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Irak

Disparition de Frédéric Nérac

Rappel des faits :
Le 22 mars 2003, au deuxième jour de la guerre, une équipe de la chaîne de télévision britannique ITN circulant en convoi de deux voitures est prise sous des tirs irakiens et américains au sud de l’Irak, près de Bassorah. Le grand reporter britannique Terry Lloyd est tué par balles. Le caméraman belge Daniel Demoustier est blessé. Deux de leurs collègues, le cameraman français Fred Nérac et l’interprète libanais Hussein Othman disparaissent mystérieusement.

Début juin 2003, sous la pression de Fabienne Nérac et des organisations de défense de la liberté de la presse, dont Reporters sans frontières, le ministère de la Défense britannique ouvre enfin une enquête sur les circonstances de la disparition de Fred et Hussein.

Un an après leur disparition, Fabienne Nérac, l’épouse de Fred Nérac, demande à l’armée américaine d’accepter enfin de collaborer activement avec les enquêteurs britanniques qui conduisaient sur place des recherches. Ces derniers ont recueilli de nombreuses informations et des témoignages mais aucun élément ne permet d’élucider avec certitude la disparition des deux hommes.

La chaîne ITN annonce, le 25 juin 2004, que des tests ADN ont permis d’identifier des fragments de corps, retrouvés en Irak, comme appartenant à l’interprète libanais Hussein Othman. D’après ITN, ces nouveaux éléments confirment un témoignage irakien indiquant que Fred Nérac et Hussein Othman, qui circulaient dans le même véhicule, ont été arrêtés et emmenés dans un pick-up militaire irakien. A la lumière de ces nouveaux éléments, Hussein Othman a très vraisemblablement été tué lors des combats entre les forces américaines et irakiennes qui ont également causé la mort du reporter britannique Terry Lloyd.

Des funérailles sont organisées pour Hussein Othman à Baalbeck (est du Liban), sa ville natale, le 23 septembre 2004, en présence d’un représentant du président libanais Emile Lahoud, qui remet à la famille du défunt une distinction honorifique.

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, reçoit, le 19 octobre 2005, la famille de Frédéric Nérac pour lui indiquer que le journaliste serait décédé « à bord d’un véhicule irakien au cours d’un échange de tirs survenu entre des Irakiens et des soldats américains ». Ces indications sont données par une cellule d’experts, mise sur pied huit mois auparavant par les ministères des Affaires étrangères et de la Défense. Pour parvenir à ces conclusions, cette cellule a recoupé les éléments des enquêtes américaine, britannique, irakienne et danoise. Philippe Douste-Blazy a assuré à la famille de Frédéric Nérac que les investigations se poursuivraient sur le terrain pour retrouver le corps du journaliste.

Reporters sans frontières attend néanmoins des preuves tangibles et concrètes, telle que le résultat d’une expertise ADN par exemple, avant de statuer sur le sort de Frédéric Nérac.




 


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