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Timor oriental


-  Superficie : 14 475 km2.
-  Population : 750000.
-  Langue : tetun, portugais (off.).
-  Nature de l’Etat : république unitaire.
-  Chef de l’Etat : José Alexandre "Xanana" Gusmao.

Timor oriental - Rapport annuel 2003

Le 20 mai, le Timor oriental proclame son indépendance. Un mois auparavant, le "poète guerrier" Xanana Gusmao avait été élu Président au terme d’une campagne libre. Les médias, même lors des émeutes de début décembre, ne souffrent pas de pressions du gouvernement.

Après quatre siècles de colonisation portugaise, vingt-quatre ans d’occupation indonésienne et trois ans d’administration intérimaire des Nations unies, le Timor oriental gagne son indépendance et devient membre à part entière des Nations unies. L’ex-guérillero et héros de cette indépendance, Xanana Gusmao, a été élu Président, sans surprise, le 16 avril. Dès son investiture, il affirme que la liberté de la presse acquise depuis l’arrivée des Nations unies sur l’île sera respectée.
Le pays compte une dizaine de publications indépendantes, des radios communautaires et une télévision. Certains titres se sont déjà imposés : les quotidiens Timor Post et Lalenok, les hebdomadaires Talitakum, Lian Maubere et Tais Timor. Mais il reste des problèmes, notamment le choix de la langue. Certaines publications utilisent les quatre langues : tetun, indonésien, portugais et anglais. Des journalistes timorais se plaignent du choix du portugais dans les médias, notamment ceux qui sont aidés par la communauté internationale. Ainsi, en novembre 2002, le gouvernement de Lisbonne soutient le lancement du bimensuel en portugais à diffusion gratuite, Correio de Timor. La langue de l’ancien colonisateur n’est parlée que par une minorité de la population, principalement les personnes âgées.
En février, l’organisation de défense de la liberté de la presse Article 19 affirme que l’avant-projet de Constitution n’apporte pas de garanties suffisantes en matière de protection de la liberté d’expression. S’il reconnaît la liberté de la presse, le droit à la protection des sources et l’indépendance des médias publics, le texte offre au gouvernement la possibilité d’imposer, par une nouvelle loi, des limitations à la liberté de la presse.
Le 23 mai, l’évêque Mgr Ximenes Belo, prix Nobel de la paix, réclame l’expulsion d’Antonio Sampaio, correspondant de l’agence de presse portugaise Lusa à Dili. Dans une tribune publiée par le quotidien Timor Post, le religieux estime que le journaliste est "contre le peuple timorais et contre les catholiques de Dili", et ajoute qu’Antonio Sampaio doit être expulsé. Le ministre des Affaires étrangères, José Ramos Horta, rétorque qu’il ne demandera jamais l’expulsion d’un journaliste de son pays. "Je peux vous garantir que les médias seront libres dans ce pays. C’est pour cela que nous nous sommes battus, pour la liberté de pensée, d’expression et d’information", déclare le Premier ministre Mari Alkatiri, réagissant aux propos de l’évêque. Lusa avait publié, le 17 mai, un article de son correspondant, intitulé "La force de l’Eglise ou le pouvoir de l’évêque", analysant le caractère "conservateur et insulaire" de l’Eglise catholique au Timor oriental.
Le 4 juillet, le quotidien Timor Post rapporte les propos du Premier ministre Mari Alkatiri, selon lesquels les journaux doivent "donner au gouvernement la place d’exprimer ses positions". Dans le même article, le journal rappelle que, depuis sa nomination, la ministre des Finances, Madalena Boavida, a refusé de parler à la presse.
Le 13 août, le président Xanana Gusmao déclare que, s’il doit y avoir un procès pour le meurtre du journaliste hollandais Sander Thoenes, il souhaite qu’il se tienne au Timor oriental, "pour que ses meurtriers voient par eux-mêmes que la justice existe". Le Président fait également allusion à l’implication possible de Timorais membres de l’armée indonésienne dans la mort du reporter. Le 6 novembre, les actes d’accusation contre deux officiers indonésiens, le commandant Jacob Sarosa et le lieutenant Camilo dos Santos, suspectés du meurtre de Sander Thoenes, sont transmis à un tribunal de Dili pour l’établissement de mandats d’arrêt. Correspondant du Financial Times, le journaliste avait été assassiné à Dili le 21 septembre 1999, quelques jours après son arrivée sur l’île pour couvrir le retrait des troupes indonésiennes en débâcle. Les deux officiers sont accusés d’être responsables de dix-sept crimes contre l’humanité commis par le bataillon 745 de l’armée indonésienne lors des événements de 1999.



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voir aussi
Rapport annuel 2003 Maghreb / Moyen-Orient
Rapport Annuel 2003 Amériques
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