Victimes de la guerre
40 journalistes et 16 collaborateurs des médias ont été tués et deux sont portés disparus depuis le début du conflit en mars 2003.

communiqués - Rapports

15.01 - Irak /Etats-Unis
"Deux meurtres pour un mensonge"
A l’issue d’une enquête approfondie sur la mort de deux journalistes tués à Bagdad le 8 avril 2003 par un tir de l’armée américaine sur l’hôtel Palestine, Reporters sans frontières publie un rapport d’enquête et demande la reprise des investigations.
A l’issue d’une enquête approfondie sur la mort de deux journalistes tués à Bagdad le 8 avril 2003 par un tir de l’armée américaine sur l’hôtel Palestine, Reporters sans frontières publie un rapport d’enquête et demande la reprise des investigations pour répondre aux véritables questions que pose cette erreur criminelle commise par l’armée des Etats-Unis.

19.09 - Irak
Disparition de Fred Nérac : l’enquête se poursuit
30.05 - Irak
La Grande-Bretagne et la France doivent conduire une enquête conjointe sur la disparition de Fred Nérac, cameraman d’ITN disparu en Irak depuis 68 jours
19.05 - Irak
A l’occasion du Conseil des ministres européens des Affaires étrangères et de la Défense, des journalistes se mobilisent pour accélérer les recherches de Fred Nérac, disparu en Irak depuis 58 jours
13.05 - Irak
Reporters sans frontières choquée par le refus des autorités britanniques d’ouvrir une enquête sur la disparition de Fred Nerac et d’Hussein Othman d’ITN
2.05 - Irak
L’armée américaine ouvre enfin une enquête sur les tirs de ses troupes contre des journalistes d’ITN
23.04 - Irak
Reporters sans frontières ne se satisfait pas des réponses du Pentagone et de la Commission internationale humanitaire d’établissement des faits
13.04 - Irak
Une équipe de CNN essuie des coups de feu ; son garde du corps répond à l’arme automatique
Reporters sans frontières s’inquiète d’un comportement qui peut s’avérer dangereux pour tous les journalistes
9.04 - Irak
Allégations de crimes de guerre
Reporters sans frontières demande à nouveau une enquête indépendante et impartiale de la Commission d’établissement des faits
8.04 - Irak
Reporters sans frontières accuse l’armée américaine de prendre délibérément pour cibles des journalistes
8.04 - Iraq
Reporters sans frontières indignée par le bombardement d’Al-Jazira à Bagdad
8.04 - Royaume-Uni
Certains médias pris à parti par des ministres et des parlementaires pour leur couverture de la guerre en Irak
3.04 - Irak
Les autorités irakiennes empêchent les journalistes de travailler
31.03 - Irak
Reporters sans frontières s’inquiète de la manière dont les forces américano-britanniques traitent les journalistes couvrant la guerre en Irak
28.03 - Irak
Reporters sans frontières lance un appel aux belligérants pour qu’ils aident à retrouver les neuf journalistes disparus depuis le début du conflit
26.03 - Etats-Unis
Al-Jazira est bien la seule chaîne exclue du New York Stock Exchange
26.03 - Irak
Reporters sans frontières demande à Tommy Franks l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un journaliste et la disparition de deux de ses confrères
25.03 - Irak
Deux journalistes tués, deux blessés et deux autres portés disparus
19.03 - Crise en Irak
Reporters sans frontières demande aux autorités américaines de garantir la liberté et la sécurité des journalistes
11.03 - Koweït
Interdiction aux journalistes étrangers de fournir des informations aux médias israéliens
25.02 - Irak
Les médias irakiens : 25 ans de répression sans faille

La Chronique de Jean-Marie Charon

Jean-Marie Charon est chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il est sociologue, spécialiste des médias. Il a publié plusieurs ouvrages et articles sur la pratique du journalisme. L’un de ses derniers livres - "Un secret si bien violé - La loi, le juge et le journaliste" - a été publié au Seuil en 2000. Il publie chaque jour, sur le site de Reporters sans frontières, une chronique sur la couverture médiatique de la guerre en Irak et le traitement de l’information.

Journaliste !
(18/04/03) C’était il y a seulement quelques jours. Les forces américaines allaient entreprendre l’assaut du "nid de l’aigle", Tikrit. Le premier échange de tirs ne fut pas sans étonner puisqu’il mettait aux prises des avant-postes irakiens, avec ... une équipe de télévision. (...)

Décryptages
Les journalistes irakiens veulent s’essayer à la libre expression
Les journalistes irakiens qui subissaient depuis des années la poigne de fer du fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï, retrouvent le droit à la parole et expriment leurs attentes, notamment envers les Américains, de pouvoir construire une presse libérée de la censure comme le relate Ezzedine Saïd, journaliste de l’Agence-France Presse. (...)

Textes de référence
Rapport annuel 1992 - Irak
Journalistes tués dans le monde depuis 1992
Le CSA définit un code de bonne conduite pour l’audiovisuel français
Extrait du Protocole additionnel aux Conventions de Genève relatif à la protection des journalistes
Extrait de la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre
Cinquante règles d’incorportation pour les journalistes

Rapport annuel 2003 Maghreb / Moyen-Orient
01. Introduction Maghreb-Moyen-Orient
02. Actualisation Maghreb/Moyen-Orient
Algérie
Arabie saoudite
Autorité palestinienne
Bahreïn
Egypte
Emirats arabes unis
Irak
Iran
Israël et les Territoires occupés
Jordanie
Koweït
Liban
Libye
Maroc
Qatar
Soudan
Syrie
Tunisie
Yémen

Rapport Annuel 2003 Amériques
01. Introduction Amériques
02. Actualisation Amériques
Argentine
Bolivie
Brésil
Canada
Chili
Colombie
Costa Rica
Cuba
Equateur
Etats-Unis
Guatemala
Guyana
Guyane française
Haïti
Honduras
Mexique
Nicaragua
Panama
Paraguay
Pérou
Porto Rico
République Dominicaine
Salvador
Surinam
Uruguay
Venezuela

Rapport annuel 2003 Europe
01. Introduction Europe et ex-URSS
02. Actualisation Europe et ex-URSS
Albanie
Allemagne
Arménie
Autriche
Azerbaïdjan
Bélarus
Belgique
Bosnie-Herzégovine
Bulgarie
Chypre
Croatie
Danemark
Espagne
France
Géorgie
Grèce
Irlande
Italie
Kazakhstan
Kirghizistan
Macédoine
Moldavie
Ouzbékistan
Pologne
Portugal
République tchèque
Roumanie
Royaume-Uni
Russie
Serbie-Monténégro
Slovaquie
Suède
Tadjikistan
Turkménistan
Turquie
Ukraine

Rapport annuel 2003 Afrique
01. Introduction Afrique - Rapport annuel 2003
01.Introduction Afrique-Rapport annuel 2003
02. Actualisation Afrique
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cameroun
Cap-Vert
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
Djibouti
Eryhtrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée
Guinée équatoriale
Guinée-Bissau
Kenya
Liberia
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Mozambique
Namibie
Niger
Nigeria
Ouganda
R.D. Congo
République centrafricaine
Rwanda
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Swaziland
Tanzanie
Tchad
Togo
Zambie
Zimbabwe

Rapport annuel 2003 Asie
01. Introduction Asie et Pacifique
02. Actualisation Asie
Afghanistan
Australie
Bangladesh
Bhoutan
Birmanie
Brunéi
Cambodge
Chine
Corée du Nord
Corée du Sud
Fidji
Iles Salomon
Inde
Indonésie
Japon
Kiribati
Laos
Malaisie
Maldives
Mongolie
Népal
Nouvelle-Zélande
Pakistan
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Philippines
Singapour
Sri Lanka
Taïwan
Thaïlande
Timor oriental
Tonga
Viêt-nam

sur le front des médias

18.06 - Un photographe de l’AFP interpellé par les forces américaines

Un photographe de l’AFP, qui prenait des photos d’un attentat anti-américain, a été interpellé par les forces américaines. Ces dernières lui ont confisqué pendant une heure sa carte de presse, ainsi que son appareil photo, avant de le laisser partir. Une attaque à la grenade dans un faubourg de Bagdad, en Irak, venait de causer la mort de deux GI. Les deux militaires américains gardaient une station d’essence, cible d’un premier incident meurtrier, qui avait opposé les forces américaines à des manifestants, tuant un ancien soldat irakien et en blessant un autre.


18.06 - Le Pentagone, satisfait, compte renouveler l’incorporation de journalistes

La porte-parole en chef du ministère de la Défense, Victoria Clarke, a annoncé que le Pentagone était très satisfait de l’incorporation de quelques 700 journalistes aux troupes américaines durant la guerre en Irak. "Je suis assez confiante pour dire que les gens ont tellement apprécié ce procédé qu’ils souhaiteraient le voir renouvelé", a déclaré Victoria Clarke, lors d’un colloque, le 17 juin 2003, sur le traitement de l’information pendant la guerre en Irak. La porte-parole du Pentagone a d’ailleurs ajouté qu’il serait souhaitable qu’à l’avenir, plus de journalistes soient incorporés, et en particulier, des journalistes étrangers. Les journalistes présents ont dit avoir apprécié l’incorporation qui leur avait permis d’accéder directement aux lignes de front et d’élargir leur champ de vision. De nombreux journalistes de télévision ont expliqué qu’être embarqué avec les Marines avait été un grand avantage, à la fois pour "élargir les angles de couverture du champ de bataille", mais également pour "éviter au maximum la censure". Cependant, selon Bob Franken, journaliste à CNN, lui et d’autres confrères embarqués ont dû nuancer leurs reportages en raison de leur allégeance aux militaires américains. Pour Marvin Kalb, ancien journaliste à la télévision et professeur à l’Université d’Harvard, "tout le monde a été très chanceux que le système fonctionne. D’ailleurs, si cela a été le cas, c’est parce que la guerre a été courte. Si la guerre avait été plus longue, les pertes américaines plus nombreuses, je ne suis pas persuadé que l’enthousiasme du Pentagone pour l’"embedding" serait aussi grand aujourd’hui."


26.05 - Difficultés mais nouveaux espoirs pour Internet en Irak

"Je considère Internet comme une porte pour le XXIème siècle pour les Iraquiens", déclare aujourd’hui Shakir Abdullah, le directeur de l’ancienne Compagnie d’Etat pour les services Internet. "Cela va changer leurs mentalités".

Depuis les bombardements américains qui ont détruit, en avril 2003, les antennes de transmission du ministère de l’Information, la petite minorité de privilégiés qui avaient accès à Internet sous le régime de Saddam Hussein est aujourd’hui privée de tout accès au Réseau. L’électricité et les lignes de téléphone ne sont que très partiellement rétablies. La soixantaine de cafés Internet, installés à Bagdad et anciennement contrôlés par l’Etat, ont été pillés. Des techniciens de l’ex-Compagnie d’Etat pour les services Internet sont à pied d’œuvre pour faire redémarrer un café Internet de cinquante ordinateurs dans le quartier d’al-Adel, grâce à un transmetteur satellite rescapé du ministère de l’Information et installé sur un immeuble de deux étages.

Sous le régime de Saddam Hussein, l’envoi d’email par un portail privé tel que Yahoo étaient interdits. Pas de chat, pas de sites d’opposition ni même d’information, pas de sites pornographiques. Seuls les emails transitant pas des serveurs étatiques irakiens étaient autorisés, et une copie envoyée aux services du gouvernement, explique un technicien.

D’après TeleGeography, cabinet de conseil basé à Washington D.C., l’Irak est avec 24 millions d’habitants l’un des pays arabes où Internet reste le moins développé.


26.05 - Les radios se multiplient en Irak

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, qui avait verrouillé le paysage médiatique irakien, les radios se multiplient mais elles sont fermement contrôlées par les autorités Américaines qui les utilisent pour faire connaître leurs consignes à la population. Le 19 avril, une radio a commencé à émettre en arabe depuis la zone de l’aéroport international à Bagdad. Les émissions sont préparées par des Irakiens rentrés d’exil et des employés des anciennes radios étatiques, sous la supervision de Mike Furlong, chargé des médias à l’Office de reconstruction et d’aide humanitaire (ORHA) mis en place par les Etats-Unis. Baptisée La Voix de l’Irak nouveau, ses onze animateurs ont dû remplir un formulaire attestant de leur non-affiliation au parti Baas. Hazem Al-Souwaidi, un ancien présentateur de la chaîne de télévision diffusée par satellite, insiste sur la nouvelle liberté de cette radio. "Nous ne dépendons pas des forces de la coalition. Une fois qu’un gouvernement irakien sera mis en place, nous relèverons de lui tout en maintenant notre indépendance", explique-t-il. Plusieurs autres radios doivent bientôt commencer à émettre. Une autre radio établie par les Américains à Oum Qasr doit être transférée à Bassorah, la grande ville du sud. Ces radios relèvent du Réseau des médias irakiens, qui chapeaute également une télévision et le quotidien Al-Sabah.


19.05 - Un imam chiite menace femmes, vendeurs d’alcool et médias

L’imam chiite Al-Fartoussi a menacé, lors de la prière du vendredi, le 16 mai 2003 à Bagdad, les femmes "pécheresses, les vendeurs d’alcool et les cinémas" des pires conséquences s’ils n’abandonnaient pas leurs pratiques "d’ici une semaine". "Les cinémas de la rue Al-Saadoun passent des films indécents. Je les avertis : si dans une semaine ils ne changent pas, nous allons nous comporter autrement avec eux," a-t-il déclaré lors du prêche à la mosquée Al-Mohsen, dans la banlieue de Sadr City (anciennement Saddam City). "Cet avertissement concerne également les vendeurs d’alcool, les radios et les télévisions", a poursuivi l’imam Fartoussi, devant une foule de plusieurs milliers de personnes.


13.05 - La femme d’un journaliste tué en Irak doit déposer plainte pour crime de guerre

Une plainte pour crime de guerre doit être déposée aujourd’hui à Bruxelles contre le général américain Tommy Franks, commandant en chef des forces anglo-américaines pendant la guerre en Irak, a annoncé hier Me Jan Fremon, l’avocat des plaignants. Parmi ces derniers figure Dima Tahboub, la veuve du correspondant d’Al-Jazira Tarek Ayyoub, tué le 8 avril dans un bombardement américain sur les bureaux de la chaîne à Bagdad. La plainte doit être déposée devant le parquet fédéral belge à Bruxelles au nom de la loi dite de "compétence universelle".


12.05 - Une journaliste américaine trouve la mort en Irak

Elizabeth Neuffer, 46 ans, grand reporter au Boston Globe, a été tuée dans un accident de voiture le jeudi 8 mai en Irak. La journaliste et son interprète, Walid Khalifa Hassan Al-Dulami, sont décédés alors qu’ils regagnaient Bagdad après un reportage dans la ville de Tikrit sur les anciens du parti Baas. Elizabeth Neuffer est la première femme journaliste américaine à trouver la mort en Irak. Au Boston Globe depuis 1988, elle était spécialisée dans les crimes de guerre et les droits de l’homme. Elle avait couvert l’effondrement de l’Union soviétique et la guerre du Golfe en 1991. En 1997, elle avait été récompensée pour une série d’articles sur les crimes commis au Rwanda et en Bosnie. (16:00 GMT)


25.04 - L’ancien ministre de l’Information irakien se serait caché à Bagdad

D’après le quotidien portugais Diaro de Noticias, l’ancien ministre de l’Information Mohammad Saïd al-Sahhaf se cachait ces derniers jours "dans un quartier pauvre de la capitale, chez un ancien fonctionnaire" du régime. Diaro de Noticias raconte dans son édition du 24 avril l’interview manquée de son envoyé spécial à Bagdad ainsi que d’un journaliste de l’hebdomadaire Visao, avec l’ancien ministre irakien qui aurait tenté de négocier sa reddition aux Américains à travers les deux journalistes. Ceux-ci avaient eu confirmation par un contact irakien d’une rumeur selon laquelle Mohammad Saïd al-Sahhaf se cachait à Bagdad. Les reporters ont négocié pendant cinq jours avec l’hôte présumé d’al-Sahhaf, qui se disait affolé par la présence de cet encombrant invité, avant que l’ex-ministre irakien accepte mardi de rencontrer les journalistes portugais. L’ancien ministre ne s’est finalement pas rendu au rendez-vous convenu. (14h00GMT)


25.04 - Un nouveau journal kurde paraît à Bagdad

L’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani a distribué aujourd’hui à Bagdad son journal Al-Ittihad, en langue arabe. La mention "publié à Bagdad, imprimé à Londres et distribué partout dans le monde", figure sur le numéro de huit pages. L’éditorial indique "avoir l’honneur d’être le premier journal kurde imprimé dans Bagdad libéré (du régime de Saddam Hussein) et distribué partout en Irak". Le 18 avril, l’autre parti kurde, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) avait distribué à Bagdad 10 000 exemplaires gratuits de son journal en arabe, Karbat, publié à Erbil, au Kurdistan autonome. Le PDK avait alors annoncé qu’il ambitionnait de voir son journal Karbat devenir l’un des grands hebdomadaires de la capitale irakienne. Autre journal à être apparu ces derniers jours à Bagdad : celui du Parti communiste irakien (PCI), Tarik al-Chaab, distribué le 20 avril. Tous les anciens médias sous contrôle du régime de Saddam Hussein ont disparu avec l’effondrement du régime.(13h30GMT)


24.04 - Colin Powell justifie le tir américain contre l’hôtel Méridien Palestine

Dans une lettre adressée à la ministre espagnole des Affaires étrangères Ana Palacio, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a justifié par "un feu hostile" le tir d’un char Abrams contre l’hôtel Méridien Palestine de Bagdad, qui a tué deux cameramen. "En situation de menace ou sous le feu, et avec des risques de pertes, nos forces doivent se défendre", déclare M.Powell en affirmant que "l’usage de la force était justifié" pour répondre "au feu hostile qui semblait provenir d’un lieu postérieurement identifié comme étant l’hôtel Palestine". Les Etats-Unis "ne considèrent pas les civils et les bâtiments civils comme des objectifs militaires", précise-t-il par ailleurs. Deux cameramen, l’Espagnol José Couso et l’Ukrainien Taras Protsyuk, ont été tués par le tir du char américain contre l’hôtel qui hébergeait une grande partie de la presse internationale à Bagdad. Aucun des dizaines de journalistes sur place au moment des faits n’a indiqué avoir entendu des tirs provenant de l’hôtel ou de ses environs. (14h00GMT)


23.04 - Le Pentagone a ouvert une enquête sur la mort de deux journalistes à l’hôtel Palestine

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a indiqué avoir été informé aujourd’hui par l’ambassade des Etats-Unis à Kiev de l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de la mort à Bagdad de deux cameramen, dont un Ukrainien, tués le 8 avril par un tir d’obus américain. "Nous avons été informés ce matin par l’ambassade américaine de l’ouverture d’une enquête sur la mort des deux journalistes", a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien, Markian Loubkivski. "Le Pentagone a été chargé de mener cette enquête." L’ambassade américaine a confirmé qu’une enquête était en cour, mais sans pouvoir préciser quand elle avait été ouverte. Kiev avait réclamé une enquête après la mort de Taras Protsyuk, 35 ans, cameraman de Reuters, et celle du cameraman espagnol Jose Couso, 37 ans, travaillant pour Telecionco, lors d’un tir d’obus par l’armée américaine sur l’hôtel Méridien Palestine où logeait la presse internationale à Bagdad.


22.04 - Ruée sur les antennes paraboliques à Bagdad

Les Irakiens, avides de pouvoir regarder les chaînes de télévision étrangères dont ils étaient privés pendant le régime de Saddam Hussein, se précipitent chez les rares vendeurs de paraboles pour acquérir cet équipement désormais accessible, mais très cher : de 300 à 350 dollars, une véritable fortune en Irak. "J’en ai vendu cinquante en trois jours", affirme le propriétaire d’un magasin d’articles électroniques à Bagdad qui ne cesse de renseigner les nombreux clients venus acheter, marchander ou comparer les prix. L’ancien régime de Saddam Hussein avait renouvelé l’interdiction des antennes paraboliques en novembre 2002. Les sanctions encourues (six mois de prison et une amende de 100 dollars) avaient même été doublées peu avant la guerre. Seuls les dignitaires du régime et les ambassades étrangères à Bagdad étaient autorisés à disposer d’une parabole. Pourtant, certains particuliers parvenaient à se procurer et à installer ces antennes entrées clandestinement depuis le nord du pays sous contrôle kurde, la Syrie ou l’Iran, en prenant soin de les cacher, dans un pays sous étroite surveillance policière. Majed Abbas, un jeune étudiant l’avait fait, au risque d’aller en prison. "Personne, même pas le plus intime de mes amis ne savait qu’on pouvait regarder les télévisions étrangères," dit ce privilégié qui a pu suivre la guerre sur les trois principales chaînes arabes Al-Jazira, Al-Arabyia et Abu Dhabi TV. "Nous avions installé la parabole tard dans la nuit et nous l’avions cachée dans une cage à pigeons. Résultat, j’ai pu mesurer la stupidité de Sahhaf (le ministre de l’Information irakien déchu) lorsqu’il affirmait que les Américains étaient incapables de prendre Bagdad," raconte-t-il. (17h00GMT)


22.04 - Premier journal à reparaître à Bagdad, celui du Parti communiste

Le Parti communiste irakien (PCI) est réapparu, le dimanche 20 avril, sur la scène politique irakienne en distribuant gratuitement son journal baptisé Tariq al-Chaab (La Voie du Peuple) dans les rues de Bagdad. Sous le dessin de la faucille et du marteau, le journal a titré en une : "Chute de la dictature". Frustrés par le manque d’information, les Bagdadis se sont arrachés ce premier journal irakien distribué dans la capitale depuis que les quotidiens officiels comme Babel et Al-Thawra ont cessé de paraître, le 9 avril. Le journal Tariq al-Chaab avait été fermé en 1979, après une chasse aux sorcières lors de laquelle le parti Baas avait arrêté et emprisonné environ 70 000 membres du PCI, l’un des plus puissants partis communistes arabes de l’époque. Le journal de huit pages distribué dimanche ne précise nulle part où il a été imprimé ni quelle sera sa périodicité. Il publie plusieurs communiqués du PCI datés de Chaklawa, au Kurdistan irakien. (13:00GMT)


15.04 - Les soldats américains tiennent la presse à l’écart

Des militaires américains ont éloigné mardi matin la presse internationale qui tentait de couvrir une manifestation devant l’hôtel Palestine, où se trouvent à la fois un centre d’opérations des forces américaines et la plupart des journalistes étrangers présents à Bagdad.Un officier des Marines, le colonel Zarcone, leur a expliqué : "Nous voulons que vous vous retiriez vers l’arrière de l’hôtel car ils manifestent uniquement parce que la presse est là." Quelque 300 manifestants étaient réunis pour la troisième journée consécutive devant l’hôtel Palestine pour demander le rétablissement des services publics, notamment l’électricité, et protester contre l’absence de sécurité, dont ils tiennent les troupes américaines pour responsables. (15h30GMT)


15.04 - Un officiel marocain dément la censure d’Al-Jazira

Dans un communiqué publié par Le Journal Hebdomadaire, le 12 avril, Nabil Benabdallah, le ministre marocain de la Communication a opposé un "démenti catégorique" aux déclarations, début avril, de la correspondante d’Al-Jazira au Maroc, Iqbal Ilhami. Selon elle, les autorités marocaines n’avaient pas autorisé, le 30 mars, l’envoi - via la chaîne marocaine RTM - d’un reportage sur une manifestation à Rabat contre la guerre en Irak (voir brève du 1er avril). "La chaîne de télévision Al-Jazira ne fait l’objet d’aucune interdiction ou censure. (...) La correspondante d’Al-Jazira a été à l’origine de la diffusion, coup sur coup, de deux fausses informations sur notre pays". La RTM "a jugé, fort judicieusement, qu’elle ne pouvait continuer à aider à la diffusion de fausses informations sur le Maroc", a précisé le ministre. (12h50 GMT)


15.04 - Des journalistes de CNN étaient visés par le renseignement irakien

Selon CNN, des agents du renseignement irakien ont planifié en mars une attaque contre des journalistes de la chaîne de télévision américaine travaillant dans le nord de l’Irak, contrôlé par les Kurdes. Ce complot à été mis à jour par la police kurde, qui a arrêté deux hommes présentés comme des agents du renseignement irakien. CNN a obtenu des enregistrements vidéo dans lesquels les deux hommes avouent que leurs supérieurs à Bagdad leur avaient demandé de perpétrer un attentat dans un hôtel d’Erbil qui abritait le personnel de CNN. Les agents ont été arrêtés avant qu’ils ne puissent mettre leur plan à exécution, a précisé Eason Jordan, directeur de l’information de la chaîne. M. Jordan a déclaré avoir rencontré en décembre 2002 le ministre irakien de l’Information, Mohammed al-Sahaf, pour demander la permission d’envoyer des journalistes dans le nord de l’Irak. "Il s’est figé et a dit : M. Jordan, si vous envoyez une équipe de CNN là-bas, ils subiront les conséquences les plus graves."(10h00GMT)


15.04 - Les Marines fouillent les chambres des journalistes

Lundi 14 avril, des Marines ont fouillé des chambres de l’hôtel Palestine, à Bagdad, où résident la majorité des journalistes internationaux. Le sergent Jose Guillen, un officier de presse des Marines, a confirmé que les troupes américaines sont allées dans les chambres. "Ce bâtiment n’était pas sécurisé à 100% et nous voulons être sûrs qu’il l’est désormais", a-t-il déclaré à Associated Press. Une productrice de la chaîne américaine CNN, Linda Roth, a dit qu’elle avait ouvert sa porte et trouvé plusieurs Marines armés. Ces derniers lui ont ordonné de sortir, le temps qu’ils fouillent sa chambre. (10h40 GMT)


14.04 - Un journaliste argentin trouve la mort dans un accident de la route en Irak

Le journaliste argentin Mario Podesta a trouvé la mort le lundi 14 avril dans un accident de la route en Irak, alors qu’il se dirigeait vers Bagdad, a-t-on appris auprès de la chaîne de télévision America TV, pour laquelle il travaillait. Mario Posdesta, 51 ans, avait couvert plus d’une trentaine de conflits, à la fois comme journaliste, photographe ou cameraman. Le reporter voyageait avec un convoi de plusieurs voitures de journalistes au moment de l’accident, survenu à une quinzaine de kilomètres de la capitale irakienne. Une journaliste argentine, Veronica Cabrera, a également été blessée dans cet accident. (15h00GMT)


14.04 - Libération de trois journalistes malaisiens kidnappés

Trois journalistes malaisiens kidnappés le samedi 12 avril ont été relâchés, le même jour, sains et saufs. Terence Fernandez, reporter du journal The Sun, Anuar Hashism, photographe du New Straits Times et Omar Salleh, cameraman pour la radio-télévision publique, avaient été pris dans une embuscade à Bagdad et kidnappés le 12 avril au matin par des hommes armés non identifiés. Leur interprète irakien avait été tué et deux médecins blessés dans l’attaque qui s’est produite alors que le groupe se rendait de l’hôtel Sheraton à un hôpital de la ville.

D’après Yazid Naim, journaliste de la radio-télévision malaisienne, ses collègues "ont été bien traités. Ils ont été attaqués par erreur par des hommes armés, probablement des miliciens irakiens, qui n’avaient pas réalisé qu’ils étaient malaisiens".

Les reporters libérés font partie d’un groupe de 28 journalistes pris en charge et envoyés en Irak par le gouvernement de Kuala Lumpur afin de couvrir "objectivement" la guerre. Les autorités malaisiennes avaient reproché aux médias occidentaux leur couverture trop partisane du conflit. (13h00GMT)


13.04 - Trois journalistes malaisiens kidnappés

Trois journalistes malaisiens ont été pris dans une embuscade à Bagdad et kidnappés, samedi 12 avril au matin, par des hommes armés non identifiés, qui ont aussi blessé deux médecins volontaires et tué un interprète irakien. Terence Fernandez, reporter du journal The Sun, Anuar Hashism, photographe du News Straits Times et Omar Salleh, cameraman pour la radio-télévision publique, se rendaient dans deux véhicules de l’hôtel Sheraton à un hôpital lorsqu’ils ont été attaqué.

Les reporters kidnappés font partie d’un groupe de 28 journalistes financés et envoyés en Irak par le gouvernement malaisien, la semaine dernière, afin de couvrir objectivement la guerre. Les autorités malaisiennes avaient reproché aux médias occidentaux une couverture trop partisane de la guerre. (15h00GMT)


12.04 - Des Marines découvrent le corps d’un journaliste à Bagdad

Selon un communiqué du Commandement central américain (Centcom), des Marines du 1er corps expéditionnaire ont retrouvé un journaliste mort à l’hôpital Ibn Al Nafis, à Bagdad. Les militaires ont également trouvé deux journalistes qui avaient été blessés lors d’échanges de tirs dans l’hôtel Palestine, le 8 avril. Les reporters ont été transférés dans un hôpital de campagne. Le Centcom n’a pas révélé l’identité de ces trois journalistes, ni le nom des médias pour lesquels ils travaillaient. (13h35 GMT)


12.04 - Deux journalistes turcs blessés à Mossoul

Kemal Batur, reporter de la chaîne de télévision Skyturk, et Mesut Gengec, son cameraman, ont été blessés lors d’échanges de tirs, le 12 avril au matin, à Mossoul (nord de l’Irak). Selon des témoignages recueillis sur place, leurs vies ne seraient pas en danger. L’équipe de télévision se rendait en voiture à l’hôpital de la ville lorsqu’ils ont essuyé des coups de feu les touchant à la main et à la tête. Un deuxième véhicule transportant d’autres journalistes turcs s’est aussitôt arrêté pour prévenir la population qu’ils étaient des journalistes. Les tirs ont aussitôt cessé. Vraisemblablement, les journalistes auraient été pris pour des pilleurs, nombreux dans la ville depuis quelques jours. (13h30 GMT)


11.04 - Towards freedom, nouvelle télévision en arabe des alliés

Américains et Britanniques ont annoncé hier, le 10 avril, le lancement d’une nouvelle télévision baptisée Towards Freedom (Nahwa Al-Hurrieh en arabe) et destinée à "expliquer les intentions" de la coalition américano-britannique. Toutefois, au premier jour d’existence de cette télévision en langue arabe, les messages de Tony Blair et George W. Bush ont été entendus par très peu de Bagdadis en raison de la panne d’électricité générale qui touche la ville.

Les programmes seront diffusés sur des fréquences existantes, utilisées jusque-là par des chaînes publiques irakiennes. Ils seront présentés par des Irakiens et comprendront des journaux d’information et des divertissements. L’objectif est "d’intéresser le public irakien" et de "diffuser des annonces de la coalition", soulignent les Britanniques.

Towards Freedom émet depuis le "Commandant Solo", un avion de transport militaire américain C-130 Hercules spécialement équipé et qui survole l’Irak depuis le début de la guerre.

La télévision nationale irakienne quant à elle n’émet plus depuis le mardi 8 avril. (15h30GMT)


11.04 - Tir d’obus sur l’hôtel Palestine : "une saleté de plus"

Le 8 avril, deux journalistes ont été tués et trois autres blessés par un tir d’obus américain contre l’hôtel Palestine, où loge la majorité de la presse internationale à Bagdad.

Jean-Paul Mari, correspondant de l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, était présent à l’hôtel au moment de l’attaque. Il raconte : "L’obus, un tir de char américain Abrams, a frappé un pilier juste entre deux chambres. Le balcon regarde la rive, le pont, les violents combats qui s’y déroulent depuis le matin. C’est un tir direct. Pas une erreur de tir. Une saleté de plus."

Le cameraman Taras Protsyuk, 35 ans, un Ukrainien qui travaillait pour l’agence de presse britannique Reuters, a été tué dans sa chambre. Un cameraman de la chaîne de télévision espagnole Telecinco, José Couso, est également décédé des suites de ses blessures. (14h00GMT)


11.04 - 600 journalistes grecs manifestent en mémoire de leurs confrères victimes de la guerre

Environ six cents journalistes de la presse quotidienne grecque ont manifesté dans le centre ville d’Athènes pour protester contre la guerre en Irak et la mort de journalistes au cours du conflit. Les manifestants, qui ont observé un arrêt de travail de deux heures, ont défilé devant l’ambassade des Etats-Unis en scandant "Américains assassins de reporters", munis de banderoles où l’on pouvait lire "La vérité est la première victime de la guerre." (19h00GMT)


10.04 - Interdiction de passer la frontière

Les autorités jordaniennes ont interdit aujourd’hui le passage au poste frontière de Karameh, à l’extrême est du pays, à de nombreux journalistes désireux de se rendre en Irak. Un officier de police jordanien leur a déclaré qu’ils ne pouvaient traverser la frontière que munis de "visas irakiens". Il a refusé de s’expliquer sur ces nouvelles mesures, mais a ajouté que la route de Bagdad était "extrêmement dangereuse". (18h00GMT)


10.04 - Images du déboulonnage de Saddam

Une grande partie du monde arabe a pu assister en direct au démontage, hier 9 avril, de la statue géante de Saddam Hussein sur la place Ferdaous à Bagdad.

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@AFP

Les chaînes arabes satellitaires Al-Jazira, Al-Arabiya et Abu Dhabi TV ont diffusé cette scène en continu et en direct. Malgré la position inconfortable des gouvernements arabes vis-à-vis de leur opinion publique, les chaînes d’Etat de nombreux pays arabes, qui se sont tous exprimés contre la guerre en Irak, ont également montré les scènes de liesse collective et de renversement du régime à Bagdad. Pour la télévision koweïtienne, il s’agissait d’un événement jubilatoire. Pour d’autres, ce n’était qu’une humiliation imposée par une puissance occupante.

Fait sans précédent, les télévisions d’Etat saoudienne, égyptienne, soudanaise, jordanienne, omanaise, koweïtienne, yéménite, bahreïnie, marocaine et émiratie ont toutes retransmis les images en direct.

En Syrie en revanche, la télévision diffusait un programme sur la poésie et

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@AFP

l’architecture alors que les signes du pouvoir à Bagdad étaient mis à terre. D’une extrême prudence, le journal télévisé a montré des blindés et des scènes de pillage à Bagdad, mais aucune scène de joie populaire. Cependant, comme en Algérie et en Tunisie, où les images de Bagdad n’ont pas été diffusées en direct, de nombreux foyers ou cafés syriens disposent d’une antenne parabolique et ont suivi sur Al-Jazira les événements que leur gouvernement ne leur montre pas.


10.04 - Dix journalistes autorisés à sortir de l’Hôtel Palestine à Bagdad

Dix journalistes, en résidence surveillée depuis plus de dix jours à l’hôtel Palestine de Bagdad pour "irrégularités de visas", ont été autorisés le mercredi 9 avril à sortir de l’hôtel et à reprendre leur travail. Leurs passeports et leur matériel, qui leur avaient été confisqués, leur ont été rendus.

Parmi eux, sept journalistes italiens, qui tous travaillent pour la presse écrite, avaient été arrêtés par la police irakienne à Bassorah, le 28 mars, après être entrés en Irak la veille, depuis le Koweït. Ils avaient tout d’abord été pourchassés par les polices militaires britannique et américaine avant d’être appréhendés par des policiers irakiens. Quant aux trois journalistes de la chaîne française privée TF1, Denis Brunetti (reporter), Frédéric Petit (ingénieur du son) et Thierry Froissart (cameraman), ils avaient été arrêtés le 23 mars au sud du pays après avoir traversé la frontière irako-koweïtienne. (13h30 GMT)

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Hôtel Palestine
L’hôtel où logent la plupart des journalistes étrangers à Bagdad, avant le tir d’obus sur les 14e et 15e étages le 8 avril

10.04 - Des journalistes portugais molestés par la foule à Bagdad

Un groupe de journalistes portugais affirme avoir été passé à tabac et détroussé par la foule mercredi dans le centre de Bagdad, selon l’agence américaine Associated Press (AP).

Carlos Fino de la radio-télévision publique portugaise a déclaré que les journalistes s’en étaient sortis avec des égratignures et des bleus. Un reporter bulgare figurait aussi dans le groupe.

"Nous avons presque été lynchés", a affirmé Carlos Fino à l’antenne de Radiotelevisao portuguesa. Selon lui, un homme armé d’une Kalachnikov a tiré dans les pneus des voitures des journalistes. Ceux-ci ont ensuite été extirpés de leurs voitures et la foule les a menacés, certains brandissant des couteaux, d’autres les frappant à coups de crosse.

Certains agresseurs ont volé l’équipement audiovisuel, l’argent et les effets personnels des journalistes. Plusieurs hommes, apparemment des responsables irakiens, sont arrivés sur les lieux et ont finalement permis aux journalistes de repartir dans leurs voitures, a indiqué Carlos Fino. (07h00 GMT)


9.04 - Manifestation silencieuse de journalistes en Espagne

Le 9 avril, le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, a été accueilli au Sénat en silence par des journalistes qui avaient déposé sur le sol, leur matériel de travail : des caméras de télévision, des appareils photo, des magnétoscopes et des blocs-notes,en signe de protestation contre la mort de leurs confrères, José Couso et Julio Anguita Parrado. Le chef du gouvernement s’est contenté de saluer les journalistes. D’autres reporters ont manifesté le même jour devant l’ambassade des Etats-Unis à Madrid. (17h00 GMT)


9.04 - Les médias danois dénoncés par la Croix-Rouge

Jorgen Poulsen, secrétaire général de la Croix-Rouge danoise a vivement attaqué les médias de son pays, leur reprochant de "montrer une guerre propre sans visages, sans les images de souffrances terribles vécues par la population irakienne". Il a déclaré : "Les stations de télévision s’évertuent à dire que la vérité est la première victime de la guerre. Mais pour la Croix-Rouge, ce sont les êtres humains qui sont les premières victimes." Selon les associations humanitaires danoises, cette couverture médiatique du conflit a contribué à diminuer l’élan de générosité des Danois envers les victimes de la guerre. (17h00 GMT)


9.04 - Les journalistes retranchés d’Abu Dhabi TV et Al-Jazira ont pu quitter leurs locaux

27 journalistes des rédactions d’Abu Dhabi TV (22) et d’Al-Jazira (5) s’étaient retranchés dans les bureaux de la chaîne émiratie après le bombardement qui a touché, le mardi 8 avril au matin, les bureaux des chaînes arabes Al-Jazira et Abu Dhabi TV à Bagdad. Ils ne pouvaient pas sortir du bâtiment de peur d’être pris sous le feu des deux forces qui s’affrontaient dans ce quartier où sont situés le ministère de l’Information, le ministère des Affaires étrangères, le ministère du Plan et l’un des palais présidentiels. Avec la prise de contrôle du quartier par les forces américaines en fin de matinée, les journalistes ont finalement pu sortir du bâtiment.


9.04 - Al-Jazira se retire d’Irak

Après qu’un bombardement américain a coûté la vie de Tarek Ayoub, son correspondant à Bagdad, Al-Jazira, inquiète de la sécurité de ses journalistes, envisage de les retirer d’Irak. La chaîne a déjà rappelé son reporter incorporé avec les troupes américaines à Nassiriyah.


9.04 - Madrid demande aux journalistes espagnols de quitter Bagdad

Après la mort de deux journalistes espagnols en deux jours, le ministre de la Défense, Federico Trillo, a recommandé aux journalistes de son pays de quitter Bagdad. Selon ce dernier, l’hôtel Palestine où le journaliste de la chaîne privée Telecinco, José Couso, a trouvé la mort, aurait été déclaré "objectif militaire " par la coalition 48 heures auparavant, sous prétexte que des responsables irakiens s’y réunissaient. La presse espagnole dément que ses envoyés spéciaux en aient été informés. Le gouvernement espagnol, allié des Américains, a annoncé qu’il demanderait "des explications" à Washington sur le tir de char américain qui a coûté la vie à deux cameramen.


9.04 - Silence de mort... des médias américains

Excepté le Wall Street Journal, le Washington Post et le New York Times, l’ensemble de la presse américaine passe sous silence les accusations portées contre l’armée américaine au sujet des trois journalistes tués à Bagdad le 8 avril. Elle se contente d’un traitement factuel de l’information. Seul le New York Times titre sur ces condamnations, rapportant que les journalistes auraient été délibérément visés par l’armée américaine. Un reporter d’Al-Jazira est même cité : "Ils veulent faire quelque chose de très moche à Bagdad et ils ne veulent pas que les médias arabes soient là."


9.04 - Obstructions en Turquie

Bitte Hammargren, travaillant pour le quotidien suédois Svenska Dagbladet, rapporte que l’armée turque l’a empêchée de franchir la frontière vers le nord de l’Irak. Elle et le photographe Jurek Holzer avaient été autorisés début avril à se rendre dans la partie kurde de la Turquie jusqu’à Cizre mais pas jusqu’à Silopi, selon le correspondant en Suède de Reporters sans frontières.

Les deux journalistes ont subi là-bas des restrictions pour prendre des photos. Même les habitants leur ont demandé de ne pas filmer, y compris des scènes aussi banales que des camions immobilisés par manque d’activité commerciale dans la zone frontalière à cause de la guerre. Leur chauffeur pensait que les photos de camions leur causeraient des ennuis avec la police turque.

Ayant franchi la frontière turco-syrienne, Hammargren a été interpellée pendant trois heures par des gardes-frontière dans la ville syrienne de Qamishly, sans explication.

Toujours selon le correspondant de Reporters sans frontières, un autre journaliste, Hans-Henrik Rönnow, couvrant la situation en Turquie pour Dagens Nyheter, a écrit qu’il avait lui aussi été bloqué à des contrôles militaires avant la frontière vers l’Irak et dans certaines zones kurdes. Les hommes politiques et les autorités ne parlent pas facilement et ne souhaitent pas donner d’information. (09h30 GMT)


8.04 - Libération des deux journalistes polonais arrêtés par des Irakiens armés

Marcin Firlej, 27 ans, de la chaîne polonaise de télévision privée d’informations en continu TVN24, et Jacek Kaczmarek, 31 ans, de la radio publique polonaise, arrêtés le 7 avril à dans la localité d’Al-Hillah (région de Nadjaf) par des Irakiens armés, ont été libérés en début de journée et ont pris contact avec leurs familles et leurs rédactions. Soupçonnés d’espionnage, les journalistes avaient été emmenés, les yeux bandés, dans un lieu inconnu et interrogés. Lorsque des bombardements ont commencé, un civil irakien leur a rendu les clés de leur véhicule, ce qui leur a permis de repartir vers Nadjaf sains et saufs. (14:00 GMT)

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Jacek Kaczmarek (à gauche) et Marcin Firlej (à droite)

8.04 - Le bilan des journalistes tués ou blessés s’alourdit

Deux journalistes ont été tués et au moins trois autres blessés mardi par un obus tiré d’un char américain en direction de l’hôtel Palestine qui héberge de nombreux journalistes couvrant le conflit irakien à Bagdad, alors que la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira a annoncé la mort de l’un de ses correspondants grièvement blessé après la chute d’un missile sur son bureau au centre de la capitale irakienne. Au 20e jour du conflit, douze journalistes ou collaborateurs de presse ont été tués et de nombreux autres blessés (voir le bilan établi par Reporters sans frontières).

Un cameraman de l’agence britannique Reuters, Taras Protsyuk, 35 ans, de nationalité ukrainienne et basé à Varsovie, est décédé des suites du tir qui a visé l’hôtel Palestine mardi.

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Photo Ahmad Al-Rubaye
Le caméraman de l’agence Reuters l’Ukrainien Taras Protsyuk mortellement blessé par le tir d’un char américain sur l’hôtel Palestine, mardi à Bagdad

Un cameraman espagnol de la chaîne Telecinco, José Couso, 37 ans, a également été blessé par la même déflagration et a succombé à ses nombreuses blessures sur la table d’opération. Il est le deuxième journaliste espagnol tué en Irak cette semaine.

Trois autres journalistes de Reuters ont été blessés par ce même tir d’obus américain. Il s’agit, selon l’agence britannique, de Samia Nakhoul, chef du bureau de Reuters dans le Golfe, du photographe irakien Faleh Kheiber et de Paul Pasquale, technicien britannique de télévision. Les deux premiers souffrent de blessures au visage et aux mains, et de commotions, et le troisième de blessures aux jambes. Tous les trois ont été hospitalisés et les médecins les ont déclarés hors de danger.

Selon l’agence américaine Associated Press (AP), des soldats américains ont déclaré que des tireurs embusqués leur avaient tiré dessus depuis l’hôtel Palestine. "L’incident (...) pose des questions sur les décisions des soldats américains qui savaient depuis le début que cet hôtel est la base principale de presque tous les journalistes étrangers de Bagdad", a déclaré le rédacteur en chef de Reuters Geert Linnebank. Le gouvernement espagnol demandera "des explications" à Washington sur ce tir, a indiqué mardi une source du ministère de la Défense citée par l’agence espagnole EFE.

Plus tôt dans la matinée, un journaliste d’Al-Jazira, Tarek Ayoub, 35 ans, Jordanien d’origine palestinienne, a été tué et un autre blessé quand un missile a touché le bureau de la chaîne qatarie située à proximité de l’hôtel Mansour, au centre de Bagdad. Un présentateur d’Al-Jazira a accusé les forces armées américaines d’avoir visé ce bureau, ce qu’un porte-parole du commandement central américain (Centcom) au Qatar a ensuite démenti.

Reporters sans frontières a vivement condamné les tirs visant des journalistes en Irak.

L’Union européenne va faire une démarche auprès des Etats-Unis en faveur de la protection des journalistes, après les événements de mardi, a indiqué au nom de la présidence grecque de l’UE le porte-parole du gouvernement grec, Christos Protopapas.

L’envoyé spécial de l’hebdomadaire allemand Focus, Christian Liebig, 35 ans, et un envoyé spécial du quotidien espagnol El Mundo, Julio Anguita Parrado, 32 ans, sont morts, lundi, touchés par un tir de missile irakien dans le sud de Bagdad, a-t-on appris mardi. (bilan révisé à 09h45 GMT puis à 12h30 GMT)


8.04 - Bagdad : cinq blessés dans l’hôtel des journalistes

Trois journalistes (dont un cameraman et un photographe) de l’agence de presse Reuters, un cameraman espagnol de la chaîne Telecinco et une cinquième personne ont été blessés mardi matin par un tir d’origine inconnue dirigé contre l’hôtel Palestine où logent la plupart des journalistes internationaux couvrant les combats de Bagdad, selon les agences AFP et Reuters.

Le projectile a atteint l’hôtel au niveau du 15e étage qui abrite notamment les bureaux de l’agence Reuters, et a provoqué également des dégâts dans les étages voisins.

En début de matinée, un journaliste d’Al-Jazira, Tarek Ayoub, 35 ans, Jordanien d’origine palestinienne, a été tué et un autre blessé quand un missile a touché le bureau de la chaîne qatarie située à proximité de l’hôtel Mansour, non loin du ministère de l’Information, dans le centre de la ville. Un présentateur d’Al-Jazira a accusé les forces armées américaines d’avoir visé ce bureau, ce qu’un porte-parole du commandement central américain (Centcom) au Qatar a immédiatement démenti.

Abu Dhabi TV a annoncé elle aussi que son bureau à Bagdad avait été touché mardi matin lors d’un violent échange de tirs autour du pont de la République. L’incident est intervenu au moment où la chaîne couvrait en direct la sortie de deux chars Abrams américains du principal complexe présidentiel à Bagdad, pour se positionner sur le pont de la République. Abu Dhabi TV a affirmé que ses collaborateurs étaient "sains et saufs".

La télévision nationale irakienne a cessé une nouvelle fois d’émettre à Bagdad, alors que les troupes américaines poursuivent leur avancée dans le centre de la ville. La troisième chaîne irakienne, celle de la jeunesse, que dirige Oudaï, le fils aîné du président Saddam Hussein, est muette depuis une attaque au missile fin mars contre le ministère de l’Information. Radio Bagdad, elle, émet encore mais ne diffuse que de la musique patriotique et des chants à la gloire du président irakien. (08h45 GMT)


8.04 - Mort d’un correspondant d’Al-Jazira à Bagdad

La chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira a annoncé la mort mardi matin de Tarek Ayoub, un de ses correspondants à Bagdad, qui avait été grièvement blessé le même jour après la chute d’un missile sur le bureau de la chaîne dans la capitale irakienne. Un autre collaborateur d’Al-Jazira, Zouheir Al-Iraqi, a été touché par un éclat au cou, et un correspondant serait porté disparu.

Al-Jazira a montré des images d’un collaborateur de la chaîne blessé, en train d’être évacué à bord d’un véhicule de la chaîne des Emirats arabes unis Abu Dhabi TV. Le bureau a subi d’importants dommages matériels. Les portes ont été arrachées, les vitres brisées.

Un présentateur de la chaîne a accusé les forces américaines d’avoir "intentionnellement pris pour cible" le bureau d’Al-Jazira, rappelant que leur bureau à Kaboul avait déjà été la cible de bombardements américains en 2001 lors de la guerre contre le régime taliban en Afghanistan. (06h45 GMT)


8.04 - Le bureau d’Al-Jazira à Bagdad touché : deux blessés, un disparu

Le bureau de la chaîne de télévision satellitaire qatarie Al-Jazira à Bagdad a été touché ce mardi matin par un bombardement américain qui a blessé au moins deux personnes tandis qu’un correspondant est porté disparu, rapporte la chaîne.

Tarek Ayoub, cameraman, est grièvement blessé. Un autre collaborateur de la chaîne, Zouheir Al-Iraqi, a été touché par un éclat au cou. Le sort d’un correspondant reste inconnu. Le bureau a subi d’importants dommages matériels. Les portes ont été arrachées, les vitres brisées.

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Blessé d’Al-Jazira
Image Abu Dhabi TV

Un présentateur de la chaîne a accusé les forces américaines d’avoir "intentionnellement pris pour cible" le bureau d’Al-Jazira, rappelant que leur bureau à Kaboul avait déjà été la cible de bombardements américains en 2001 lors de la guerre contre le régime taliban en Afghanistan. Hier lundi, Al-Jazira avait accusé les forces américaines d’avoir tiré sur l’un de ses véhicules, pourtant frappé du sigle de la chaîne, à l’extérieur de Bagdad, et le 2 avril sur son bureau de Bassorah (sud de l’Irak). Le bureau d’Al-Jazira à Bagdad est situé dans un bâtiment à proximité de l’hôtel Mansour, non loin du ministère de l’Information, dans le centre de la ville. (06h00 GMT)


7.04 - Deux journalistes polonais arrêtés par des Irakiens près de Nadjaf

Deux journalistes polonais ont été arrêtés lundi après-midi dans le sud de l’Irak, dans la région de Nadjaf, et emmenés vers une destination inconnue par des Irakiens armés, ont annoncé leurs rédactions à Varsovie.

Marcin Firlej, 27 ans, de la chaîne polonaise de télévision privée d’informations en continu TVN24, et Jacek Kaczmarek, 31 ans, de la radio publique polonaise, ont été arrêtés à un contrôle irakien dans la localité d’Al-Hillah, à quelque 130 km (80 miles) au sud de Bagdad, par un groupe de "cinq, peut-être six Irakiens armés", certains en uniforme, d’autres habillés en noir. L’alerte a été donnée par deux autres journalistes de TVN24 qui, voyageant dans un autre véhicule, ont pu s’enfuir. Le groupe de journalistes polonais était accrédité auprès d’une unité militaire américaine qu’il avait quittée vendredi par se déplacer par ses propres moyens. Selon TVN24, le ministère polonais des Affaires étrangères "était déjà en contact avec les responsables américains et koweïtiens" sur le terrain. (10h00 GMT)


7.04 - Al-Jazira accuse les forces US d’avoir tiré sur un de ses véhicules et un de ses bureaux en Irak

La télévision satellitaire du Qatar Al-Jazira a accusé les forces américaines d’avoir tiré sur l’un de ses véhicules portant le sigle de la chaîne et circulant sur une autoroute à l’extérieur de Bagdad, sans préciser ni la date, ni les conséquences de ce tir. Dans un communiqué parvenu lundi à l’AFP à Doha, elle affirme aussi que son correspondant dans le nord de l’Irak, Waddah Khanfar, avait été « arrêté puis élargi », sans autre précision, et que, le 2 avril, le bureau de la chaîne à Bassorah (sud de l’Irak), avait été la cible d’obus tirés directement. Al-Jazira dit encore avoir fourni au Pentagone « toutes les informations relatives aux sièges et lieux de résidence de ses envoyés spéciaux qui couvrent la guerre en Irak » et lui avoir demandé de « communiquer ces informations aux militaires sur le terrain ». En novembre 2001, le bureau d’Al-Jazira à Kaboul avait été bombardé par les forces américaines lors de la guerre contre le régime des taliban en Afghanistan. La frappe n’avait pas fait de victime. (18h00 GMT)


7.04 - Arrivée de porte-parole arabisants au Centcom

Pour s’adresser aux représentants de médias arabes présents au commandement central américain (Centcom) à Qatar, le département d’Etat a désigné trois diplomates arabisants dont deux sont arrivés dimanche, a indiqué James Clad, coordonnateur de l’équipe des porte-parole au camp As-Saliyah. Jusqu’à présent, un seul interprète pouvait communiquer en arabe la substance du point de presse quotidien de l’armée US. L’armée britannique, de son côté, disposait d’un porte-parole arabisant au début du conflit mais l’a, entre-temps, « envoyé ailleurs », selon une source militaire britannique. (17h00 GMT)


7.04 - Bilan des victimes journalistes au 19e jour de la guerre

Six journalistes et un collaborateur des médias sont morts, deux journalistes sont portés disparus et au moins quatre autres ont été blessés en couvrant la guerre en Irak, selon un bilan établi par Reporters sans frontières, lundi 7 avril 2003, au 19e jour de l’offensive conduite par les forces américano-britanniques.

La rubrique "Victimes de la guerre" rend hommage aux journalistes dont la mort est directement liée à leur activité professionnelle en Irak. Le bilan présent, quant à lui, tient également compte des journalistes dont la disparition peut être considérée comme étrangère à leur métier.

Le 22 mars, un journaliste australien, Paul Moran, 39 ans, qui travaillait pour la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC), a été tué dans l’explosion d’un taxi piégé au Kurdistan irakien (nord de l’Irak).

Le même jour, un reporter de la chaîne de télévision britannique ITN, vétéran du journalisme de guerre, le Britannique Terry Lloyd, 50 ans, a trouvé la mort, selon ITN, après avoir essuyé des tirs, vraisemblablement en provenance des troupes américano-britanniques aux environs de Bassorah (sud de l’Irak).

Le 30 mars, Gaby Rado, 48 ans, de Channel 4 (groupe ITN), est tombé du toit de l’hôtel Abou Sanaa à Souleimaniah, une grande ville du Kurdistan irakien, où il se trouvait pour couvrir le conflit. Mais les circonstances de sa mort, non élucidées, n’ont apparemment pas de connexion directe avec une action de guerre, selon ITN.

Le 2 avril, Kaveh Golestan, 52 ans, journaliste reporter d’images originaire d’Iran, a été tué par l’explosion d’une mine à Kifri, dans le nord de l’Irak, selon la télévision britannique BBC pour laquelle il travaillait depuis septembre 2000.

Le 4 avril, un journaliste américain, Michael Kelly, 46 ans, éditorialiste du Washington Post, a été tué dans l’accident d’un véhicule Humvee qui a plongé dans un canal en essayant d’éviter des tirs irakiens lors de l’approche de l’aéroport de Bagdad, selon une source militaire américaine. Il est le premier mort parmi quelque 600 journalistes intégrés aux troupes américano-britanniques.

Le 6 avril, un second journaliste américain intégré dans une division américaine, David Bloom, 39 ans, est décédé apparemment de cause naturelle, selon la chaîne de télévision NBC pour laquelle il travaillait. Il aurait succombé à une embolie pulmonaire.

Toujours le 6 avril, un interprète de la BBC a été tué dans l’attaque par un avion sans doute américain d’un convoi kurdo-américain qui, selon la chaîne britannique, a fait au moins 12 morts et de nombreux blessés près de Mossoul (nord de l’Irak). Kamaran Abdurazak Muhamed, un Kurde de 25 ans, travaillait pour la BBC depuis le mois de mars.

Dans l’échange de tirs qui, le 22 mars, a coûté la vie à Terry Lloyd, un cameraman belge qui accompagnait le correspondant britannique d’ITN, Daniel Demoustier, a été légèrement blessé. Deux collègues du même groupe sont également portés disparus depuis le même moment : un cameraman français, Fred Nerac, 43 ans, et un interprète libanais, Hussein Othman, 28 ans.

Au moins trois autres journalistes ont été blessés depuis le début du conflit : Eric Campbell, correspondant d’ABC à Pékin, arrivé en mars en renfort pour sa chaîne au Proche-Orient, a été blessé le 1er avril par des éclats de bombe au Kurdistan, selon ABC. Stuart Hughes, producteur de la BBC, a été blessé au pied le 4 avril dans l’explosion de la mine qui a tué le cameraman iranien Kaveh Golestan, toujours au Kurdistan irakien, selon la BBC. John Simpson, grand reporter de la chaîne BBC, a été légèrement blessé dans l’attaque qui a tué son interprète kurde, Kamaran Abdurazak Muhamed. Selon le journaliste, c’est un chasseur-bombardier F-15 E "Eagle" qui volait à basse altitude qui a attaqué le convoi kurdo-américain, faisant au moins 12 morts et de nombreux blessés près de Mossoul (nord de l’Irak).

Reporters sans frontières


7.04 - Six journalistes pris à partie par les forces de l’ordre alors qu’ils couvraient l’arrestation de manifestants

Le 4 avril au Caire, alors qu’elle couvrait une tentative de manifestation contre la guerre, Laura-Julie Perrault, journaliste au quotidien canadien La Presse, a été prise à partie par quatre policiers en civil alors qu’elle refusait de quitter le périmètre de sécurité. Son "fixer" a été menacée d’être arrêtée et s’est vu confisquer ses papiers. Philip Ide, du Mail on Sunday, a, quant à lui, été agressé par plus d’une dizaine de policiers en civil alors qu’il venait de s’entretenir, dans un café, avec des membres de la famille d’un militant qui venait d’être arrêté. Il a été jeté à terre, maintenu violemment et son appareil photo a été saisi. Rhoda Metcalfe, pigiste canadienne pour CBC (Canadian Broadcasting Corporation) et Radio Netherlands, a été également agressée par des policiers en civil qui lui ont confisqué son magnétophone. Enfin, deux jeunes journalistes de Al Ahram Hebdo ont été frappées sur les lieux de la manifestation par des policiers en civil. Alors qu’elles se présentaient au commissariat pour porter plainte, on leur a recommandé de ne pas le faire pour ne pas s’attirer des ennuis. (16h15 GMT)


7.04 - Ecran noir à la TV irakienne pendant plusieurs heures

La télévision d’Etat irakienne a été à nouveau réduite au silence lundi 7 avril au matin, pendant plusieurs heures. Cette interruption, dont on ne connaît pas la cause exacte, n’est pas la première depuis le début du conflit.

La télévision avait momentanément interrompu ses émissions à la suite d’un bombardement direct de son siège dans la nuit du 25 au 26 mars. Durant la nuit de dimanche à lundi, l’absence d’électricité avait plongé la majeure partie de la capitale dans l’obscurité. Lundi matin, beaucoup de rues étaient désertées, transformant Bagdad en ville fantôme.

Les forces américaines, dont les blindés ont opéré lundi matin des incursions au centre-ville, ont investi deux palais présidentiels en présentant cette opération comme ponctuelle. Elles se sont approchées aussi du ministère de l’Information irakien mais n’y sont pas entrées et se sont retirées, a indiqué un porte-parole de la 3e division d’infanterie américaine. Une source militaire a fait savoir à un journaliste de Reuters que les forces américaines n’avaient pas prévu de prendre ce bâtiment « pour le moment ». (13h00 GMT)


7.04 - Des milliers de transistors distribués en Irak diffusent "la voix de la coalition"

Depuis une semaine, les militaires britanniques distribuent en Irak de petits transistors, dont le modèle le plus rudimentaire est bloqué sur la fréquence de "La Voix des deux fleuves, voix de la coalition". Quelque 20 000 postes auraient déjà été transmis dans le sud du pays, rapporte Le Monde dans son édition des 6-7 avril. Après la distribution de tracts par parachutages, partie d’une phase dite de "propagande noire", plutôt destinée aux militaires irakiens, explique le quotidien, le combat psychologique mené par les forces américano-britanniques se poursuit par une "propagande blanche" à destination d’une population civile a priori hostile. "La Voix des deux fleuves", station radiophonique itinérante, diffuse sur cinq fréquences des programmes musicaux et des messages fabriqués par les spécialistes américains des opérations psychologiques avec le soutien d’experts en publicité. Plus de détails sur le site du Monde. (09h00 GMT)


7.04 - KPFA, radio pacifiste, reprend du service aux Etats-Unis

La petite radio américaine KPFA, connue dans les années 1960 et 1970 pour informer les militants des droits civiques et les opposants à la guerre du Viêt-nam, a trouvé une seconde jeunesse en s’opposant farouchement au conflit en Irak. Plus d’un demi-siècle après sa création dans la ville universitaire de Berkeley, elle assure avoir plusieurs dizaines de milliers d’auditeurs dans la région de San Francisco. Petite voix discordante dans un concert de médias américains favorables à la guerre, elle dispose de quatre stations à New York, Los Angeles, Washington et Houston. Une cinquantaine de radios reprennent ses programmes qui voyaient leur audience s’effriter dans les années 1990. Voir et écouter KPFA : http://www.kpfa.org (09h00 GMT)


6.04 - Un journaliste américain meurt de mort naturelle

David Bloom, âgé de 39 ans, est mort le 6 avril, apparemment de cause naturelle, a annoncé la chaîne de télévision américaine NBC, pour laquelle il travaillait. Le journaliste aurait succombé à embolie pulmonaire, près de Bagdad. Il était incorporé dans la 3e division d’infanterie de l’armée américaine. David Bloom travaillait également pour MSNBC, la filiale du câble de NBC (d’après AFP). (15h00 GMT)


5.04 - Un journaliste américain tué dans un accident

Le 4 avril, les autorités militaires américaines ont annoncé que Michael Kelly, journaliste incorporé dans la 3e division d’infanterie américaine, a été tué dans un accident. Il voyageait dans un véhicule militaire qui a plongé dans un canal en essayant d’éviter des tirs irakiens lors de l’approche de l’aéroport de Bagdad. Un soldat américain est également mort dans l’accident. Michael Kelly, âgé de 46 ans, travaillait pour le quotidien Washington Post et collaborait au mensuel Atlantic Monthly. Il est le premier journaliste incorporé à avoir trouvé la mort depuis le début de la guerre (11h30 GMT).


5.04 - Al-Jazira de nouveau autorisée en Irak

Le 4 avril, dans la soirée, Al-Jazira a annoncé que les autorités irakiennes sont revenues sur leur décision d’interdire à deux de ses journalistes de travailler dans le pays. La télévision satellitaire qatarie n’a pas fournie d’explications sur la décision du ministère irakien de l’Information.

La chaîne avait annoncé jeudi qu’elle gelait les activités de ses correspondants en Irak, jusqu’alors au nombre de huit, après que deux d’entre eux avaient reçu des autorités irakiennes une interdiction de travailler dans le pays. Selon le ministère irakien de l’Information, Diyar al-Omari, correspondant d’Al-Jazira à Bagdad, était "interdit de poursuivre son travail de journaliste" et Tayssir Allouni, un autre correspondant, sommé de quitter l’Irak "le plus vite possible".

La chaîne avait regretté cette décision "surprenante et injustifiée". "Ils n’ont pas à nous dicter qui peut et qui ne peut pas travailler", avait déclaré à Reuters le rédacteur en chef Ibrahim Helal. Al-Jazira continue de diffuser des images en direct de Bagdad, Bassorah et Mossoul. Elle est en particulier la seule télévision présente à Bassorah, la métropole du Sud encerclée par les forces américano-britanniques. Al-Jazira a été critiquée par Washington et Londres qui lui reprochaient entre autres d’avoir diffusé des images de la télévision d’Etat irakienne montrant des prisonniers de guerre américains. De leur côté, plusieurs régimes arabes ont manifesté leur mauvaise humeur à l’égard de son franc-parler en rappelant leurs ambassadeurs en poste au Qatar.

Mardi, Walter Schimmer, secrétaire général du Conseil de l’Europe, à Strasbourg, a quant à lui fait l’éloge de "l’indépendance" de la chaîne et demandé aux "acteurs de la communauté internationale" de respecter son "droit à l’expression". (11h30 GMT)


4.04 - Les médias britanniques accusés de faire le jeu de Saddam Hussein

Plusieurs ministres et parlementaires britanniques ont vivement attaqué les médias britanniques cette semaine, leur reprochant une couverture ininterrompue et trop instantanée de la guerre en Irak qui ferait, selon eux, le jeu de la propagande irakienne.

Le jeudi 3 avril à la Chambre des députés, le député conservateur Christopher Chope a critiqué la couverture de la guerre par la chaîne publique BBC, dénonçant le fait que le contribuable britannique soit "obligé de subventionner la machine de propagande de Saddam Hussein". Christopher Chope a exhorté la BBC à retirer ses correspondants de Bagdad.

Le ministre des Affaires étrangères Jack Straw a déclaré mardi 1er avril qu’une telle pression médiatique aurait rendu la Seconde Guerre mondiale plus difficile à remporter. Dans un discours prononcé devant la Société des journaux, il a spéculé sur "combien il aurait été difficile de soutenir le moral du pays après Dunkerque si des reportages en direct avaient montré au public la dure réalité de la supériorité technique et militaire des Allemands".

Le lendemain, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a reproché aux journalistes qui travaillent "derrière les lignes ennemies" et rapportent "minute par minute ce qui se passe" d’établir une "équivalence morale" entre les forces de la coalition et le régime irakien. Les journalistes ont rétorqué qu’ils avaient le droit d’informer de la situation depuis Bagdad et ont accusé le gouvernement de chercher à museler la presse. "David Blunkett est très offensif lorsqu’il insinue que je sers de faire-valoir à Saddam Hussein", a rétorqué Ross Benson, envoyé spécial à Bagdad du Daily Mail qui a également déclaré : "Je suis à Bagdad pour dire non pas ce que les Irakiens me disent, mais pour raconter ce que je vois". (15h00GMT)


4.04 - Jacques Chirac a reçu l’épouse du cameraman français Fred Nerac

Le président français Jacques Chirac a reçu vendredi 4 avril Fabienne Nerac, l’épouse du cameraman français de la chaîne britannique ITN, disparu le 22 mars, dans le sud de l’Irak. Fabienne Nerac (photo) a assuré que cet entretien avait été "très constructif et positif". "Nous avons passé en revue les différentes organisations et autorités contactées et évoqué la stratégie qu’il faut continuer", a-t-elle dit. "J’espère que nous aurons rapidement des nouvelles de la part de Colin Powell". Le 25 mars, le président de la République française avait demandé que "le maximum soit fait pour s’informer de sa situation et retrouver" Fred Nerac. Fred Nerac, 43 ans, et son interprète libanais Hussein Osman, 28 ans, ont disparu lorsqu’une équipe de ITN a essuyé des tirs provenant apparemment des forces britanniques ou américaines près de Bassorah. Le correspondant britannique Terry Lloyd a été tué par ces tirs. (avec AFP, 15h30 GMT)

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4.04 - Disparition d’un cameraman français et d’un interprète libanais d’ITN : Powell promet une enquête

Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a promis jeudi d’aider l’épouse de Fred Nerac, cameraman français de la chaîne britannique ITN disparu en Irak le 22 mars, de faire la lumière sur cette disparition. " Je vous fais la promesse personnelle que nous travaillerons à découvrir ce qui s’est passé ", a déclaré M. Powell, interpellé jeudi à Bruxelles, lors d’une conférence de presse, par Fabienne Nerac.

Celle-ci, résidant dans la capitale belge, avait saisi l’occasion de son passage pour lancer au secrétaire d’Etat : " Mon mari est porté disparu depuis que vos forces ont tiré sur sa voiture ". Elle a déploré n’avoir pas la moindre nouvelle de la part des autorités américaines malgré ses interventions, appuyées par ITN et par le gouvernement français. Plus tôt dans la journée, Mme Nerac avait rendu publique une lettre de reproches qu’elle venait d’adresser au Président Bush, à Colin Powell, au secrétaire à la défense Donald Rumsfeld et au commandant des forces US en Irak Tommy Franks. " Je pense que vous avez peut-être la réponse à beaucoup de nos questions mais que vous ne nous en direz rien ", critiquait-elle.

Selon l’épouse du cameraman, l’équipe de télévision a été prise " en tenailles entre les forces irakiennes et les soldats américains et les Américains ont tiré sur les voitures mais sans voir ou sans vouloir voir les sigles TV et presse ". Le fait que l’équipe ait essuyé les tirs croisés des troupes irakiennes et américano-britanniques est confirmé par une enquête confiée par ITN à une entreprise de sécurité privée (AKE). Celle-ci a relevé des impacts de divers calibres et des angles de tirs différents sur deux véhicules calcinés ayant transporté le groupe. Fred Nérac, 43 ans, et l’interprète libanais du groupe, Hussein Osman, 28 ans, ont disparu tandis que le corps du journaliste britannique Terry Lloyd, 50 ans, qui était avec eux, a été retrouvé à l’hôpital de Bassorah (sud de l’Irak). Un autre cameraman de l’équipe, Daniel Demoustier, a réussi, lui, à s’échapper sain et sauf et a raconté avoir vu des ambulances irakiennes emmener des morts et des blessés. ITN, se basant sur l’enquête d’AKE, estime que Fred Nerac et Hussein Osman pourraient être dans la région de Bassorah, cachés, détenus ou blessés, ou bien morts et enterrés avec des victimes irakiennes. (11h00 GMT)


3.04 - Le Los Angeles Times licencie un photographe truqueur

Le Los Angeles Times, principal quotidien de la seconde ville des Etats-Unis, a indiqué mercredi avoir licencié Brian Walski, un de ses photographes couvrant la guerre en Irak qui avait truqué l’un de ses clichés. Le photographe a reconnu avoir utilisé son ordinateur pour combiner les éléments de deux clichés pris séparément afin d’améliorer la composition de l’image. Celle-ci montrait un soldat britannique conduisant des civils irakiens à l’abri pendant une fusillade. Plusieurs civils figurant à l’arrière-plan apparaissaient deux fois. La manipulation, découverte après publication, constitue une violation des règles du Times en matière de déontologie, précise le journal. (15h30 GMT)


3.04 - Washington finance une télévision irakienne d’opposition

Les Etats-Unis ont accordé une enveloppe de 4 millions de dollars à un important groupe d’opposants irakiens, le Congrès national irakien, afin qu’il puisse relancer depuis Londres les émissions par satellite de son programme "Télévision liberté", a indiqué mercredi un responsable du département d’Etat. Les émissions avaient été interrompues en mai dernier après le gel de subventions américaines approuvées en 2002 pour 7 millions de dollars mais jamais versées. Plusieurs sénateurs américains s’étaient adressés lundi dans une lettre au Président Bush pour lui demander de débloquer les fonds : "Nos troupes sont sur le terrain, des vies américaines sont en jeu. Nous devons les soutenir avec tous les moyens à notre disposition", ont écrit les parlementaires. (15h00 GMT)


3.04 - L’UER proteste contre les restrictions anglo-américaines imposées à la presse

L’Union européenne de radio-télévision (UER) a protesté mercredi à Genève contre les restrictions imposées aux médias, en particulier ceux de pays ne participant pas à la coalition militaire américano-britannique, souhaitant opérer de façon indépendante en Irak. "Des reporters et des équipes de cameramen qui ont risqué leur vie ont été détenus par les troupes britanniques et américaines (dans le sud du pays) et renvoyés au Koweït", selon un communiqué de l’organisation. En conséquence, ces journalistes ont dû opérer presque clandestinement et faire face à des risques plus élevés, a expliqué l’UER. (14h30 GMT)


3.04 - La TV irakienne interrompue 30 minutes dans la nuit

Les émissions de la télévision d’Etat irakienne ont été interrompues environ trente minutes dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite de nouveaux bombardements sur Bagdad. A cet instant, vers minuit (21h00 GMT), au moins cinq explosions ont été entendues dans la périphérie sud de la capitale, en même temps qu’étaient perçus le vrombissement d’avions et des tirs de la DCA irakienne. Le complexe abritant la télévision d’Etat a été la cible de bombardements américano-britanniques plusieurs fois depuis le début de la guerre, le 20 mars, et les émissions ont été souvent interrompues. (14h00 GMT)


3.04 - Un photojournaliste iranien victime d’une mine au Kurdistan irakien

Kaveh Golestan, journaliste reporter d’images qui travaillait pour la chaîne publique britannique BBC a été tué le 2 avril 2003 par l’explosion d’une mine à Kifri, dans le nord de l’Irak. D’origine iranienne, Kaveh Golestan, 52 ans, avait reçu le prix Pulitzer pour sa couverture de la révolution iranienne (1979) et du gazage de la population kurde à Halabja, où près de 5000 personnes ont été tuées par l’armée de Saddam Hussein en 1988. "Kaveh Golestan était un photojournaliste exceptionnel, qui avait travaillé à renforcer la liberté d’expression dans son Iran natal et ailleurs et était très connu de nombreux médias occidentaux", a déclaré le directeur de l’information de la BBC, Richard Sambrook. Fervent défenseur de la liberté d’expression, il avait réalisé en 1991 un film sur la censure en Iran pour une télévision italienne. Ce film lui avait valu de nombreuses interdictions de travail de la part du régime iranien.

Stuart Hughes, réalisateur pour la BBC, a été blessé au pied dans l’explosion de cette mine et emmené en ambulance à l’hôpital militaire américain de Soulemanyeh. Les deux autres membres de l’équipe, le journaliste Jim Muir et un interprète sont indemnes.

Kaveh Golestan est le troisième journaliste travaillant pour les médias britanniques mort en Irak depuis le déclenchement de la guerre le 20 mars 2003.(8h00 GMT)


3.04 - Viêt-nam et Russie : les autorités brocardent les censures américaines

"Avec ce qui se passe en Irak, on comprend mieux le caractère injuste des soi-disant bilans et rapports diffusés annuellement par Washington condamnant (...) des pays de tous les continents, notamment le Viêt-nam", martèle Do Phuong, journaliste et ancien membre du Comité central du Parti communiste vietnamien dans un éditorial publié le 1er avril dans un journal officiel. Alors que le département d’Etat américain vient de publier un rapport critique sur la situation de la liberté d’expression au Viêt-nam, la presse vietnamienne, complètement contrôlée par l’Etat, raille les actes de censure constatés depuis le déclenchement de la guerre. Un journaliste parle d’une "mauvaise pièce de théâtre" orchestrée par les médias américains. De même, le ministère de l’Information russe a rejeté, le 1er avril, le rapport du département d’Etat en soulignant que les critiques nord-américaines sont "particulièrement piquantes au regard de la diffusion biaisée des informations et des violations des droits des journalistes" dans la couverture de la guerre. (10h00 GMT)


2.04 - Libération de quatre journalistes emprisonnés à Bagdad

Quatre journalistes, parmi lesquels deux photographes indépendants et deux reporters du quotidien new-yorkais Newsday, ont recouvé la liberté hier après avoir été détenus pendant une semaine dans la prison d’Abou Ghreib, dans la périphérie de Bagdad.

Matthew McAllester, reporter de Newsday, et Moises Saman, photographe pour le même journal, ont pu joindre par téléphone leur rédaction vers 18h00 GMT en arrivant à la frontière jordano-irakienne, le 1er avril 2003. Ils étaient accompagnés de Johan Spanner, photographe indépendant danois, et Molly Bingham, photographe américaine free-lance, qui ont également été interrogés et emprisonnés à Bagdad pendant sept jours.

La rédaction de Newsday avait sollicité l’assistance de Ed Abington, ancien consul général américain à Jérusalem et actuellement conseiller pour l’Autorité palestinienne basé à Washington DC, pour faire libérer les journalistes accusés par les autorités irakiennes d’être des espions travaillant pour le compte de la CIA.

Ed Abington a déclaré que ce dénouement était en grande partie dû à l’intervention du président palestinien, qu’il avait joint par téléphone deux fois et qui avait accepté d’intervenir pour obtenir la libération des journalistes. Yasser Arafat avait demandé à l’un de ses anciens ambassadeurs en Irak de contacter le chef des services secrets militaires irakiens.

Selon le quotidien Newsday, Matthew McAllester et Moises Saman ont décrit une semaine cauchemardesque dans la prison de Abou Ghreib, même si aucun d’eux n’a été maltraité physiquement (14h00 GMT).


2.04 - La presse du Golfe hausse le ton sur la "tragédie" de la guerre

La presse du Golfe s’indigne mercredi du prix élevé payé par les civils irakiens dans l’offensive militaire contre le régime de Bagdad.

A Charjah, Al-Khaleej écrit : "On ne peut pas sauver un peuple en le tuant". "Chaque jour apporte son lot de crimes et de bavures", ajoute-t-il, comparant les regrets américains pour les pertes civiles à l’attitude de "l’assassin assistant aux funérailles de sa victime". A Abou Dhabi, Al-Ittihad demande d’"éviter aux civils les horreurs de la guerre". Pour Al-Bayane à Dubaï, "les Américains cherchent à terroriser les civils irakiens". Les quatre quotidiens des Emirats étalent des photos d’Irakiens pleurant leurs morts. "La guerre est une tragédie humaine qui se transforme en catastrophe lorsque, par une faute d’appréciation, elle conduit à un massacre de civils", souligne Al-Madina d’Arabie saoudite. Enfin, au Qatar, Al-Sharq et Al-Watan plaident pour la fin des hostilités, souhaitant voir les pays opposés à la guerre comme la France, la Russie et la Chine reprendre l’initiative. (14h30 GMT)


2.04 - Un tabloïd new-yorkais titre pour la première fois : "Carnage"

Le quotidien populaire new-yorkais Daily News a fait sa une mardi sur la mort en Irak de sept femmes et enfants tués par des soldats américains, avec pour titre en gros caractères : Carnage.

C’est la première fois qu’un organe de presse new-yorkais, et tout particulièrement la presse tabloïde plutôt favorable à l’entrée en guerre des Etats-Unis, choisit de faire sa une sur des victimes irakiennes, illustrée d’une photo sans rapport avec la fusillade de Najaf et montrant des visages de femmes et d’enfants en pleurs quittant la ville de Bassorah dans un camion. L’autre grand tabloïd new-yorkais, le New York Post, très conservateur, ouvre sur la saison de base-ball et la blessure d’un joueur vedette, rompant avec plusieurs semaines de gros titres consacrés à la crise due à la guerre irakienne. (14h00 GMT)


2.04 - Playboy soutient le moral des troupes US

Le magazine érotique Playboy a annoncé l’envoi aux soldats américains en Irak de photos de jeunes femmes, habillées pour ne pas heurter les alliés arabes de Washington. "Nous voulons donner aux gars de quoi faire fonctionner leur imagination", a commenté un porte-parole. Les soldats pourront envoyer un e-mail à leur modèle préféré qui renverra sa photo dédicacée. Le magazine avait lancé une opération simlilaire lors de la guerre en Afghanistan en 2001 et lors du premier conflit du Golfe en 1991. Les soldates, elles, reçoivent depuis plusieurs semaines des magazines Marie-Claire accompagnés d’échantillons de produits de beauté. (13h30 GMT)


2.04 - Une équipe TV de la BBC expulsée d’une province turque

Les autorités turques ont demandé lundi à une équipe de télévision de la BBC de quitter la province de Sirnak (sud-est de la Turquie), proche de la frontière avec l’Irak. Cette décision fait suite à la diffusion sur la BBC d’images d’installations et de convois militaires dans cette zone, selon un correspondant de la chaîne en Turquie. Le 29 mars, au motif d’avoir séjourné dans une zone militaire interdite, à majorité kurde, proche de la frontière syrienne, deux journalistes portugais avaient été interpellés, détenus quelques heures dans une prison militaire puis relâchés, mais leurs accréditations en Turquie avaient été confisquées. (13h00 GMT)


2.04 - Al-Jazira, site web le plus recherché sur Lycos

Al-Jazira, la chaîne d’info continue du Qatar, a été l’expression la plus recherchée sur le portail Lycos au cours de la dernière semaine de mars, devant "war in Irak" (guerre en Irak) et "prisoners of war" (prisonniers de guerre), selon le classement Lycos 50 publié mardi. Elle était classée 40e dans le précédent classement hebdomadaire. La chaîne qatarie a été la plus demandée lorsqu’elle a commencé à montrer les premières images de prisonniers de guerre américains, selon Terra Lycos (filiale du groupe de télécommunications espagnol Telefonica). (12h30 GMT)


2.04 - Un syndicat grec dénonce un muselage gouvernemental sur l’Irak

L’ESHEA, syndicat de journalistes grecs, a accusé mardi le gouvernement grec d’avoir cédé à des "pressions" américaines en organisant le rapatriement via la Syrie de seize journalistes et techniciens grecs couvrant depuis Bagdad le conflit en Irak (cinq autres journalistes grecs, selon Mega, l’une des principales chaînes télévisées à Athènes, ont préféré rester en Irak).
Le porte-parole du gouvernement grec et ministre de la Presse Christos Protopapas a déclaré que la seule "pression" à laquelle avait cédé le gouvernement était celle "du respect de la vie humaine et de l’intérêt pour les citoyens grecs". Le syndicat, qui dénonce dans un communiqué "la guerre injuste et illégale des Etats-Unis et de leurs alliés contre l’Irak", réclame la poursuite d’une "information objective, dans la mesure du possible, de la société grecque". (12h00 GMT)


2.04 - Un journaliste et un photographe australiens arrêtés à Bagdad

Un journaliste et un photographe du quotidien The Australian ont été arrêtés mardi par la police irakienne dans la région de Bassora et conduits à Bagdad dans l’attente d’une probable expulsion, a annoncé leur journal mercredi.

Peter Wilson et John Feder étaient retenus au Palestine, l’un des hôtels où sont hébergés les envoyés spéciaux. Les autorités irakiennes leur reprochent d’avoir violé les réglementations sur la présence des journalistes. Ils se déplaçaient par leurs propres moyens (en 4x4) et se trouvaient lundi dans le port irakien d’Oum Qasr (sud) où déjà la police militaire américaine et britannique les recherchait pour les chasser d’Irak. "Ils ne veulent pas de journalistes indépendants, ils veulent des journalistes incorporés" aux unités militaires, avait dit Peter Wilson à son journal.

Lundi, les autorités irakiennes avaient déjà arrêté et expulsé vers la Jordanie un autre journaliste australien travaillant pour le groupe News Ltd de Rupert Murdoch, Ian McPhedran, ainsi qu’un reporter sud-africain, Bonny Schoonakker. (11h30 GMT)


2.04 - Guerre-spectacle : danger pour la démocratie, selon Freimut Duve (OSCE)

Un haut responsable de l’OSCE a mis en garde les télévisions qui feraient de la couverture du conflit en Irak un " spectacle ", ceci risquant de limiter le débat public dans les démocraties sur le recours à la force.

Freimut Duve, ancien parlementaire allemand et premier représentant pour la liberté d’expression de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a critiqué en particulier, dans une interview à l’AFP, la couverture initiale du conflit par les chaînes américaine CNN et britannique BBC, reprochant à cette dernière d’avoir même accompagné de musique des images de guerre.

" La guerre est transformée en spectacle alors que nous entrons dans une phase historique. De ce fait, a-t-il dit, une grande partie de la population suit une guerre sans en comprendre la réalité. C’est dangereux pour les démocraties." (10h30 GMT)


2.04 - L’OSCE dénonce le bombardement de la télévision irakienne

Un haut responsable de l’OSCE a condamné mardi le bombardement de la télévision irakienne par l’aviation américaine, estimant que cela revenait à " s’attaquer aux médias ".

Freimut Duve, premier représentant pour la liberté d’expression de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, avait déjà dénoncé la destruction de la télévision yougoslave à Belgrade pendant la guerre du Kosovo en 1999. " Détruire la technologie des médias d’une dictature, c’est toujours combattre les médias ", dit-il dans une interview à l’AFP. M. Duve admet qu’il puisse y avoir des arguments pour " faire taire la propagande " mais, souligne-t-il, " il ya des techniciens, des cameramen qu’on ne peut pas qualifier de soldats ou de propagandistes et ils se font tuer ". Dans la même logique, poursuit-il, " on pourrait aussi bombarder les centres de distribution des journaux à Bagdad ". L’OSCE, dont le siège est à Vienne (Autriche), regroupe 53 Etats d’Europe et d’Asie centrale ainsi que les Etats-Unis et le Canada. (10h00 GMT)


1er.04 - Deux journalistes interpellés en Turquie

Alfredo Leite et José Manuel Rosendo, respectivement directeur adjoint du Jornal de Noticias et de la radio publique RDP, ont été interpellés, le 29 mars, par des agents en civil, dans le sud-est de la Turquie. Il était reproché aux deux journalistes d’avoir pénétré dans une zone militaire interdite, à majorité kurde, près de la frontière syrienne. Alfredo Leite a déclaré : "Nous avons fait un reportage dans un village kurde. A l’entrée du village, un soldat nous a laissé passer. Il n’y avait aucun panneau indiquant que nous étions dans une zone militaire interdite." Les deux hommes ont été détenus quelques heures dans une prison militaire à Cizre, puis relâchés. Cependant, leurs accréditations ont été confisquées. (17h45 GMT)


1er.04 - Caricatures "politiquement incorrectes"

Un célèbre caricaturiste syrien, Ali Farzat, a été vivement critiqué le 1er avril 2003 et pour la deuxième journée consécutive dans le quotidien gouvernemental Techrine en raison de ses dessins critiques à l’égard du président irakien Saddam Hussein. De nombreux lecteurs ont contacté le journal pour "dénoncer le fait que l’artiste Ali Farzat se soit moqué de l’armée irakienne héroïque et qu’il ait adopté le langage trompeur des Américains, qui vise l’Irak et son peuple ainsi que toute la nation arabe", indique le quotidien. Ali Farzat est le propiétaire et rédacteur en chef de l’hebdomadaire Addomari, le premier et unique journal satirique autorisé en Syrie depuis 1963. Addomari paraît, non sans quelques difficultés liées aux contraintes gouvernementales, depuis février 2001.(17h40 GMT)


1er.04 - Pluralisme de l’information au Pérou

Les chaînes péruviennes diffusent les informations des télévisions arabes, marquant ainsi une rupture avec leur tradition de "suivisme" des médias américains qu’elles considèrent comme "partiaux "et "dissimulant certains aspects du conflit". La chaîne America vient d’ailleurs d’engager une interprète arabe afin de traduire simultanément les journaux de la chaîne Al-Manar, télévision du mouvement chiite libanais Hezbollah. Al-Jazira, la chaîne qatarie, est quant à elle reprise par la chaîne péruvienne Frecuencia Latina. (17h35 GMT)


1er.04 - Les ciné-clubs de l’info

Depuis le déclenchement de la guerre en Irak, la population guinéenne, trop pauvre pour acheter des antennes paraboliques, s’est précipitée dans les nombreux ciné-clubs de Bissau afin de suivre les dernières éditions des chaînes internationales, qui ont supplanté les films indiens ou américains de série B. Sellou Diallo, exploitant d’un ciné-club déclare : "Depuis le début de cette guerre, j’ai doublé mon chiffre d’affaires surtout à 20h00 avec les journaux de TV5 et Canal France International (CFI)". (17h30 GMT)


1er.04 - Un sujet d’Al-Jazira censuré au Maroc

Les autorités marocaines n’ont pas autorisé Iqbal Ilhami, correspondante de la chaîne Al-Jazira, à transmettre, le 30 mars 2003, un reportage sur une manifestation contre la guerre à Rabat au cours de laquelle la journaliste avait interwiewé l’humoriste Ahmed Sanoussi, dit Bziz, interdit de télévision et de radio au Maroc depuis quinze ans. Alors qu’il existe un accord entre Al-Jazira et la RTM (radio-télévision marocaine), le sujet n’a pas été transmis par satellite au siège de la télévision à Doha (Qatar). Le ministre de la Communication, Nabil Benabdallah, a confirmé la censure à la journaliste et précisé : "Il faut que vous montriez plus de coopération avec nous en vue des événements que connaîtra le Maroc et que vous nous garantissiez qu’il n’y aura plus, dans l’avenir, des informations qui perturbent l’ordre public au Maroc". (15h30 GMT)


1er.04 - La Malaisie envoie des journalistes en Irak pour une couverture "objective"

Le gouvernement malaisien a décidé d’envoyer 30 journalistes en Irak pour ne plus dépendre de médias occidentaux qu’il accuse de parti pris.
"Nous ne voulons pas dépendre des médias étrangers car leurs informations ne sont pas fondées sur la neutralité", a dit le ministre des Affaires étrangères, Syed Hamid Albar qui aurait reçu des plaintes sur la couverture de la BBC et de CNN. Les journalistes de télévision, de presse écrite et de l’agence officielle Bernama, accompagnés de représentants de plusieurs ministères, seront pris en charge financièrement par le gouvernement de ce pays à majorité musulmane. Le groupe devait se rendre cette semaine à Damas, Amman, Doha et Koweït avant de tenter d’entrer en Irak. (15h00 GMT)


1er.04 - Un "correspondant de guerre" bidon

Les auditeurs de la radio d’Etat du Ngwane (ou Swaziland) ont perdu ce week-end leur correspondant de guerre à Bagdad ou supposé tel puisque celui-ci envoyait des reportages en direct de Mbabane, la capitale de ce petit Etat d’Afrique australe. Un député a mis fin à la supercherie en interpellant le ministre de l’Information au Parlement : "Pourquoi fait-on croire à la nation que cet homme risque sa vie en Irak alors qu’il est resté au pays et qu’il émet depuis un placard à balai ?" a demandé le parlementaire perspicace. Le ministre a ordonné une enquête. (14h30 GMT)


1er.04 - Peter Arnett licencié par NBC, un journaliste de Fox News expulsé

Le journaliste américain Peter Arnett, 68 ans, célèbre pour sa couverture de la première guerre du Golfe en 1991, a été licencié lundi par la chaîne américaine NBC pour avoir critiqué les stratèges américains, dans une interview donnée à la télévision irakienne.
Dans cette interview diffusée la veille, le journaliste déclarait notamment : "Le premier plan de guerre a échoué en raison de la résistance irakienne." "Manifestement, avait-il ajouté, les stratèges américains ont mal jugé la détermination des forces irakiennes."
Arnett avait déjà été licencié de CNN en 1998 pour son implication dans un reportage qui affirmait que les forces américaines avaient utilisé du gaz neurotoxique en pourchassant des déserteurs américains durant la guerre du Viêt-nam.
Lundi également, une autre vedette de la télévision américaine, Geraldo Riviera, de Fox News, a été expulsé d’Irak par l’armée américaine pour avoir révélé la localisation de l’unité militaire US dans laquelle il avait été embarqué. Une semaine plus tôt, un journaliste du Christian Science Monitor, Phil Smucker, qui ne faisait pas partie des 600 journalistes "incorporés" dans les troupes de la coalition, avait été reconduit à la frontière koweïtienne pour le même motif. (10h30 GMT)


1er.04 - Deux journalistes iraniens portent plainte contre Bush et Blair

Deux journalistes iraniens ont porté plainte contre George W. Bush et Tony Blair pour le bombardement du siège de la radio et de la télévision nationale irakiennes.
Ils ont déposé leur plainte auprès du tribunal de Neishabour (Iran) qui envisagerait de saisir la Cour internationale de La Haye. L’Iran a déclaré une "neutralité active" dans le conflit en Irak. (09h30 GMT)


1er.04 - Chine : un écrivain pro-américain censuré

L’écrivain à succès Yu Jie a affirmé à l’agence de presse Reuters être censuré en raison de ses positions pro-américaines, favorables à l’intervention en Irak. Selon lui, ses articles sont maintenant interdits dans la presse officielle. La pétition en faveur de la coalition anglo-américaine qu’il a lancée sur des sites Internet chinois a été retirée par les "censeurs" des forums de discussion. Par ailleurs, son dernier article, paru dans l’hebdomadaire libéral Ershiyi Shiji Huanqiu Baodao (Le Messager mondial du 21e siècle), a été tronqué de la seconde partie de son titre original : "La guerre en Irak et la suprématie des droits de l’homme." Depuis, cette publication a été temporairement fermée. En 2002, Yu avait déjà perdu son poste au sein d’une institution publique après avoir critiqué le contenu très anti-américain des livres scolaires chinois. (18h30 GMT)


31.03 - La télévision irakienne reprend ses émissions

La télévision irakienne a repris ses programmes lundi en fin de matinée après une interruption de dix heures provoquée par une frappe contre le ministère de l’Information à Bagdad, une des cibles privilégiées des bombardements de ces dernières nuits.
Dans le même temps, près de la moitié des Bagdadis sont privés de téléphone depuis la destruction de plusieurs centraux téléphoniques. (11h55 GMT)


31.03 - Un journaliste britannique se tue
au Kurdistan

Gaby Rado, 48 ans, envoyé spécial d’ITN (Independent Television News), a été retrouvé mort dans le parking de son hôtel à Sulaymaniya, dans la partie nord de l’Irak sous contrôle kurde. Selon ITN, des témoins ont assuré à la police avoir vu le journaliste monter, seul, sur le toit de l’hôtel, d’où il serait tombé accidentellement. Sa mort ne paraît pas avoir de lien direct avec le conflit en cours, la ligne de front se situant à 80 km à l’ouest de la ville.
Originaire de Hongrie, Gaby Rado avait reçu trois prix d’Amnesty International pour ses reportages en Afghanistan, en Bosnie ou au Kosovo. Il était père de deux enfants.
Il est le deuxième journaliste d’ITN à perdre la vie dans le conflit après Terry Lloyd, tué près de Bassorah.


31.03 - Chine : couverture discrète des manifs anti-guerre

Plusieurs journalistes étrangers ont été brièvement interpellés, le 30 mars 2003, alors qu’ils tentaient de couvrir à Pékin la première manifestation de Chinois contre la guerre en Irak.
Ce rassemblement interdit d’étudiants et de jeunes punks n’a pas été couvert par les médias chinois. Et une manifestation organisée le même jour devant l’ambassade des Etats-Unis par deux cents ressortissants étrangers résidant à Pékin n’a été rapportée que dans le quotidien officiel en anglais China Daily et le bihebdomadaire pékinois Shenghuo Shibao.


30.03 - Les journalistes italiens transférés par la police à Bagdad

Les médias respectifs des sept journalistes italiens arrêtés à Bassorah le 28 mars ont annoncé que ces derniers avaient été transférés par la police irakienne à Bagdad, où ils sont arrivés à l’hôtel Palestine en "bonne santé". Par ailleurs, seize journalistes et techniciens de différentes chaînes de télévision grecques ont quitté Bagdad vers la Syrie pour des raisons de sécurité, comme les y avait invités le gouvernement d’Athènes. (13h00 GMT)


30.03 - Un modèle de téléphone satellitaire interdit aux "incorporés"

Le commandement central nord-américain a annoncé, le 29 mars, que certaines unités combattantes avaient interdit aux journalistes "incorporés" d’utiliser les téléphones satellitaires de marque Thuraya, pour des "raisons de sécurité opérationnelle". Selon l’AFP, ces téléphones, fabriqués par un consortium basé aux Emirats arabes unis, transmettent la position GPS de l’utilisateur. A noter que les autorités de Bagdad interdisent également ce modèle de cellulaire aux envoyés spéciaux en Irak. (13.00 GMT)


29.03 - Une équipe de la chaîne Al-Arabiya redonne signe de vie

Trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Arabiya, dont on était sans nouvelles depuis une semaine, ont pu contacter leurs familles dans la soirée du 28 mars. Ils se trouveraient dans le sud de l’Irak avec des unités combattantes britanniques. Les trois hommes, deux Libanais et un Syrien, sont en bonne santé. (15h30 GMT)


29.03 - Un photoreporter danois porté disparu

Le quotidien danois Jyllands-Posten a déclaré, le 28 mars, être sans nouvelles depuis trois jours du photographe Johan Spanner qui couvre la guerre depuis Bagdad pour le journal. Il était entré en Irak avec un visa de touriste au sein d’un groupe de "boucliers humains" occidentaux. Le journaliste, âgé de 28 ans, aurait été arrêté le 25 mars dans la capitale irakienne par des membres des forces de sécurité. (15h30 GMT)


29.03 - Huit journalistes retrouvés à Bassorah

Sept journalistes italiens et un cameraman de la chaîne qatarie Al-Jazira portés disparus le 28 mars près de Bassorah ont été retrouvés sains et saufs, dans la matinée du 29 mars, par le correspondant d’Al-Jazira dans cette ville. Selon l’AFP, les reporters italiens auraient quitté la ville par le nord pour continuer leur route vers la capitale irakienne. Tandis que le cameraman, qui avait été pris sous le feu de soldats britanniques, a pu revenir dans la ville assiégée par les forces anglo-américaines.
La veille, le groupe de journalistes italiens appartenant à un convoi de cinq voitures de presse en provenance du Koweït était entré dans les faubourgs de Bassorah malgré les avertissements des soldats britanniques. Selon d’autres journalistes, ils auraient alors été interpellés par des Irakiens armés. (14h00 GMT)


29.03 - Le ministère de l’Information touché par des missiles

Des missiles Tomahawk ont frappé, le 29 mars, le ministère de l’Information à Bagdad. Selon l’Agence France-Presse, la structure de l’édifice est partiellement touchée. La majorité des antennes satellites des chaînes de télévision étrangères disposées sur le toit du ministère ont été endommagées par ces tirs nord-américains. Les bureaux de l’AFP ont été touchés. Les vitres du centre de presse, jouxtant le bâtiment, ont été soufflées. (13h00 GMT)


29.03 - "Les pires 48 heures de notre vie" : quatre journalistes détenus par la police militaire nord-américaine

Luis Castro et Victor Silva, respectivement journaliste et cameraman de la chaîne de télévision publique portugaise RTP, Dan Scemama, reporter de la télévision publique israélienne, et Boaz Bizmuth, journaliste du quotidien israélien Yediot Aharonot, ont été détenus pendant plus de deux jours par la police militaire nord-américaine près de Najaf (centre de l’Irak). Ils ont été arrêtés dans la nuit du 25 au 26 mars et relâchés le vendredi 28 mars, au Koweït. Les militaires nord-américains ont violemment interpellé les quatre journalistes dans la nuit après les avoir accusés d’être des "espions". Les deux journalistes israéliens ne disposaient pas d’accréditation pour se trouver dans cette zone. Les militaires ont enfermé les journalistes dans une jeep pendant près de 36 heures, avec interdiction de communiquer avec l’extérieur. Dan Scemama a déclaré sur les ondes de sa télévision avoir passé les "deux pires jours de sa vie". "Ils nous accusaient d’être des terroristes (...) malgré nos expliquations, ils ont pointé leurs armes pendant des heures sur nous", a affirmé le reporter israélien. Ils ont été libérés grâce à l’intervention d’un officier nord-américain qui a présenté des excuses pour cet incident.


28.03 - Bush irrité par la couverture
des médias américains

George W. Bush se montre quelque peu irrité de la couverture de la guerre par les médias américains et notamment de leur interrogation sur la longueur du conflit.
Sous le couvert de l’anonymat, des hauts fonctionnaires ont fait part de "la frustration" manifestée par le président américain face notamment aux articles accusant son administration d’avoir promis une guerre courte. Il considère les doutes exprimés sur un possible enlisement des forces anglo-américaines en Irak comme "bêtes et ne reposant pas sur des faits".
Le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer s’est fait l’écho, vendredi 28 mars, de cette amertume : "Il est en train de se reproduire ce qui s’est passé dans le cas de l’Afghanistan avec des personnes se demandant pourquoi la guerre n’est pas déjà terminée. Pour le président, cela prendra le temps qu’il faut" a-t-il déclaré dans son point de presse.
La presse américaine du jour se montrait critique sur la stratégie des Etats-Unis en Irak, alors que des responsables militaires ont eux-mêmes admis que le conflit sera sans doute plus long que prévu, et qu’il existe des divergences sur le déroulement de la campagne au sein même du commandement central américain (Centcom). (17h05 GMT)


28.03 - La Grèce offre le ticket de retour à ses journalistes

Le ministre grec de la Presse Christos Protopapas appelle les journalistes grecs présents à Bagdad à se faire rapatrier avec l’aide du gouvernement. "Nous craignons pour la vie des seize journalistes grecs qui couvrent les événements", a-t-il indiqué vendredi dans son point de presse quotidien. "Ils font un travail important et je les félicite pour cela, mais la vie compte avant tout".
M. Protopapas avait déjà lancé, à deux reprises, un appel aux journalistes à quitter Bagdad "pour leur sécurité" avant le déclenchement des hostilités, sans toutefois leur proposer des moyens pour les rapatrier. (14h30 GMT)


28.03 - Le Pentagone renvoie d’Irak un reporter

Un reporter travaillant pour le Christian Science Monitor et le Daily Telegraph a reçu du Pentagone l’ordre de quitter l’Irak pour avoir, selon les autorités militaires américaines, révélé les positions de l’unité de marines qu’il accompagnait au front, dans une interview télévisée sur CNN.
Philip Smucker, 41 ans, un journaliste américain basé au Caire, sera réaffecté dans la région, a annoncé le Christian Science Monitor dont le rédacteur en chef, Paul Van Slambrouck, assure que son collaborateur n’a rien divulgué qui ne l’avait déjà été dans différents médias britanniques et américains. (12h00 GMT).
"Smucker est un correspondant de guerre chevronné, écrit Van Slambrouck, qui comprend la gravité de telles situations et ne mettrait jamais en danger, en connaissance de cause, ni les troupes américaines, ni sa propre personne". De même source, Philip Smucker a été écarté des lignes de front par des marines, jeudi 27 mars, et ces derniers avaient la veille saisi son matériel.


28.03 - Actualités ou feuilleton : bagarre générale entre étudiants télespectateurs au Bengladesh

Une bagarre générale a opposé au Bengladesh des centaines d’étudiants, un groupe voulant suivre, au foyer de leur campus, les actualités sur la guerre, et l’autre un populaire feuilleton télévisé. La police est intervenue, jeudi soir, à la demande des autorités de l’université Rajshahi (230 km au nord-ouest de Dacca). Les affrontements ont fait une cinquantaine de blessés.
La population du Bengladesh, en majorité musulmane, est passionnée par les évènements d’Irak, au point que le gouvernement a appelé les médias à "traiter avec prudence" et équilibre les informations concernant le conflit. (11h40 GMT)


27.03 - Menace d’attentats à Prague contre Radio Free Iraq

Jiri Ruzek, directeur du service de la sécurité de l’Etat (BIS) tchèque, a déclaré au bureau de la BBC à Prague que des agents irakiens préparaient des attentats contre le siège praguois de Radio Free Europe/Radio Liberty, une station financée par l’administration américaine.
Leur objectif, estime-t-il, est d’empêcher la diffusion vers Bagdad des émissions en arabe de Radio Free Iraq. Ruzek a confirmé que le gouvernement tchèque avait expulsé cinq diplomates irakiens la semaine dernière, soupçonnés d’espionnage.
Sonia Winter, directrice du service médias de Radio Free Europe, assure toutefois "ne pas avoir reçu d’informations récentes" sur de telles menaces, dont la rumeur circule régulièrement depuis le lancement en 1998 des émissions destinées à l’Irak. (17h00 GMT)


27.03 - Bagdad expulse trois journalistes

Selon plusieurs envoyés spéciaux présents à Bagdad, trois journalistes étrangers ont été arrêtés à l’hôtel Palestine et expulsés en autobus en direction présumée de Damas. Il s’agit d’un reporter et d’un photographe du quotidien américain Newsday, Matt McAllester et Moises Saman, et d’une photographe indépendante, Molly Bingham.
Les autorités irakiennes leur reprocheraient de s’être introduits dans le pays avec de simples visas de tourisme, comme l’explique un journaliste italien contacté par RSF. (16h30 GMT)


27.03 - Une équipe de télévision arabe a disparu

La chaîne de télévision Al-Arabiya est sans nouvelles depuis six jours des trois membres d’une de ses équipes couvrant la guerre. Le journaliste Waël Awad, de nationalité syrienne, le cadreur Talal Faouzi Al-Masri et le technicien Ali Hassan Safa, tous deux libanais, étaient "incorporés" dans la 101e division aéroportée de l’armée américaine, rentrée en Irak à partir du Koweit dès le déclenchement de la guerre le 20 mars. Al-Arabiya, basée à Dubaï, a perdu contact avec eux au troisième jour du conflit, alors qu’ils se trouvaient entre Al-Zubair et Nassiriyah. Le Pentagone assure n’avoir pas enregistré de victimes parmi les journalistes dans ce secteur. (11h00 GMT)


27.03 - L’Unesco appelle au respect des droits des journalistes

Le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura, demande aux belligérants de "respecter les droits des journalistes" et de "garantir la libre circulation de l’information". Dans un communiqué publié le 27 mars par l’organisation, il exhorte "à tout faire pour éviter de prendre les médias pour cibles", et cite l’article 79 du Procotole additionnel aux Conventions de Genève, qui stipule que "les journalistes qui accomplissent des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé seront considérés comme des personnes civiles". (14h10 GMT)


27.03 - Colin Powell critique Al-Jazira

Colin Powell a critiqué mercredi la télévision qatarie Al-Jazira en l’accusant de manquer d’objectivité dans sa couverture de l’offensive américaine. Le chef de la diplomatie américaine estime que la chaîne arabe présente cette intervention de façon négative et exagère les succès militaires des Irakiens. "Je suis désolé que ce soit le cas mais c’est bien le cas", a encore déclaré Colin Powell, interviewé par la radio publique américaine (NPR) (10h45 GMT)


27.03 - Deux journalistes iraniens relâchés par les Irakiens

Le journaliste et le cadreur iraniens capturés lundi soir dans la région de Fao par les forces irakiennes après avoir passé clandestinement la frontière ont été libérés et remis aux autorités iraniennes mercredi après-midi, nous a indiqué le fils de l’un d’eux. Ils sont en route pour Téhéran.
Les deux hommes, travaillant pour des télévisions émiratie et libanaise, avaient franchi le Chatt al-Arab à bord d’une embarcation pour aller couvrir les combats dans Fao lorsqu’ils ont été interceptés. Les Irakiens les ont frappés et ont confisqué tout leur matériel. (09h30 GMT)


26.03 - L’Australie rappelle des journalistes

Les autorités de Canberra recommandent aux Australiens se trouvant dans le nord de l’Irak d’en repartir immédiatement, pour éviter d’être pris pour cibles par les forces de Saddam Hussein qui contrôlent encore la région. Ce rappel concerne 24 personnes, dont 13 journalistes, 7 militants pacifistes venus en "boucliers humains", et 4 expatriés. (15h GMT)


26.03 - Attaques "massives" contre le site d’Al-Jazira

Des pirates informatiques sont parvenus à bloquer depuis mardi matin le site internet d’Al-Jazira. Le site a été saturé par des "attaques massives", a expliqué à l’AFP son rédacteur en chef Abdel Aziz Al-Mahmoud, après la mise en ligne des images controversées de soldats américains tués dans les combats.
En revanche la chaîne de télévision se porte bien, accroissant de 10% ses abonnés (40 millions dans le monde). (13h GMT)


25.03 - La guerre en direct sur les écrans chinois

Pour la première fois dans l’histoire des médias publics chinois, le déclenchement d’un conflit international a été couvert en direct. Les médias d’Etat ont retransmis les premières frappes américaines sur l’Irak.
Depuis, les télévisions nationales CCTV1, CCTV4 et CCTV9 diffusent de nombreux reportages de leurs envoyés spéciaux en direct de la région du Golfe et des Nations unies. Les téléspectateurs chinois ont également la possibilité d’assister aux discours du président nord-américain George W. Bush et de découvrir des images de Bagdad bombardée, envoyées par la chaîne américaine CNN.
Les commentaires des journalistes reflètent la position du gouvernement, opposé à la guerre. Les principaux sites Internet d’information chinois diffusent de leur côté un grand nombre de dépêches, notamment de l’agence officielle Xinhua. Les forums de discussion sont remplis de milliers de commentaires, en majorité hostiles aux Etats-Unis.
Une centaine de journalistes chinois des grands médias tels le Quotidien du peuple ou la chaîne publique CCTV ont été dépêchés en Irak, en Turquie, au Qatar ou au Koweït. La Chine s’affranchit ainsi des médias occidentaux pour la couverture d’un conflit international. Selon Gao Wenxiang, directeur de l’école de journalisme de l’Université de Pékin, "la couverture chinoise de la guerre ne va certainement pas égaler celle des grands médias d’autres pays, déjà habitués à ce type de travail. Mais le fait d’être en compétition avec ces journalistes expérimentés sera sans aucun doute très bénéfique pour nos nouveaux correspondants".


25.03 - Bangladesh : prudence oblige dans les médias officiels

Depuis le 20 mars, le gouvernement de Dhaka a imposé aux médias publics des restrictions sur la couverture de la guerre en Irak. Les journalistes doivent "traiter avec prudence" les informations sur la guerre et les réactions au Bangladesh. Selon le quotidien Daily Star, le ministère des Affaires étrangères est intervenu, suite aux demandes répétées de l’ambassade nord-américaine à Dhaka, pour demander à la radio publique Bangladesh Betar, à la chaîne gouvernementale Bangladesh Television et à l’agence officielle Bangladesh Sangbad Sangstha (BSS) de "ne pas insister sur les positions en faveur de l’Irak et les manifestations anti-américaines" qui ont lieu dans le pays. (15h20 GMT)


25.03 - Un journaliste de CNN expulsé de Bagdad

Le 22 mars, le journaliste croate Robert Valdec a été expulsé par les autorités irakiennes après avoir commencé à travailler pour CNN. La chaîne américaine avait recruté ce correspondant du quotidien Jutarnji list et de la chaîne de la télévision CCN (Croatian Commercial Network), après l’expulsion de son équipe de la capitale irakienne. Escorté par des policiers, sous la menace d’une arme, depuis son hôtel jusqu’à la frontière jordanienne, il est arrivé sain et sauf à Amman. (15h15 GMT)


25.03 - Le Pentagone épargne la télé irakienne

Le maintien du contrôle des autorités irakiennes sur la radio et la télévision émettant à partir de Bagdad démontre-t-il "le contrôle total" par Saddam Hussein de l’appareil d’Etat, comme l’a assuré son vice-Premier ministre Tarek Aziz ? Faux, rétorque la porte-parole du Pentagone. Selon Victoria Clarke, les bombardiers américains n’auraient ignoré les locaux de la télévision que pour épargner des civils utilisés sur place comme boucliers humains. (14h00 GMT)


25.03 - Deux journalistes iraniens arrêtés par les Irakiens

Le reporter Ali Montazeri et le cadreur Abdolreza Abbasi, de nationalité iranienne et travaillant tous deux pour la chaîne satellitaire Dubai Television, ont été arrêtés par des Irakiens en civil, lundi 24 mars, aussitôt après avoir franchi la frontière iranienne à Arvand Kenar pour se rendre, côté irakien, dans la péninsule de al-Faw. Selon le fils de Montazeri, témoin de la scène, leurs ravisseurs seraient des agents de la sécurité irakienne. (avec AP) (13h30 GMT)


25.03 - Fabienne Nerac appelle Chirac à l’aide

Fabienne Nerac a demandé au président Jacques Chirac et à plusieurs personnalités françaises de l’aider à retrouver son mari, rapporte la chaîne de télévision britannique ITN. Fred Nerac, 43 ans, était cadreur dans l’équipe d’ITN dirigée par le reporter Terry Lloyd, tué le 22 mars dans une fusillade sur la route de Bassorah. Le cameraman est porté disparu, ainsi que l’interprète libanais du groupe, Hussein Osman, 28 ans. Mme Nerac estime que les autorités françaises peuvent obtenir des Irakiens l’autorisation de mener des recherches sur le terrain. Elle espère toujours que son mari est en vie.
"Le président de la République se tient au courant régulièrement et a demandé que le maximum soit fait pour s’informer de la situation et retrouver Fred Nerac", a déclaré l’Elysée.(12h15 GMT)


25.03 - Deux journalistes d’Al-Jazira frappés alors qu’ils couvraient une manifestation anti-américaine à Khartoum

Le 22 mars, Islam Salih, journaliste pour Al-Jazira et Mohammed el Hassan, son cameraman, ont été frappés par plusieurs policiers. Ils couvraient une manifestation d’étudiants qui protestaient, près de l’ambassade américaine, contre la guerre en Irak. (10h35 GMT)


25.03 - Des journalistes pris à partie par les forces de l’ordre au Caire

Lors de la répression des manifestations anti-guerre, au Caire, des 20, 21 et 22 mars, un cameraman travaillant pour la télévision d’Etat a été blessé, et sa caméra endommagée. Un cameraman de Al-Jazira a également été frappé par des policiers. Hossam El Hamalawy, un stringer du quotidien américain Los Angeles Times, a été arrêté par des policiers en civil puis relâché dix heures plus tard, après avoir dû s’engager par écrit à ne plus participer à "aucune émeute". Il avait été auparavant violemment frappé, à coups de bâton, par des membres des forces de l’ordre. (10h20 GMT)


25.03 - Les TV canadiennes non concernées par la Convention de Genève

La télévision canadienne privée CTV et la chaîne publique Radio Canada justifient la diffusion des images de militaires américains tués ou faits prisonniers au nom de "l’équilibre", puisque les Américains avaient de leur côté autorisé leurs équipes à filmer des prisonniers irakiens. Elles estiment ne pas avoir violé la Convention de Genève, soulignant que celle-ci ne s’applique qu’aux pays en conflit. (08h15 GMT)


24.03 - Deux journalistes d’Al-Jazira battus au Kurdistan

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazira a interrompu ses émissions vers 11h20 GMT pour annoncer que deux de ses journalistes avaient été interpellés et battus par des forces de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK). Les deux hommes, qui ont été relâchés peu après, venaient d’intervenir en direct à partir de Chamchamal, une agglomération située sur la ligne de démarcation entre le Kurdistan "autonome" et le reste de l’Irak.


24.03 - 500 journalistes bloqués en jordanie

Un demi-millier d’envoyés spéciaux de toutes nationalités sont bloqués depuis samedi 22 mars par des barrages de police à Roueiched, un petit village jordanien à une quarantaine de km de la frontière irakienne. Beaucoup de journalistes estiment qu’on veut leur cacher l’activité des forces spéciales américaines qui opéreraient à partir du royaume. Ils constatent une grande activité d’hélicoptères et d’avions à partir de l’aéroport local. Une équipe de CNN, qui avait filmé un atterrissage, a été reconduite à Amman par la police spéciale, et sa cassette confisquée.


24.03 - Certificat d’ "objectivité" à la presse saoudienne

Fouad Ben Abdul-Salam, le ministre saoudien de l’Information, invite ses concitoyens à "ignorer" les médias étrangers couvrant la guerre, qu’il a qualifiés de "tendancieux", pour s’informer de préférence auprès des médias du royaume, "où se reflètent la vérité et l’objectivité".


24.03 - Le choc des photos

La plupart des journaux britanniques publient lundi matin, en grand format, les photos des prisonniers de guerre américains, et la BBC rediffuse les images de la télévision qatarie Al-Jazira, après avoir annoncé dimanche soir qu’elle s’en abstiendrait. "Toujours anti-guerre ? Oui, et nous avons sacrément raison", titre le Daily Mirror, en commentant ces photos. Le gouvernement de Londres a estimé dimanche que la diffusion de telles images contrevenait à la Convention de Genève.


24.03 - Les journalistes israéliens interdits au Koweït

Le Koweït, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël, refuse l’accès de son territoire aux envoyés spéciaux des médias israéliens. Quelques journalistes israéliens disposant d’une double nationalité et accrédités par des médias internationaux, ont contourné l’interdiction. Caroline Glick, du Chicago Sun Times, a dû toutefois s’engager à ne rien publier dans le Jerusalem Post, du même groupe de presse. Le quotidien Haaretz, se refusant à utiliser des collaborateurs "camouflés", s’est vu refuser par le Koweït l’entrée de son envoyé spécial.


23.03 - Parapluie américain

Vingt-quatre journalistes ont été secourus par l’armée américaine et ramenés à l’abri dans la zone frontalière entre le Koweït et l’Irak. Les reporters, qui accompagnaient un convoi militaire, avaient été pris sous le feu dans la région de Umm Qasr.


23.03 - CNN indésirable

Quatre journalistes de CNN ont été expulsés de Bagdad vers Amman, en Jordanie. Un officiel irakien a estimé qu’ils étaient "pires que l’administration américaine". "Grotesque", a commenté l’un de ces envoyés spéciaux . C’est la troisième fois que des journalistes de CNN sont expulsés d’Irak depuis l’ouverture à Bagdad du bureau de la chaîne américaine en 1990.


23.03 - Paul Moran victime de représailles

Selon le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, l’attentat à la voiture piégée dont a été victime au Kurdistan irakien, le 22 mars, le cadreur Paul Moran, constitue une réaction de représailles aux bombardements américains perpétrées par un groupe extrémiste lié à Al-Qaïda. "Nous croyons savoir que l’auteur de l’attentat suicide venait d’une organisation islamique terroriste du nom d’Ansar al-Islam, active depuis un certain temps dans le nord de l’Irak", a-t-il ajouté. Des responsables de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) ont également mis en cause Ansar al-Islam.


22.03 - No man’s land médiatique en Turquie

L’armée turque interdit aux journalistes de s’approcher à moins de dix kilomètres de la frontière avec l’Irak.


21.03 - Pas de "Bagdad by night" pour les télévisions arabes

Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 mars, les reporters des chaînes arabes Al-Jazira, Al-Arabya et Abu Dhabi TV à Bagdad n’ont pas eu le droit de sortir de leurs bureaux. "Il n’y a que les pompiers, les ambulanciers, les militants du Baas armés et les militaires qui peuvent sortir la nuit", a déclaré l’un d’ entre eux.


21.03 - La Jordanie bloque les journalistes

Les journalistes ne sont plus autorisés à se rendre en Irak depuis la Jordanie. L’ambassade de Jordanie en France a confirmé vendredi matin que la région frontalière, où sont installés les campements prévus pour accueillir des réfugiés irakiens, avait été déclarée "zone fermée" aux envoyés spéciaux.


21.03 - Silence on tourne

Le premier briefing depuis l’ouverture des hostilités, prévu à 14 heures GMT au centre de presse du Commandement central (Centcom) au Qatar, a été annulé un quart d’heure avant l’heure à la demande des autorités militaires américaines. "Vous devez avoir un peu de patience et savoir que lorsqu’il y aura des informations à donner, nous les donnerons", a déclaré aux journalistes le porte-parole britannique du Centcom, le capitaine Frank Thorp.


20.03 - Les journalistes sous bonne escorte à Bagdad

Selon la chaîne d’information continue française LCI, les journalistes ne peuvent plus se déplacer librement à Bagdad. Certains ont ainsi été transportés en bus à travers la ville avec interdiction d’aborder les habitants ou de s’approcher des cibles bombardées. Des journalistes d’Associated Press et de CNN ont été escortés jusqu’à l’hôpital pour y rencontrer les premières victimes civiles des bombardements.


20.03 - Grève des visas au Koweit

Les délivrances de visas pour les journalistes de tous pays désireux de se rendre au Koweït sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.


20.03 - La retraite de Russie

Le ministère des Affaires étrangères à Moscou appelle les médias russes à évacuer tous leurs journalistes d’Irak pour raison de sécurité. Vingt-six journalistes russes se trouveraient actuellement en Irak.


20.03 - La retraite de France

Dans son point de presse quotidien, le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay a conseillé très fermement aux journalistes français "compte tenu des circonstances, compte tenu des risques, de quitter l’Irak sans tarder".


20.03 - "Black out" britannique

Un porte-parole du ministère de la Défense britannique a indiqué à l’Agence France-Presse que son gouvernement avait décidé un "black-out" sur toutes les opérations militaires anglo-américaines en Irak. Le ministère refusera systématiquement de confirmer les informations émanant des journalistes présents sur le terrain des opérations.


20.03 - "Black out" au Qatar

A Doha au Qatar, des centaines de journalistes du monde entier ont attendu en vain toute la journée un point de presse sur les opérations militaires, alors que le centre de presse, flambant neuf, se trouve à quelques dizaines de mètres du quartier général de l’armée américaine (Centcom).


19.03 - Les reporters turcs indésirables au Kurdistan

Le reporter de la chaîne d’information continue turque NTV posté à Zaho (Kurdistan irakien, zone autonome au nord de l’Irak), Nizammetin Kaplan, assure que des soldats kurdes l’ont forcé à quitter la ville, ainsi que son confrère Ibrahim Atesoglu et le correspondant de la chaîne TV8, Fuat Kozluklu. Le journaliste estime que les conditions de travail au nord de l’Irak se détériorent fortement.


19.03 - Saisie de satellitaires en Irak

Selon le correspondant à Bagdad de la chaîne d’information continue turque NTV, Yunus Sen, les autorités irakiennes auraient confisqué les téléphones satellitaires de plusieurs journalistes étrangers qui quittaient la capitale.


19.03 - CNN part à l’hôtel

CNN reste la seule chaîne américaine à disposer d’une équipe de journalistes à Bagdad après le départ des correspondants de CBS, évacués pour leur sécurité. et repositionnés en Jordanie. Mais comme la plupart des autres médias, CNN a quitté le ministère de l’Information irakien, considéré comme une cible potentielle, pour diffuser depuis un hôtel à Bagdad.


18.03 - Bush aux journalistes : "Quittez Bagdad !"

Dans son dernier discours télévisé, George W. Bush déclare que les journalistes présents en Irak doivent immédiatement quitter ce pays, alors que les Etats-Unis viennent d’imposer un ultimatum de 48 heures à Saddam Hussein et ses deux fils pour abandonner le pouvoir. Certains médias ont rappelé leurs journalistes, déjà en route pour la Jordanie, mais d’autres prévoient de maintenir leurs correspondants déjà sur place.


17.03 - ABC et NBC quittent Bagdad

Les chaînes américaines ABC et NBC ont demandé à leurs journalistes de quitter Bagdad en raison de bombardements américains imminents sur la ville. CNN et CBS maintiennent leurs équipes de reporters sur place.


13.03 - Les téléphones satellitaires sous contrôle

David Filipov du Boston Globe, a été expulsé d’Irak pour avoir utilisé un téléphone satellitaire afin d’envoyer un article à sa rédaction depuis sa chambre d’hôtel. Les journalistes ont pour consigne d’utiliser et de garder leurs téléphones satellitaires dans le centre de presse à Bagdad.


12.03 - Le "parler impropre" d’une journaliste espagnole

L’envoyée spéciale du journal espagnol La Razón, Teresa Bó, a été expulsée d’Irak. Les autorités lui reprochent d’avoir "improprement parlé" du gouvernement irakien et lui donnent douze heures pour quitter le pays.


9.03 - Bagdad expulse un journaliste "espion"

Accusé d’espionnage au profit d’Israël, le journaliste canadien Scott Taylor, correspondant de la chaîne de journaux canadiens Sun et directeur de la rédaction du magazine militaire Esprit de corps, a été expulsé d’Irak.


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