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Tchad


-  Superficie : 1 284 200 km2.
-  Population : 8 135 000.
-  Langues : français (off.), arabe (off.).
-  Nature de l’Etat : république parlementaire.
-  Chef de l’Etat : Idriss Déby.

Tchad - Rapport annuel 2003

Les médias tentent de faire front face aux pressions et aux obstacles administratifs dressés par les autorités et le Haut Conseil de la communication. Un journaliste a été interpellé et une radio censurée au cours de l’année.

La presse tchadienne est de mieux en mieux structurée. Les associations professionnelles sont désormais bien implantées et n’hésitent pas à faire front pour s’opposer à certaines décisions des autorités. De plus, il existe une réelle solidarité entre les médias, comme le prouve la semaine "journaux morts" organisée en fin d’année pour protester contre l’interpellation d’un journaliste stagiaire.
De son côté, le Haut Conseil de la communication (HCC), l’instance de régulation, continue de faire le lien entre le gouvernement et la presse. A plusieurs reprises, le HCC s’est fait l’écho des plaintes des autorités concernant le traitement de l’information par la presse privée.
L’arrivée dans le pays de plusieurs sociétés d’exploitation du pétrole est une manne financière pour les journaux. Ces entreprises achètent de l’espace publicitaire dans les principaux titres du pays, leur permettant ainsi de ne plus être dépendants des seules ventes. Cependant, le tirage des journaux reste faible dans un pays où le taux d’analphabétisme est important et où les problèmes de distribution sont encore nombreux.
De leur côté, les radios privées, apparues en 2000, se développent rapidement et les auditeurs se détournent de plus en plus de la radio nationale, malgré les efforts de ses journalistes qui se battent pour une plus grande indépendance éditoriale. Par ailleurs, le HCC ne cesse de mettre des bâtons dans les roues des stations privées qui font preuve d’une réelle indépendance et d’une grande liberté de ton.

Un journaliste interpellé
Le 16 novembre 2002, le service de presse de la Primature invite tous les médias à couvrir la présentation de délinquants ayant dérobé d’importantes sommes d’argent à des commerçants de N’Djamena. Les journalistes doivent se rendre dans les locaux des Renseignements généraux. Sur place, les reporters de FM Liberté et de L’Observateur sont refoulés par les forces de l’ordre. Ngabo Djaha, journaliste stagiaire du journal Le Temps, est retenu pendant vingt-quatre heures et interrogé par la police. Son matériel de travail est confisqué. En signe de protestation, l’Association des éditeurs de la presse privée du Tchad (AEPT) annonce que les médias privés observeront une semaine "journaux morts" entre le 1er et le 7 décembre. Trois radios privées décident également de ne pas émettre pendant deux jours pour protester contre ce "traquenard pour déstabiliser moralement en humiliant la presse privée".

Pressions et entraves
Mi-janvier 2002, Hassane Boussar, rédacteur en chef de la télévision nationale, et Yacoub Ahmat, l’un de ses journalistes, sont sanctionnés par la direction de la chaîne après avoir critiqué à l’antenne le Premier ministre de l’époque, Nagoum Yamassoum. Le 21 janvier, le Collectif des agents de la télévision (CATEL) lance un préavis de grève de six jours pour demander la réhabilitation des deux journalistes. Après avoir envoyé une lettre d’excuses à la direction de la chaîne, les journalistes sont réintégrés.
Du 11 février au 4 mars, la radio privée FM Liberté est suspendue par le HCC. Selon l’instance de régulation, la station a violé l’article 14 du cahier des charges des radios privées, associatives et communautaires. Cet article interdit la diffusion d’"informations susceptibles de troubler l’ordre public". FM Liberté avait fait état d’une manifestation au Cameroun des étudiants de l’université de Ngaoundéré (nord de Yaoundé), pendant laquelle des ressortissants tchadiens avaient été interpellés par des militaires et malmenés par des Camerounais. Cette information a provoqué la colère parmi les élèves du lycée Félix Eboué de N’Djamena qui ont manifesté, le 4 février, contre les ressortissants camerounais au Tchad. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de cette manifestation.
Le 15 février, le directeur de la station communautaire Radio Brakoss est interrogé par les services de renseignement de la police. On lui reproche de ne pas avoir couvert correctement une grève des paysans de Moïssala (sud du pays).
Le 30 mars, le HCC interdit l’enregistrement, la programmation et la diffusion sur les "ondes radio privées associatives ou communautaires" de "toute émission politique ou à caractère politique". Par ailleurs, le HCC décide que la diffusion des émissions officielles sur les campagnes électorales pouvait être suspendue "si les propos tenus sont injurieux ou provocateurs, ou contraires aux législations en vigueur".
Le 12 novembre, au cours d’une réunion avec des représentants de la presse privée, le HCC fait part aux journalistes du mécontentement du gouvernement à propos du traitement des informations relatives à la situation dans le nord du pays et à la frontière centrafricaine.



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