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Somalie


-  Superficie : 637 660 km2.
-  Population : 9 157 000.
-  Langue : somali.
-  L’État s’est effondré en janvier 1991.
-  Le pays a ensuite été partagé en différentes régions, contrôlées avec plus ou moins d’efficacité par des factions militaires. Deux régions (Somaliland et Puntland) ont déclaré leur indépendance.

Somalie - Rapport annuel 2003

Les journalistes somaliens ne travaillent toujours pas en toute liberté ni en toute sécurité dans leur pays. Les menaces persistent et les autorités des différentes régions se montrent réticentes à accorder plus de liberté d’expression à leurs citoyens.

Dans les deux Etats sécessionnistes du nord du pays (le Somaliland au Nord-Ouest et le Puntland au Nord-Est), la situation de la liberté de la presse reste contrastée. Un nombre relativement important de médias privés existent, mais ces derniers éprouvent d’énormes difficultés à poursuivre leur travail d’information, notamment en raison d’un marché quasi inexistant. Dans le reste du pays, la situation n’est pas meilleure. Beaucoup de journalistes continuent de fuir à l’étranger, à la fois inquiets des menaces persistantes et fatigués de travailler dans des conditions économiques déplorables.
Les journalistes étrangers ne sont toujours pas en sécurité en Somalie. Les médias locaux accusent souvent la presse internationale de soutenir le camp adverse, mettant ainsi en danger les envoyés spéciaux. Dans la plupart des cas, les reporters étrangers ne sont pas autorisés à aller dans les zones où des violations des droits de l’homme ou des incidents graves ont cours. Les tribunaux islamiques leur refusent presque systématiquement l’accès aux procès.
Le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, des professionnels de la presse somaliens créent l’organisation "Journalistes contre le terrorisme", afin de "renforcer la paix, la liberté, la justice et l’égalité des droits". L’association entend également dénoncer toute violation des droits de l’homme et de la liberté de la presse.

Pressions et entraves
Le 11février 2002, à Mogadiscio, une vingtaine d’hommes armés prennent d’assaut le siège de la radio officielle du Gouvernement national de transition (GNT). Ils emportent l’équipement de transmission, ainsi que les cassettes et les archives, empêchant la station d’émettre.
Le 23 mai, Ali Abdi Aware, directeur de la radio-télévision privée Somali Broadcasting Corporation (SBC), annonce que sa station n’émet plus. La veille, il a reçu une lettre des autorités du Puntland l’informant du retrait de sa licence et lui demandant de fermer la radio et la chaîne de télévision. Un officiel explique que la SBC a une licence commerciale ne lui permettant pas de diffuser des programmes à caractère politique. Selon plusieurs observateurs locaux, la SBC est sanctionnée en raison de ses prises de position critiques vis-à-vis du colonel Abdullahi Yusuf Ahmed qui vient de reprendre militairement le contrôle de la région. La radio-télévision consacrait également régulièrement des reportages aux activités du parti de Jama Ali Jama, l’ancien président du Puntland et adversaire politique du colonel Yusuf Ahmed.
Le 5 juin, le ministère de l’Information du Somaliland annonce qu’aucune radio privée ne sera créée dans la région à cause des "dangers potentiels". Le ministère ajoute "qu’aucune autre voix que celle de la station nationale Radio Hargeysa ne pourra être écoutée sur les ondes". Les autorités préviennent que toutes les personnes détenant du matériel de transmission doivent le rendre aux autorités. Enfin, tous ceux qui ne respecteraient pas ces nouvelles dispositions pourront être "poursuivis devant une cour de justice". Plusieurs personnes privées et des partis politiques de l’opposition avaient demandé l’attribution d’une fréquence.
A partir du 16 août, Ahmad Muhammad Kismayo et Muhammad Khalif Gir, correspondants en Somalie de la BBC, sont interdits de travailler au Puntland. Le chef de cabinet du Président affirme que ces deux journalistes ne sont pas objectifs quand ils relatent les événements se déroulant dans la région.
Le 28 septembre, le parlement somalien adopte une nouvelle loi sur la presse qui interdit la publication ou la diffusion d’informations allant contre "les intérêts communs" du pays, sans définir précisément cette notion. Les médias qui ne respecteraient pas cette disposition pourraient se voir retirer leurs licences d’exploitation. Le ministre de l’Information, Abdulrahman Ibi, déclare que cette loi a pour objectif de "réorganiser et réguler" les médias. Le 2 octobre, la totalité des médias privés du pays (une vingtaine de journaux, une dizaine de radios et chaînes de télévision, et plusieurs sites Internet) entament une grève de deux jours et décident de ne plus publier les informations du gouvernement tant qu’ils n’obtiendront pas une nouvelle loi sur la presse. Quelques jours plus tard, ils reprennent le travail sans avoir obtenu gain de cause.



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