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Bosnie-Herzégovine


-  Superficie : 51 129 km2.
-  Population : 4 067 000.
-  Langues : bosniaque, serbe et croate.
-  Nature de l’Etat : Deux entités confédérées, la Fédération croato-musulmane et la République serbe.
-  Chef de l’Etat : Mirko Sarovic.

Bosnie-Herzégovine - Rapport annuel 2003

Dix ans après le début de la guerre qui a déchiré la Bosnie de 1992 à 1995, la liberté de la presse continue à progresser, en particulier au niveau législatif. Seuls quelques cas de pressions exercées par des politiques sur des médias critiques ont été enregistrés en 2002.

Le 20 mars 2002, la Bosnie-Herzégovine devient le 44e membre du Conseil de l’Europe, ce qui l’engage à "garantir la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales à toute personne placée sous sa juridiction". Des efforts sont réalisés dans le sens du respect des minorités avec la reconnaissance de trois langues officielles, le serbe, le croate et le bosniaque. En août, le Parlement de la fédération de Bosnie-Herzégovine adopte une loi qui décriminalise la diffamation sur tout le territoire. Le haut représentant de la communauté internationale pour la Bosnie-Herzégovine (OHR), Wolfgang Petritsch, avait imposé cette modification dès juillet 1999, mais la loi n’avait été jusque-là adoptée que par l’Assemblée nationale de Republika Srpska (l’entité serbe de Bosnie) en juillet 2001. Le désengagement de l’administration internationale, sous la direction du bureau du haut représentant désigné en mai 2002, Paddy Ashdown, se poursuit. En octobre, la loi sur la communication donne à l’Agence de régulation des communications (CRA), créée en mars 2001, la dimension d’un véritable organe de régulation géré par le pays lui-même. Si les journalistes en Bosnie-Herzégovine ne font pas l’objet d’agressions ou de menaces, ils subissent en revanche des pressions politiques, comme le boycott publicitaire, d’une nature plus discrète mais suffisamment efficace pour mettre en péril la vie d’un média. En juin, Jonathan Randal, ancien journaliste du quotidien américain Washington Post, est contraint de témoigner devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), au sujet d’une interview qu’il avait réalisée en 1993 avec un ancien dirigeant des Serbes de Bosnie, ouvrant un débat de fond sur la protection des sources des reporters de guerre. Mais en décembre, dans une décision très attendue, le TPIY décide que les journalistes travaillant dans des zones de guerre ne pourront être contraints à témoigner devant la justice internationale qu’à deux conditions : que leur comparution ait "un rapport direct et crucial avec les questions essentielles d’une affaire" et que "l’élément de preuve souhaité ne puisse être obtenu d’une autre source".

Pressions et entraves

Le 15 février 2002, Senad Pecanin, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Dani déclare, lors d’une session extraordinaire du Comité Helsinki pour les droits de l’homme à Sarajevo, que le journal risque de cesser ses activités parce qu’il est victime d’un boycott publicitaire. D’après la rédaction, ce dernier serait lié aux critiques émises dans Dani sur la décision du Conseil des ministres de remettre aux autorités américaines six Algériens dans le cadre des enquêtes sur les attentats du 11 septembre 2001.
Le 7 juin, Jonathan Randal, ancien journaliste du quotidien américain Washington Post, est contraint de témoigner devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) au sujet d’une interview qu’il avait réalisée en 1993 avec un ancien dirigeant des Serbes de Bosnie. Cité à comparaître dans le procès des deux dirigeants serbes de Bosnie, Momir Talic et Radoslav Brdjanin, le journaliste refuse d’obtempérer. Le 11 décembre, les juges du TPIY exemptent Jonathan Randal de témoignage en appel.
Le 7 octobre, Bakir Hadjiomerovic, rédacteur en chef de l’émission de télévision "60 minutes" de la chaîne FTV (Federal TV), est suspendu pendant une journée par Jasmin Durakovic, le directeur de la chaîne, pour "manque de professionnalisme". Son émission vient de présenter un reportage où figurent Alija Izetbegovic, ancien président de Bosnie-Herzégovine, et d’autres membres du parti nationaliste musulman, le SDA (Parti d’action démocratique), en compagnie de moudjahidin dans la ville de Bugojno, le point le plus sensible de la partie bosniaque du territoire. Ce reportage renvoie une mauvaise image de quelques membres du SDA, qui a gagné les élections générales du 5 octobre.



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voir aussi
Rapport annuel 2003 Maghreb / Moyen-Orient
Rapport Annuel 2003 Amériques
Rapport annuel 2003 Afrique
Rapport annuel 2003 Asie