Rapport annuel 2003

Dans une Afrique australe de plus en plus répressive, l’Afrique du Sud fait toujours partie des bons élèves en matière de liberté de la presse. Les journalistes continuent cependant d’être victimes de menaces et d’agressions dans certaines régions isolées.

Les relations entre la presse et le président Thabo Mbeki semblent s’être améliorées. L’hostilité de certains journaux envers les dirigeants sud-africains, dénoncée l’année passée par le gouvernement, s’est atténuée. En revanche, les controverses sur le racisme dans les médias se poursuivent. En octobre, l’International Herald Tribune publie un article intitulé "A Radio Pretoria, l’apartheid est toujours révéré". Selon le journal, Radio Pretoria "est une voix unique pour les Afrikaners conservateurs, la minorité blanche qui a oppressé les Noirs pendant des décennies et a ensuite résisté, parfois violemment, à la transition vers une démocratie multiraciale". Toujours selon le quotidien, 100000personnes écouteraient cette station qui diffuse, chaque matin, l’ancien hymne national du régime de l’apartheid.
D’un point de vue économique, les journaux sud-africains ont fait les frais de "l’après 11 septembre 2001". Les recettes publicitaires ont chuté et des plans de licenciements ont été mis en œuvre dans plusieurs titres. Certains journaux ont augmenté leurs tarifs, en raison des hausses pratiquées par les producteurs de papier.
Un débat a opposé, tout au long de l’année, les responsables de la South African Broadcasting Corporation (SABC) au gouvernement à propos d’un nouveau projet de loi visant à modifier les statuts de la radio et de la télévision publiques. La SABC, épaulée par les organisations de défense de la liberté d’expression, a finalement gain de cause et son indépendance éditoriale est préservée.

Un journaliste interpellé
Le 24 août 2002, Riyad Desai, journaliste indépendant, est interpellé alors qu’il couvre une manifestation illégale contre le harcèlement constant par la police des membres du Mouvement des gens sans terre. Le journaliste est libéré le jour même après avoir payé une caution de 1 000 rands (environ 100 euros). Aucune charge n’est retenue contre lui.

Trois journalistes agressés
Mi-avril 2002, Wonder Hlongwa, Mandla Zulu et Bongani Hans, journalistes de City Press, sont agressés par des responsables d’une entreprise, dans le Kwazulu Natal (est du pays), alors qu’ils couvrent une manifestation des salariés de la société. Cette agression intervient après la publication d’un article faisant état des "activités criminelles" du patron de l’entreprise. Les journalistes affirment avoir été menacés de nouvelles représailles.

Quatre journalistes menacés
Le 19 septembre 2002, Sabelo Ndlangisa, journaliste au Sunday Times, est menacé par Sina Sebetha, une responsable de la police de la route de la province de Gauteng (région de Johannesburg). L’officier affirme qu’elle fera "disparaître [le journaliste] s’il ne la laisse pas tranquille". Sina Sebetha a appelé les bureaux du journal et laissé un message : "Vous, vous allez disparaître ! Ils vous chercheront partout et ne vous trouveront pas. Si vous voulez faire quelque chose de bien, restez en dehors des affaires des gens. Nous vous achèverons." Cette menace intervient après la parution d’un article intitulé "Le flic qui a demandé des pots-de-vin est toujours en fonction".
Fin septembre, Zenzele Kuhlase, de l’agence de presse African Eye News Service (AENS), est agressé et menacé de mort par des inconnus devant le tribunal de Nelspruit (est de Johannesburg) alors qu’il souhaite prendre des photographies d’un suspect lors d’une affaire d’agression contre un mineur. Les assaillants s’en prennent également à un autre photographe, Steven Ziboleno Ntuli, et l’obligent à quitter le procès. Un troisième journaliste de l’agence, Jbulile Sherone Mhlabane, a également reçu des menaces de mort pour avoir cité un individu impliqué dans une autre affaire de meurtre. Selon l’Institut pour la liberté d’expression (FXI), une organisation sud-africaine, ces menaces ont été proférées en présence de plusieurs policiers, dont le commissaire de Nelspruit, Joseph Ntsanwisi. Le FXI a demandé aux autorités de mener des investigations pour identifier et sanctionner les responsables de ces actes.

Pressions et entraves
Le 4 février 2002, le gouvernement dépose un projet de loi sur l’audiovisuel au Parlement. Ce texte vise à mettre en place une Agence pour le développement et la diversité des médias (Media Development and Diversity Agency, MDDA). Elle aurait pour fonction principale de fournir et faciliter le financement, la formation et le développement de médias servant les intérêts des minorités et des communautés marginalisées du pays. Ce projet de loi ne fait pas l’unanimité parmi les membres de la South African Broadcasting Corporation (SABC, radio-télévision d’Etat), qui voient en lui une menace à l’indépendance éditoriale des médias publics. Le 30août, une délégation de la SABC annonce son intention d’amender le texte. Elle entend revoir certaines clauses spécifiques, notamment les dispositions liées à la politique d’information, de programmation et de langues de la station. Le 23 octobre, le Parlement adopte les amendements proposés par la SABC et les organisations de défense de la liberté d’expression et garantit l’indépendance de la radio et de la télévision publiques. Une quatrième chaîne de télévision est créée pour donner une plus grande place aux langues les moins connues d’Afrique du Sud.
Le 21 avril, le ministère des Renseignements présente ses excuses à des journalistes qui avaient été convoqués, quelques jours plus tôt, par l’Agence nationale de renseignements (NIA). Des agents de la NIA avaient interrogé des journalistes candidats au futur Bureau de la presse présidentielle sur leurs partenaires sexuels, présents ou passés. On leur avait également demandé s’ils seraient prêts à accepter une relation sexuelle en échange d’une information.
Le 15 août, la Haute Cour interdit, pour la deuxième fois, la publication de la biographie de l’homme d’affaires Sol Kerzner. L’ouvrage, écrit par le journaliste Allan Greenblo, dénonce les transactions commerciales entre l’ancien régime de l’apartheid et Sol Kerzner. Ce dernier a toujours nié avoir eu des liens avec l’ancien gouvernement. Cette biographie avait déjà été interdite en 1997.
Le 2 septembre, le service de sécurité des Nations unies empêche les représentants de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) de tenir une conférence de presse lors du sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg. Peu après le début de leurs interventions, les représentants des ONG sont interrompus par les membres du service de sécurité du sommet qui leur reprochent de ne pas avoir demandé d’autorisation aux Nations unies.



  liste pays afrique
Introduction Afrique - Rapport annuel 2003
01.Introduction Afrique-Rapport annuel 2003
Actualisation Afrique
Angola
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cameroun
Cap-Vert
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
Djibouti
Eryhtrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée
Guinée équatoriale
Guinée-Bissau
Kenya
Liberia
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Mozambique
Namibie
Niger
Nigeria
Ouganda
R.D. Congo
République centrafricaine
Rwanda
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Swaziland
Tanzanie
Tchad
Togo
Zambie
Zimbabwe

see also
Rapport annuel 2003 Maghreb / Moyen-Orient
Rapport Annuel 2003 Amériques
Rapport annuel 2003 Europe
Rapport annuel 2003 Asie